chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
233 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Shadowspawn - Cadaver Dogs

Chronique

Shadowspawn Cadaver Dogs
S’il y a de nombreuses formations qui arrêtent leurs activités après un seul et unique album de haut niveau (laissant donc au passage énormément de regrets), d’autres au contraire continuent de persévérer malgré des sorties ratées qui n’intéressent absolument personne, finissant ainsi par saturer une scène qui n’en a franchement pas besoin. C’est exactement cela que nous propose le combo de Copenhague qui malgré trois premiers opus allant du moyen au médiocre revient aujourd’hui avec un successeur dont on se serait volontiers passé, vu qu’on se doute qu’il y a de fortes chances que le rendu soit le même que pour ses prédécesseurs et ce malgré des changements en interne. Car évoluant désormais en quatuor après le départ du guitariste Oliver Ragnar Larsen et ayant aussi fait un retour au bercail via sa (re)signature chez les Polonais de Via Nocturna qui avaient déjà publié « Hope Lies Dormant » en 2017 (et dont le catalogue général n’a clairement rien de reluisant étant rempli de groupes de deuxième voire troisième division), on pouvait se dire qu’il y aurait un éclair visionnaire qui montrerait enfin quelque chose d’intéressant à écouter… cela sera hélas le contraire, vu que les gars continuent à proposer les mêmes plans éculés patauds, prévisibles et ennuyeux.

Et même s’ils lâchent ici un peu plus les chevaux qu’auparavant cela reste trop limité pour captiver au-delà d’une faible fan base d’acharnés et peu exigeants, d’autant plus avec cette production compressée froide et sans âme qui ne rend pas grâce aux compositions déjà relativement limitées. Car dès le départ on va avoir de quoi tirer la gueule vu qu’entre « Spiral Of Torment » et « The Apostate » tout est fait pour que l’on s’ennuie fermement, entre riffs patauds et inspiration limitée où l’ensemble montre rapidement ses limites tant c’est d’une prévisibilité à outrance. D’ailleurs on pourra dire la même chose du chiantissime « Dark Waters », qui malgré sa durée très courte et ses variations est bien trop plat pour captiver… à l’instar de « Eir To The Profane » où la vitesse est mise trop sur le côté au profit d’une rythmique lente d’une monotonie légendaire, et qui malgré quelques courtes accélérations n’arrive pas à redresser la barre. Pourtant au milieu de ce marasme ambient on va quand même trouver quelques petites choses sympathiques à noter, notamment les accents mélodiques et lumineux de « Devil’s Breath Retribution » qui amènent de la profondeur à un titre qui en avait bien besoin (et qui sans ça serait resté trop générique pour captiver), ou encore le côté remuant et entraînant de « Cadaver Dogs » amenant avec lui un léger dynamisme agréable ajouté à un solo fort réussi et lumineux, même si au final ça reste trop court pour espérer mieux.

D’ailleurs on pourra résumer de façon identique le dernier tiers de cette galette qui alterne le bien sans plus et le raté, car du côté des relatives bonnes choses on pourra citer « Requiem Of The Dispossessed » et « Hollow Gods » aux grands écarts réussis et où enfin on se surprend à un peu taper du pied car ça se montre assez cohérent de bout en bout. A contrario on passera outre « He Who Slept In Fire » aux légers accents syncopés mais surtout à côté de la plaque et à l’ensemble vite indigeste où l’on s’emmerde ferme… même si au final cette galette se finit de façon plus agréable avec le pêchu et énergique « Demonized And Blasphemous » qui sans sauter au plafond offre quelques moments de plaisir… mais qui sont hélas beaucoup trop rares, tant on a souvent la sensation que ça ne veut jamais se terminer.

Autant dire qu’avec tout cela on passe immédiatement à autre chose et on remettra illico ce disque dans sa boîte d’où il n’aurait jamais dû sortir, car on ne retient absolument rien une fois qu’on est arrivé au bout de ces quarante très longues minutes où l’encéphalogramme reste désespérément plat. Et même si c’est un soupçon meilleur que « Blasphemica » (ce qui n’était vraiment pas compliqué à la base…) ça reste encore beaucoup trop bas de gamme pour relever le niveau digne d’un troisième échelon musical, et sans espoir de promotion à l’étage supérieur. Désolé messieurs donc d’être direct mais parfois la vérité fait mal et doit être entendue, car franchement ici on ne peut que vous conseiller de passer à autre chose malgré une persévérance à saluer… mais c’est tout finalement ce qu’on aura à dire de positif car ça vaut à peine la moyenne, pas plus !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Niktareum citer
Niktareum
20/05/2026 10:57
Ca donne pas envie d'écouter (normal)... Dommage la pochette est très chouette.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Shadowspawn
Death/Thrash Metal
2026 - Via Nocturna
notes
Chroniqueur : 5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Shadowspawn
Shadowspawn
Death/Thrash Metal - 2012 - Danemark
  

tracklist
01.   Spiral Of Torment
02.   The Apostate
03.   Devil's Breath Retribution
04.   Dark Waters
05.   Eir To The Profane
06.   Cadaver Dogs
07.   Requiem Of The Dispossessed
08.   He Who Slept In Fire
09.   Hollow Gods
10.   Demonized And Blasphemous

Durée : 40 minutes

line up
parution
17 Février 2026

voir aussi
Shadowspawn
Shadowspawn
Blasphemica

2023 - Emanzipation Productions
  
Shadowspawn
Shadowspawn
The Biology Of Disbelief

2021 - Emanzipation Productions
  

Essayez plutôt
A House Cursed
A House Cursed
By Triage (EP)

2008 - Autoproduction
  
Infirmity
Infirmity
Descendants of Sodom

2019 - Lost Apparitions Records
  
Spit Your Hate
Spit Your Hate
United (EP)

2023 - Indépendant
  
Endless Chaos
Endless Chaos
Paths To Contentment

2017 - Autoproduction
  
Criminal
Criminal
No Gods No Masters

2004 - Metal Blade Records
  

Messalina
Golden Wounds (EP)
Lire la chronique
Gadget
Coerced (EP)
Lire la chronique
Coffret de bijoux
Lose Myself in You
Lire la chronique
Barren Canyon
A Virulent Steam
Lire la chronique
Ablation
Lethal Abuse (EP)
Lire la chronique
Xorsist
Aberrations
Lire la chronique
DGS
Delusional Grasp Of Sanity
Lire la chronique
Brånd
Tåg & Nåcht
Lire la chronique
Neurosis
An Undying Love For A Burni...
Lire la chronique
Converge
Hum Of Hurt
Lire la chronique
Anasarca
Achlys
Lire la chronique
Pisscorpse
Precipice of Death
Lire la chronique
Iron Maiden
Senjutsu
Lire la chronique
Dimmu Borgir
Grand Serpent Rising
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
The Uplift Mofo Party Plan
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
Pendrak
S/T
Lire la chronique
Eximperitus
Meritoriousness Of Equanimity
Lire la chronique
Purulent Remains
Abhorrent Putrefaction (EP)
Lire la chronique
Six Feet Under
Next To Die
Lire la chronique
Dauþuz
Todeswerk: Uranium II
Lire la chronique
Nidelgret
Trauerlärm
Lire la chronique
Prisonnier Du Temps
Prendre Le Pouvoir Par La F...
Lire la chronique
Evil Warriors
Evil Warriors
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
…Beginning Of The End
Lire la chronique
À Terre
Embrasser la nuit
Lire la chronique
Fake Dust
Decrepitizing Din Of The Ce...
Lire la chronique
Malhkebre
B.A.M.N.
Lire la chronique
Temple Of The Fuzz Witch / Seum
Conjuring (Split 12")
Lire la chronique
To the Lions Tour 2026
Himinbjorg + Putrefaction o...
Lire le live report