chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
121 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Thron - Vurias

Chronique

Thron Vurias
Ayant désormais pris l’habitude de revenir aux affaires tous les deux ans la formation de Forêt-Noire n’a cessé de gagner en régularité comme en qualité, tout en s’affranchissant progressivement un peu de son influence NECROPHOBIC qu’on a pu lui reprocher. Si elle conserve une base musicale du mythique combo suédois elle s’est progressivement détachée de celui-ci afin sans doute d’éviter un sentiment de copier-coller assez marqué, et finalement dommageable qui ne lui permettait pas d’exprimer tout son potentiel. Ayant clairement pris du galon avec l’excellent « Dust » le quintet a lui aussi gagné en stabilité vu que pour la première fois il enregistre deux disques de suite avec les mêmes membres, preuve donc que les choses vont pour le mieux en interne et qu’une vitesse de croisière a été trouvée. On ne sera donc pas surpris que ce cinquième opus reprenne en tous points ce qu’il a produit par le passé - et surtout du côté du prédécesseur de ce nouveau chapitre, car si l’on pourra comme d’habitude reprocher aux Allemands d’étirer inutilement leurs compos il faut bien reconnaître que cela passe néanmoins très facilement en étant immédiatement accrocheur... vu que l’on sait de suite où l’on met les pieds, histoire de ne pas être déphasé dès les premières notes.

C’est le cas de « The Serpent’s Path » qui propose d’entrée un panel classique et varié de ce qu’ils savent faire de mieux, entre violence incisive et passages lents rampants ponctués d’un solo aux accents mélodiques mais en total accord avec le contenu proposé... même si quelques relents atmosphériques et spatiaux vont apparaître au milieu de tout cela, cassant légèrement la dynamique mais restant néanmoins relativement discrets. Car comme on va le voir plus tard ces ambiances étrangères vont progressivement s’imposer de plus en plus, au détriment de l’attractivité globale qui va décliner doucement mais sûrement... mais pour l’instant on reste sur une vision basique mais redoutable comme le prouve le virulent et frontal « Astral Materia » aux trois parties distinctes, et où la brutalité s’impose aux deux extrémités pour laisser la lourdeur se faire entendre en son centre. C’est sans concessions et ça envoie le bousin tout en étant particulièrement propre et efficace, à l’instar de l’excellent « Hubris’ Crown » très court mais aussi remuant et épique en jouant habilement sur le mid-tempo et quelques accents Heavy hyper efficaces, mettant ainsi la violence un peu sur le côté pour laisser de la place aux relents guerriers avec l’envie immédiatement de headbanguer. Mais après cette triplette très agréable on va ressentir un vrai trou d’air via tout d’abord le laborieux et mitigé « A Paradox » qui ne va jamais décoller, la faute à des accents tribaux et cosmiques pas vraiment du meilleur goût (entre notes en réverb’ et durée excessive conjuguées à un rendu qui avait du potentiel mais qui a été mal mis en place). Cela sera un peu le cas aussi pour « Ungemach (Stilles Ende) » désespéré et atmosphérique où de doux arpèges mêlés à des relents jazz (et quelques notes d’orgue) viennent apparaître au milieu d’accélérations et de riffs dignes de l’entité de Joakim Sterner... et qui font mouche immédiatement. Mais cela ne sauve pas le rendu général qui a certes de bonnes intentions et quelques idées créatives mais ces dernières n’arrivent à s’agglomérer correctement pour être cohérentes, montrant ainsi les deux facettes de ses auteurs pour cette galette. Car ils essaient de nouvelles choses pour surprendre leur auditoire en ralentissant l’allure pour densifier une musique, et emmener l’esprit vers de nouvelles contrées mystérieuses et inexplorées loin dans le cosmos... mais pour un bilan chaotique et bancal.

Sans doute faudra-t-il à la bande persévérer dans cette veine à l’avenir (si cela arrive) en étant plus fluide et immédiat, au lieu de cela on décroche franchement en cours de route et c’est dommage car quand ça revient aux fondamentaux l’effet de plaisir est immédiat. Les équilibrés et frontaux « One Truth, One Light » / « Griefbearer » vont le prouver en étant particulièrement bons et aguicheurs en jouant les montagnes russes sur fond de tabassage intense, d’agressivité constante et de ralentissements pachydermiques. On aurait donc aimé que cela continue dans cette voie (même si on a le sentiment de recyclage permanent) vu que le barré « The Hunter And The Pray » va faire perdre le fil à ses auditeurs à vouloir trop en faire, car entre les cassures à foison et l’apparition de notes de trompette (certes agréable mais dont on ne voit pas l’intérêt) on décroche totalement des débats, d’autant plus que le bridage continu est propice à la somnolence. Et même si la conclusion (« The Metamorph’s Curse ») aux deux facettes opposées va faire retrouver un peu d’attention à tout le monde (même si c’est imparfait) on arrive au bout de cet enregistrement avec un drôle de sentiment celui d’un projet ambitieux mais inabouti, et qui à force d’avoir voulu pousser les choses trop loin tombe souvent à côté.

Dommage effectivement qu’on en arrive à cette conclusion car les efforts effectués méritaient un meilleur sort, au lieu de cela on a donc une réalisation imparfaite où des moments très réussis succèdent à d’autres presque ennuyeux... et réciproquement. Si on saluera donc le fait d’avoir osé et testé de nouvelles choses en revanche celles-ci devront être mieux en place dans le futur, au risque pour ses géniteurs de perdre en visibilité... ce qu’ils ont déjà du mal à avoir de façon générale. Sans être donc totalement un loupé ce nouveau cru est quand même une déception qui sait se mettre en valeur la moitié du temps... la meilleure, car pour le reste on oscillera entre envie rapide de zapper et décrochage de l’attention, et il faudra à ses créateurs se reprendre rapidement afin de savoir si cela n’est qu’un accident de parcours ou la fin du cycle qui n’annonce rien de transcendant pour plus tard, on verra bien !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Thron
Black/Death Metal
2025 - Listenable Records
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  8/10

plus d'infos sur
Thron
Thron
Black/Death Metal - 2015 - Allemagne
  

tracklist
01.   The Serpent‘s Path
02.   Astral Materia
03.   Hubris’ Crown
04.   A Paradox
05.   Ungemach (Stilles Ende)
06.   One Truth, One Light
07.   Griefbearer
08.   The Hunter And The Prey
09.   The Metamorph‘s Curse (Bonus Track)

Durée : 47 minutes

line up
parution
31 Octobre 2025

voir aussi
Thron
Thron
Pilgrim

2021 - Listenable Records
  
Thron
Thron
Abysmal

2018 - Listenable Records
  
Thron
Thron
Dust

2023 - Listenable Records
  

Essayez plutôt
The Spirit
The Spirit
Of Clarity And Galactic Structures

2022 - AOP Records
  
Atriarch
Atriarch
Forever The End

2011 - Seventh Rule Recordings
  
In Aeternum
In Aeternum
The Blasphemy Returns (EP)

2016 - Pulverised Records
  
Ævangelist
Ævangelist
Writhes in the Murk

2014 - Debemur Morti Productions
  
Sarcasm
Sarcasm
Esoteric Tales Of The Unserene

2019 - Chaos Records
  

Kirottu
Barren
Lire la chronique
Chaos Inception
Vengeance Evangel
Lire la chronique
Enthroned
Ashspawn
Lire la chronique
Filthcrawl / Peine Kapital
Split (Split-tape)
Lire la chronique
KEN Mode
Entrench
Lire la chronique
Dead Twilight
Endless Prophecy (Compil.)
Lire la chronique
Karévana
夜明けの空へ – To the Dawn Sky...
Lire la chronique
Collier d'Ombre
Autumnal Fortress
Lire la chronique
Caronte
Spiritus
Lire la chronique
The Body
All The Waters Of The Earth...
Lire la chronique
Various Artists
Judgment Night (Music From ...
Lire la chronique
Gloombound
Dreaming Delusion
Lire la chronique
Death Reich
Stockholm Syndrome (EP)
Lire la chronique
Downthesun
Downthesun
Lire la chronique
Werewolves
The Ugliest Of All
Lire la chronique
Cave In
Jupiter
Lire la chronique
Ælorn
Hindrance (EP)
Lire la chronique
Qrixkuor
The Womb Of The World
Lire la chronique
Growth
Industrial Necrocult
Lire la chronique
Testament
Para Bellum
Lire la chronique
Slaughterday
Terrified (EP)
Lire la chronique
16
Deep Cuts From Dark Clouds
Lire la chronique
Mortis Mutilati
Dead in Paris 2025 (Live)
Lire la chronique
Wivre
Wivre I
Lire la chronique
Big Business
Mind the Drift
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Blood Red Throne
Siltskin
Lire la chronique
Destruction Ritual
Providence
Lire la chronique
Lychgate
Precipice
Lire la chronique
Haimad
When Night Rode Across the ...
Lire la chronique