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Svart Crown - Les Terres Brûlées

Chronique

Svart Crown Les Terres Brûlées (EP)
S’il n’est jamais trop cité au sein des grands noms de l’extrême hexagonal SVART CROWN a pourtant toujours été dans le haut du panier, tout au long de ces cinq albums à la qualité constante et au style de plus en plus affiné. Ayant atteint son point d’orgue il y’a un peu plus de deux ans avec l’excellent « Wolves Among The Ashes » le combo continue pourtant d’avancer et livre ici le premier Ep de sa carrière, où l’on peut entendre le nouveau venu Rémi Serafino (HYRGAL, CRUSHER) derrière son kit. Comportant quatre nouveaux titres ainsi qu’une reprise de CONVERGE ce nouvel enregistrement marque aussi l’arrivée du groupe chez Les Acteurs de l’Ombre, qui va offrir au label de Loire-Atlantique un disque comme d’habitude à la hauteur du niveau proposé à chaque fois par JB Le Bail et ses complices. Pourtant il ne fait pas de doutes que ces vingt-six minutes de musique vont avoir une saveur particulière vu que l’on a appris il y’a quelques jours que cette livraison serait la dernière, son leader et compositeur ayant décidé de mettre fin à l’aventure après un ultime concert au Hellfest ce dimanche 26 juin. Du coup outre le sentiment d’être en présence d’une galette un peu spéciale on va prêter une oreille encore plus attentive à ce cru 2022 qui va faire regretter l’arrêt de l’activité du quatuor, même si l’on va se dire avec le recul qu’il le fait au sommet de son art (chose que nombre de musiciens seraient bien inspirés de faire au lieu de s’obstiner inutilement), et que de fait la pilule sera plus facile à avaler.

D’ailleurs il suffit d’écouter « Geoulah » qui ouvre les hostilités pour être totalement convaincu de la qualité intrinsèque proposée ici, tant ce morceau d’ouverture reprend avec brio toute la panoplie entendue sur les précédents long-format, où se mêlent de moments de tabassage intense à des parties lentes et rampantes à la noirceur exacerbée. Très classique dans sa façon d’être jouée cette plage offre tout autant du désespoir de par son long solo fluide et qui déchirent le ciel, que des moments de violence débridée où le frappeur se fait largement plaisir… histoire d’offrir une grande densité rythmique frontale et directe largement réussie et qui montre déjà un gros panel d’influences de l’entité. Cependant il s’agissait ici de la compo la plus directe et accessible car plus on va avancer dans l’écoute et plus l’écriture va se faire travaillée et surprenante, comme on va s’en apercevoir sur l’ambitieux et religieux « Les Terres Brûlées ». Offrant des ambiances occultes et des plans tribaux entre des breaks éthérés et une froideur totale cette composition va mettre en exergue une facette dévoilée sur les derniers disques en date où la brutalité est mise de côté au profit d’une brume massive, un point qui se retrouver sur la conclusion intitulée « An Open Heart ». Etouffante au possible celle-ci de par sa longue durée laisse le temps de pénétrer le cœur de l’auditeur, notamment via une douce introduction envoûtante et à rallonge où la reverb’ créée peut faire penser à un voyage dans l’espace où l’on est perdu dans le vide sidéral… avant que la pression ne s’intensifie progressivement (de par un côté rampant flagrant qui n’explose que lors de courts instants), montrant de fait un côté hypnotique et tempétueux particulièrement bien foutu.

Si la bande va revenir à une musique plus frontale sur « Digitalis Purpurea » qui mise sur le grand-écart pour plus de puissance, elle va aussi jouer sur une certaine pressurisation histoire de dévoiler une facette apocalyptique et désespérée portée par des riffs furieux et dissonants. Tout ça avant de s’attaquer à une version personnelle du « Dark Horse » de la formation à Jacob Bannon, présente initialement sur « Axe To Fall » publié en 2009. Si au niveau instrumental tout y est d’une fidélité sans bornes en revanche là où les sudistes ont fait dans l’originalité c’est en traduisant les paroles dans notre belle langue nationale, pour devenir du coup « Cavalier Noir » - et le rendu y est totalement convaincant même si l’intérêt de ce genre de choses est assez limité. Néanmoins la vitesse largement présente et l’entrain communicatif qui en ressort font largement oublier cela et possède tout ce qu’il faut pour faire remuer les nuques les plus solides, et ainsi confirmer le rendu ultra-efficace de ces adieux aux fans. Car une fois encore le professionnalisme de sa tête-pensante et de ses compagnons de route a fait mouche et cet ultime volet de leurs aventures trouvera facilement sa place parmi les autres, concluant ainsi dix-huit années fructueuses et sans faute de goût malgré les nombreux changements de personnel. Terminant ainsi son existence en haut de l’affiche la formation aura été un des fleurons du Metal Français, même si elle n’aura pas forcément été reconnue à sa juste valeur ni été la plus médiatisée… mais l’intégrité et la persévérance du chanteur-guitariste auront permis d’amener sa création vers des chemins de réussite qu’il n’aurait pas supposé au départ. Chapeau à lui pour le boulot accompli et on lui souhaite donc une bonne continuation, merci pour tout ce qu’il a réalisé et au plaisir de le retrouver bientôt dans un nouveau projet qui sera à n’en pas douter tout aussi intéressant que ce qu’il a conçu sous ce nom désormais à la retraite, mais qui restera pour longtemps dans les mémoires.

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Svart Crown
Blackened Death Metal
2022 - Les Acteurs de l'Ombre
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Svart Crown
Svart Crown
Blackened Death Metal - 2004 † 2022 - France
  

tracklist
01.   Geoulah
02.   Les Terres Brûlées
03.   Digitalis Purpurea
04.   Cavalier Noir (CONVERGE Cover)
05.   An Open Heart

Durée : 26 minutes

line up
parution
10 Juin 2022

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