chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
37 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Brouillard - Brouillard

Chronique

Brouillard Brouillard
J’ai chroniqué le deuxième album de BROUILLARD en 2016. Deux ans plus tard, le groupe revient et si ça peut vous rassurer, il est toujours aussi content de lui et du nom « brouillard ». Je rappelle que le musicien, pratiquement seul à bord, se nomme Brouillard. Que ses trois albums s’appellent tous Brouillard. Que les morceaux ont tous également ce nom de « Brouillard », et qu’il est donc impossible de savoir à quel album, et à quel morceau, on fait référence si l’on se lance dans une explication nominative. ‘Moi, ma chanson préférée de BROUILLARD, c’est « Brouillard », sur Brouillard’... Au moins ça permet d’être tous d’accord. ‘C’est pas vrai !? Moi aussi ! J’adore « Brouillard » ! De BROUILLARD ! Sur l’album Brouillard ! Ça alors, on est trop pareils !!!’. Le plus drôle, c’est lorsque le livret veut nous donner des précisions, comme sur ce nouvel opus qui déclare que Vahelya a posé son chant, lyrique, sur « Brouillard ». OUI, MAIS LEQUEL BORDEL, DE BROUILLARD ? Alors on est obligé de numéroter. On parle de « troisième piste du premier album », « première piste du deuxième album », « cinquième piste du troisième album ». Ah non, pas possible ça. Les albums de BROUILLARD ne contiennent pas cinq pistes. C’est quatre maximum. Trois sur le premier album, quatre sur les suivants. Et quatre « vrais » morceaux cette fois-ci. Sur le deuxième, le troisième « Brouillard » était instrumental. Pas de ça ici. Quatre vraies longues pistes, de 12, 18, 10 et 15 minutes.

La note de l’album, 8.5, est plus haute que celle du prédescesseur. Ce n’est pas grâce aux deux premières pistes, mais aux deux dernières. Elles valent 10/10. On va en parler dans un instant. Les deux premiers morceaux sont de bonne qualité, avec toujours ce black atmosphérique qui emprunte à DARKSPACE et BORGNE. C’est encore plus flagrant que par le passé, surtout sur la deuxième piste, avec une batterie folle, des riffs éthérés, de longues parties instrumentales qui créent des boucles hypnotiques. La maîtrise est évidente, les effets fonctionnent, le décollage est assuré. Mais il manque un quelque chose, ou plutôt, on n’arrive pas à atteindre un certain palier. La première piste à cause d’une partie centrale trop instrumentale qui nous fait révasser à autre chose, la deuxième parce qu’elle manque de passages véritablement bouleversants. Elles ont pourtant déjà les éléments qui vont rendre les deux suivantes parfaites, mais moins bien amenées, moins bien agencées : les vocaux rèches et des excès de mélancolie.

Alors que je citais DARKSPACE comme référence musicale, il ne faut pas oublier les liens avec SALE FREUX . des vocaux qui vous prennent par les pieds. Fini l'espace, on revient sur terre tout de suite, les pieds dans les marécages. Et ces vocaux ouvrent bien la première piste, mais ils restent par la suite plus en arrière. C'est le cas sur les deux premiers morceaux où l'on aurait aimé qu'ils aient un rôle plus important. C'est le cas sur la suite, et ça change beaucoup la donne. On trouve alors plus de personnalité dans des sensations plus douloureuses, plus sensitives, plus nostalgiques. D’autant que le troisième morceau ralentit le rythme. Il est excellent. Il sera suivi par de l'encore mieux. Un titre d’une intensité rare. Il la doit à des ajouts idéalement pensés. Il commence par des chants d’oiseau, vite relayés par le chant lyrique dont parlait le livret, accompagné de la guitare grésillante et torturée. La peine, la torture mentale, le doute... Beaucoup de sentiments viennent s’imposer à notre esprit. Et lorsqu’au bout de 2 minutes le titre s’emballe, c’est comme si nous essayions de gigoter pour oublier ces sentiments. Mais ils ne s’effacent jamais réellement, et des mélodies claires viennent réouvrir les plaies. Les trois minutes acoustiques entre la 7ème et la 10ème minutes sont aussi terrifiantes. Cette piste, elle est hantée, elle ne nous quitte plus.

Alors le troisième album de BROUILLARD m’a plus que convaincu. Il m’a marqué parce qu’il est venu parler à mon âme. Il est venu trifouiller dans mon cœur. Si les deux premières pistes avaient été aussi fortes que les deux dernières, je tenais un album traumatisant. Félicitations déjà parce qu’à chaque sortie je trouve du mieux, et là même de l’indispensable...

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Sulphur citer
Sulphur
11/06/2018 12:22
Sakrifiss a écrit : Le titre, c'est euuuuuh, "Brouillard", de BROUILLARD sur l'album Brouillard. Entre "Brouillard" et "Brouillard". Mais effectivement, c'est bel et bien le troisième album !
En fait c'était pour savoir si le titre en écoute faisait partie des deux premiers (donc bons mais pas exceptionnels) ou des deux derniers (indispensables).
Sakrifiss citer
Sakrifiss
11/06/2018 08:56
Le titre, c'est euuuuuh, "Brouillard", de BROUILLARD sur l'album Brouillard. Entre "Brouillard" et "Brouillard". Mais effectivement, c'est bel et bien le troisième album !
gulo gulo citer
gulo gulo
10/06/2018 17:41
Malkovich ?
Sulphur citer
Sulphur
10/06/2018 17:37
Dans la section "Ecoutez", tu proposes le titre "Brouillard"... mais c'est lequel ? C'est la première partie de la troisième piste du troisième album ?
En tout cas j'aime beaucoup, ça me branche et ça donne envie d'en écouter plus.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Brouillard
Black Metal
2018 - Transcendance
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  8/10

plus d'infos sur
Brouillard
Brouillard
Black Metal - 2013 - France
  

écoutez
tracklist
01.   Brouillard
02.   Brouillard
03.   Brouillard
04.   Brouillard

Durée : 56:12

line up
parution
15 Février 2018

voir aussi
Brouillard
Brouillard
Brouillard

2016 - Autoproduction
  

Essayez aussi
Gorgoroth
Gorgoroth
Under The Sign Of Hell

1997 - Malicious Records
  
Nécropole
Nécropole
Nécropole (Compil.)

2016 - Northern Heritage
  
Haemoth
Haemoth
In Nomine Odium

2011 - Debemur Morti Productions
  
Sargeist
Sargeist
Satanic Black Devotion

2003 - Moribund Records
  
Stav
Stav
Meditate To Kill

2012 - Chalice Of Blood Angel Productions
  

Bovary
Mes racines dans le desert ...
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 14 - The Great Northern Live Report
Lire le podcast
Gruesome
Fragments Of Psyche (EP)
Lire la chronique
Temple
Design In Creation
Lire la chronique
ΚΕΝΌΣ
Inner Rituals
Lire la chronique
Nuclear Assault
Game Over
Lire la chronique
Poésique - MoM chronique Death - The Sound of Perseverance
Lire le biographie
Ritual Necromancy
Disinterred Horror
Lire la chronique
FOREST FEST OPEN AIR
Antzaat + Anus Mundi + Aura...
Lire le live report
Mezzrow
Then Came The Killing
Lire la chronique
Circle Takes the Square
As the Roots Undo
Lire la chronique
Heptaedium
The Great Herald Of Misery
Lire la chronique
Serum Dreg
Lustful Vengeance
Lire la chronique
Vanhelga
Fredagsmys
Lire la chronique
Death Power
The Bogeyman Returns (Compil.)
Lire la chronique
Aura Noir
Aura Noire
Lire la chronique
Moonreich
Fugue
Lire la chronique
Megadeth
Lire le live report
Mortiferum
Altar Of Decay (Démo)
Lire la chronique
Être moins con : lire BLACK METAL
Lire le podcast
PPCM #0 - Chevauche le Grand Requin Blanc (Carcariass)
Lire le podcast
Legacy Of The Beast European Tour 2018
Iron Maiden + The Raven Age
Lire le live report
LE Canyon - Episode 13 - Dragon casqué
Lire le podcast
Sphæra
Teratology (EP)
Lire la chronique
Funeral Mist
Hekatomb
Lire la chronique
Obscura
Diluvium
Lire la chronique
Uniform / The Body
Mental Wounds not Healing (...
Lire la chronique
Soundgarden
Louder Than Love
Lire la chronique
Skogen
Skuggorna kallar
Lire la chronique
Ossuarium
Calcified Trophies Of Viole...
Lire la chronique