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Destruction - Infernal Overkill

Chronique

Destruction Infernal Overkill
L'EP Sentence Of Death en 1984 a directement propulsé Destruction sur le devant de la scène. Il faut dire qu'avec une sortie aussi extrême que mémorable, il restait peu de place à l'échec. Quelques mois après, les Teutons thrashers sortent la tape Bestial Invasion Of Hell avec notamment les morceaux "Antichrist" et "Tormentor". Deux titres qui apparaîtront sur le premier full-length du combo, Infernal Overkill, qui voit le jour en mai 1985 sur Steamhammer. Le logo classique, plus géométrique, fait son apparition et la tradition involontaire des pochettes ignobles est désormais lancée.

Quoique marqué par une spontanéité bestiale un peu immature (mais tellement jouissive!), Sentence Of Death faisait déjà preuve de personnalité et de musicalité. Infernal Overkill va enfoncer le clou. Moins extrême et fou-fou que l'EP (production plus polie notamment) mais beaucoup plus ambitieux, avec des morceaux plus longs et travaillés dépassant souvent les 5 minutes (plus de 7 pour le final "Black Death"!), le full-length va imposer le son Destruction et envoyer le groupe au panthéon du thrash. Car ce qui démarque nos Satanistes d'outre-Rhin des autres formations de l'époque, c'est bien leur propre vision du thrash metal, alliée a un sens de la composition hors-pair et une technique plus poussée que la moyenne. Grosse différence notamment au niveau des structures et des tempi. Destruction ne se cantonne pas au chuka-chuka incontournable du genre mais varie pas mal ses rythmiques, le batteur Tommy Sandmann étant loin d'être un manche, lui qui se permet des plans plus atypiques ("Death Trap" à 3'42, l'intro de "The Ritual"...), pour l'époque du moins. Jamais ultra rapide mais toujours entraînante, la musique du trio permanenté à perfs et clous est aussi connue pour les riffs légendaires de Mike Sifringer. Et là c'est vraiment la démonstration, la foire aux riffs qui tuent, qui te rendent fou et que tu n'oublieras jamais plus. Toujours bien thrashies (mordantes et agressives), les guitares ont aussi souvent ce petit quelque chose de mélodique qui fait toute la différence. "Invisible Force" et la belle variation mélodique du riff d'ouverture, "Death Trap" un peu partout, "The Ritual" à 0'39 en particulier, "Tormentor" (et oui Destruction a aussi son "Tormentor"!) entre deux passages rapides, le mid-tempo d'intro d'"Antichrist", l'ouverture de "Black Death" et le must du must, le riff principal de "Bestial Invasion", le meilleur titre de l'album et sans doute de toute la discographie des Allemands: je pourrais citer tous les titres et tous les riffs tant rien ou presque n'est à jeter ici. Quelques rares séquences légèrement moins passionnantes empêchent bien Destruction d'atteindre la note maximale mais sinon, n'est-ce pas là le signe des albums cultes? Le côté mélodique est renforcé par d'excellents soli de shredders. Destruction évite cependant la surenchère avec un seul plaisir onaniste par titre (sauf sur "Antichrist" où Mike s'en offre deux) mais assez long (parfois plus d'une minute). Un vrai bonheur!

Autre source de jouissance, la voix de Marcel "Schmier" Schirmer, plus utile que sa basse un peu délaissée par rapport à Sentence Of Death. Destruction ne serait en effet pas Destruction sans les vocaux écorchés et nasillards de l'Allemand (ce qui sera confirmé par la suite lorsque le bonhomme quittera le groupe qui tombera dans l'oubli). Son registre s'élargit ici avec quelques cris aigus à la Araya (intro d'"Invisible Force" surtout) tellement trippants et représentatifs d'une époque que j'en aurais aimé davantage. Le charisme vocal de Schmier n'empêche toutefois pas Destruction de s'essayer à un instrumental, "Thrash Attack". 3 minutes de démonstration riffesque jubilatoire!

Bon allez, on arrête de lécher le cul des Boches. On l'a bien compris, Infernal Overkill est un classique de chez classique indispensable à toute discographie de métalleux digne de ce nom. Le meilleur album de Destruction d'ailleurs car même si les Teutons fourniront encore quelques opus de qualité, jamais ils n'atteindront l'excellence de cet Infernal Overkill qui vaut bien tous les Kreator du monde pour moi. Hail Destruction!

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5 COMMENTAIRE(S)

AxGxB citer
AxGxB
24/05/2018 13:48
note: 9/10
Quelques années au compteur mais toujours particulièrement redoutable. Les rééditions de chez High Roller sont tombées à point !
cglaume citer
cglaume
29/07/2009 13:10
note: 9/10
Découvert il y a seulement qq années, cet album m'a mis une grosse claque - contrairement aux albums de thrash US que j'ai pu découvrir sur le tard. Y a bon !
Niktareum citer
Niktareum
27/07/2009 12:05
note: 9/10
Album culte en effet bourré de super plans, un des rares de Destruction sur lequel j'ai posé mes oreilles d'ailleurs.
Keyser citer
Keyser
27/07/2009 08:24
note: 9.5/10
von_yaourt a écrit : Ce groupe n'est jamais arrivé à la cheville de Kreator ou de Sodom, mais il reste très bon quand même !

Sur l'ensemble de leur carrière je suis d'accord mais pas sur cet album là pour moi Clin d'oeil
von_yaourt citer
von_yaourt
26/07/2009 23:50
Ce groupe n'est jamais arrivé à la cheville de Kreator ou de Sodom, mais il reste très bon quand même !

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Destruction
notes
Chroniqueur : 9.5/10
Lecteurs : (9)  8.83/10
Webzines : (7)  8.43/10

plus d'infos sur
Destruction
Destruction
Thrash metal - 1982 - Allemagne
  

tracklist
01.   Invincible Force  (04:20)
02.   Death Trap  (05:49)
03.   The Ritual  (05:11)
04.   Tormentor  (05:06)
05.   Bestial Invasion  (04:36)
06.   Thrash Attack  (02:56)
07.   Antichrist  (03:44)
08.   Black Death  (07:39)

Durée : 39:21

line up
parution
24 Mai 1985

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