Gjallarhorn's Wrath - The Silver Key
Chronique
Gjallarhorn's Wrath The Silver Key
La rentrée, c’est un moment important. Un moment où l’on commence quelque chose, même si c’est à nouveau le même recommencement. C’est tout de même un véritable début de « saison » scolaire, professionnelle, culturelle… Alors souvent, on a envie de bien commencer le mois de septembre, qui marque également le compte à rebours avant la fin de l’année. On espère alors découvrir de bons albums, qui nous accompagneront pendant que nous regarderons les feuilles tomber des arbres et sentirons les températures baisser progressivement. Des albums parfaits pour cela, il y en aura. Par contre, ce ne sera pas le cas de celui de GJALLARHORN'S WRATH.
Ce groupe est encore très récent, formé en 2023 autour de trois Espagnols et d’un Québécois. Les premiers sont Arash à la guitare, son vieux compagnon Lord Ashler à la basse, et Javi Iron à la batterie. Le dernier est Alex Caron, assigné au chant. Et que proposent-ils donc ? Du black metal symphonique comme on n’en fait plus — ou presque ! Et ils le font bien, comme on en faisait il y a vingt ans. Problème : nous ne sommes plus dans les années 2000, et ce ne sont pas ces compositions qui vont nous rendre nostalgiques…
Les hostilités commencent avec une minute très cinématographique : un passage au synthé sur lequel apparaît une grosse voix narrative. On est embarqué pour 47 minutes dans une attraction « black metal grand huit ». Plusieurs timbres pour les vocaux : certains sont nasillards, comme un Dani Filth ; d’autres plus gutturaux, comme… n’importe quel groupe du genre. Ils sont bien utilisés, et les variations fonctionnent. La musique, quant à elle, est fidèle à ce qu’on imaginait : une resucée trop banale des modèles du genre, avec des passages évoquant les vieux EMPEROR, d’autres lorgnant vers DIMMU BORGIR. On ressent aussi beaucoup d’inspirations venues du death metal, que ce soit dans certains vocaux ou dans les riffs plus lourds. Les synthés sont assez légers, mais aussi plutôt prévisibles, et quelques chœurs — masculins ou féminins — se font entendre à l’occasion.
Franchement, même si le résultat est honnête, c’est du déjà-entendu. La lassitude vient très rapidement. Il y a évidemment des passages qui sortent du lot — il faudrait être un génie pour être insipide tout au long de dix compositions — mais ils n’empêchent pas l’ennui. Résultat : cette sortie reste anecdotique au mieux, pénible au pire…
DONNEZ VOTRE AVIS
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
AJOUTER UN COMMENTAIRE
Par Sosthène
Par Sosthène
Par Cujo
Par Lestat
Par Lestat
Par Deathrash.
Par Krokodil
Par Sosthène
Par gulo gulo
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par gulo gulo
Par Niktareum
Par Jean-Clint
Par gulo gulo
Par isotaupe
Par isotaupe
Par Ikea