chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
61 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Sun Of The Sleepless - To the Elements

Chronique

Sun Of The Sleepless To the Elements
Markus Stock, alias Ulf Theodor Schwadorf, n’a décidemment rien à envier à un Hugh Glass dans The Revenant. Non content d’avoir déjà déterré Empyrium il y’a 4 ans, c’est maintenant Sun of the Sleepless, son aventure black metal, qu’il ramène à la vie. Après seulement 2 EP et un split sortis entre 1999 et 2004, ce n’est qu’après la mort du projet et presque vingt ans d’existence que vient ce premier album, To the Elements.

Si Schwadorf ne s’annonce pas en nom propre, c’est pourtant de son parcours en solo dont il s’agit ici. Au point que l’homme a enregistré absolument tous les instruments et les vocaux de cet album, dans la plus pure tradition du loup solitaire multi-instrumentiste du black metal en quelque sorte. Et le metal noir développé sur cet album est assurément le fruit d’une longue maturation : plus mélodique, plus folk et surtout porteur d’une identité plus cohérente que les précédentes sorties, Schwadorf marche ici dans les traces du Ulver de Bergtatt, influence dont il ne s’est jamais caché. Mais réduire To the Elements à cette simple comparaison serait terriblement réducteur, tant son géniteur parvient à y imposer sa patte du début à la fin. Le soin et la délicatesse qu’il a toujours su insuffler dans son travail sont omniprésents ici, de même que son amour inébranlable pour la nature et ses charmes.

Cela se traduit concrètement par un black metal accessible sans pour autant rogner sur une certaine profondeur. Les guitares harmonisées et les chœurs sont nombreux, à l’instar d’un morceau introductif déclamant un extrait de la pièce La Tempête de Shakespeare dans un registre quasiment grégorien, et qui plonge tout naturellement l’auditeur dans l’ambiance du disque. Pour le côté black, les riffs évoquant dans le son et les couleurs un Darkthrone mélancolique (on notera une pochette rappelant la fameuse « Unholy Trinity ») fonctionnent à merveille sur des morceaux comme « Motions » ou « In the Realm of the Bark ». On notera de légères influences heavy comme nouveauté au détour de quelques riffs bien sentis, l’ouverture de « Where in my Chilhood Live a Witch » en tête. Pour ce qui est du chant, Schwadorf réalise un sans-faute que ça soit du côté des voix claires, magnifiques, ou des cris black, très convaincants. S’il se réapproprie avec facilité tous les éléments de compositions évoqués plus haut, c’est sans surprises pendant les passages acoustiques qu’on le sent le plus en confiance et pertinent, lui qui est passé depuis longtemps maître dans l’art de faire résonner les cordes sèches dans l’air. A ce titre les premières minutes de « The Owl » auraient pu figurer sur le célèbre Weiland, et l’interlude sylvestre « Forest Crown », très rafraichissant, nous replonge avec délice dans l’atmosphère d’un The Mantle d’Agalloch, aidé en cela par une production aussi irréprochable que naturelle.

Avec ce premier véritable effort en solo que personne n’attendait plus, Schwadorf pose un album constant dans sa qualité au sacrifice d’une durée assez courte (41 minutes seulement), pas vraiment original dans le style abordé, mais portant à chaque instant la marque reconnaissable entre mille de son talentueux créateur, doublée d’un charme poétique indéniable. En parlant de poésie, il ne nous reste plus qu’à laisser la plume de J.R.R Tolkien conclure cette chronique, comme elle conclut le final ultra-épique de la superbe « Phoenix Rise », moment fort du disque, et qui prend tout son sens ici :

"From ashes a fire shall be woken
A light from the shadows shall spring
Renewed shall be the blade that was broken
The crownless again shall be king"

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sun Of The Sleepless
Black Metal
2017 - Lupus Lounge
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (6)  7.57/10

plus d'infos sur
Sun Of The Sleepless
Sun Of The Sleepless
Black Metal - 1999 - Allemagne
  

vidéos
The Owl
The Owl
Sun Of The Sleepless

Extrait de "To the Elements"
  

tracklist
01.   The Burden
02.   Motions
03.   The Owl
04.   Where in My Childhood Lived a Witch
05.   Forest Crown
06.   In the Realm of the Bark
07.   Phoenix Rise

Durée : 41:15 minutes

parution
21 Juillet 2017

voir aussi
Sun Of The Sleepless / Nachtmahr
Sun Of The Sleepless / Nachtmahr
I (Split-CD)

2004 - Lupus Lounge
  

Essayez aussi
Chambre Froide
Chambre Froide
Rouges Chapelles (Démo)

2016 - Autoproduction
  
Antestor
Antestor
The Forsaken

2005 - Endtime Productions
  
Sacred Son
Sacred Son
Sacred Son

2017 - Tenebrae Sumus Records
  
Vinterland
Vinterland
Welcome My Last Chapter
(Wings Of Sorrow)

1996 - No Fashion Records
  
Aryman
Aryman
Czarne rytuały otchłani

2016 - Hass Weg Productions
  

Surprise de l'année
Gutted
Bleed For Us To Live
Lire la chronique
Trop Hard Pour Toi #3
Electric Shock + Mindless S...
Lire le live report
Black Metal : les noms de groupe (de merde)
Lire le podcast
Slaughterday
Abattoir (EP)
Lire la chronique
At The Gates
To Drink from the Night Itself
Lire la chronique
Spell of Dark
Journey into the Depths of ...
Lire la chronique
Cardiac Arrest
A Parallel Dimension Of Des...
Lire la chronique
The Body
I Have Fought Against It, B...
Lire la chronique
Drudkh / Paysage D'Hiver
Somewhere Sadness Wanders (...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 11 - Monsieur Steele et le bain d'acide.
Lire le podcast
Bloodbark
Bonebranches
Lire la chronique
Utzalu
The Loins Of Repentance
Lire la chronique
Cor Scorpii
Ruin
Lire la chronique
Chevalier
A Call To Arms (EP)
Lire la chronique
Valgrind
Blackest Horizon
Lire la chronique
Ennoven
Redemption
Lire la chronique
Orsak:oslo
Nordstan (EP)
Lire la chronique
Taphos
Come Ethereal Somberness
Lire la chronique
Brouillard
Brouillard
Lire la chronique
Aorlhac pour l'album "L'esprit des Vents"
Lire l'interview
Order Ov Riven Cathedrals
The Discontinuity's Interlude
Lire la chronique
Sakrifiss rencontre Noktu (Mortifera / Celestia / Bleu, blanc Satan...)
Lire l'interview
Wombbath
The Great Desolation
Lire la chronique
Blitzkrieg
Judge Not!
Lire la chronique
Amzera
Amzera (EP)
Lire la chronique
Gontyna Kry
Ignipoten
Lire la chronique
Cult Of Occult
Anti Life
Lire la chronique
Ulver
The Assassination of Julius...
Lire la chronique
Pryapisme
Epic Loon
Lire la chronique
NORTH OF THE WALL 2018
Abyssal + Bismuth + Bölzer ...
Lire le live report