chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
228 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Vargrav - Dimension: Daemonium

Chronique

Vargrav Dimension: Daemonium
Que diriez-vous d’un soupçon de fraîcheur et d’obscurité après ces quelques jours passés à se liquéfier juste pour avoir mis ne serait-ce qu’un pied dehors ? Personnellement, je saurais m’en accommoder avec grand plaisir.

Paru le mois dernier sur Werewolf Records, Dimension: Daemonium est déjà le quatrième album de Vargrav. Contrairement à son prédécesseur qui avait vu l’entité passer d’un one-man band à une formation à quatre têtes, cette nouvelle offrande voit le groupe finlandais réduire ses effectifs à un simple duo, Ville Pallonen (guitare, basse, batterie, synthétiseurs) et Lauri Penttilä (chant) étant aujourd’hui les deux seuls membres restants encore à bord. Mais n’ayez crainte, V-KhaoZ ayant déjà tenu seul la baraque auparavant avec le succès qu’on lui connait, les raisons de s’inquiéter sont pour le moins minimes voire inexistantes... Moins réjouissante par contre, cette illustration un brin passe-partout et qui à vue d’oeil, même si je peux néanmoins me tromper, semble avoir été imaginée et composée à l’aide d’une quelconque intelligence artificielle (une supposition d’ailleurs entretenue par l’absence dans le livret d’une quelconque mention à un artiste en charge de l’artwork...).

Composé de seulement huit titres pour une durée d’environ quarante-deux minutes, Dimension: Daemonium choisit de réduire drastiquement la voilure en comparaison de son prédécesseur qui, pour rappel, avoisinait à quelques secondes prêt l’heure de jeu... Dénué presque totalement d’interludes et autres pistes instrumentales qui, bien que toutes très convaincantes, allongeaient en effet de plusieurs minutes la durée de The Nighthold, ce quatrième album revient à davantage de concision. Ayant beaucoup apprécié son prédécesseur en partie grâce à la présence de ces quelques compositions contribuant à l’atmosphère générale, je ne dirais pas qu’il s’agit nécessairement d’une bonne chose mais il faut bien reconnaitre qu’on se lance bien plus facilement dans l’écoute d’un album de quarante-deux minutes que d’un album de près d’une heure.

Fer de lance, parmi quelques autres, de ce renouveau du Black Metal symphonique initié il y a maintenant une bonne dizaine d’années déjà, ce serait évidemment être très mal avisé que d’espérer autre chose de la part de Vargrav qu’un Black Metal mené à grand renfort de claviers et autres orchestrations symphoniques. De fait, rien n’a vraiment changé du côté des Finlandais qui renouent effectivement sans grande surprise avec cette relecture grandiloquente et baroque d’un genre parfaitement codifié. Alors qu’écrire et raconter de bien nouveau au sujet d’une musique cousue de fil blanc dont les codes vieux de plus de trente ans continuent de régir le genre encore aujourd’hui ? Eh bien pas grand chose...
Le temps de compositions comprises entre quatre et six minutes (exception faite de "Intro (Thy Daemonium)" qui en sa qualité d’introduction choisit de ne pas s’éterniser outre-mesure), le duo finlandais développe une fois de plus son univers à l’aide de sonorités et d’ambiances cosmiques et dramatiques pas loin de fricoter avec les superproductions hollywoodiennes en matière de bande-son spatiale. Grosses nappes de synthétiseurs dispensées avec plus ou moins de discrétion (si la plupart servent à habiller chacune de ces huit nouvelles compositions, d’autres occupent davantage d’espace et se font nettement plus entendre), voix féminines et spectrales, sonorités mystérieuses et oniriques, cordes baroques synthétiques... Bref, en matière d’arrangements rien ne manque à ce quatrième album qui, même s’il en fait toujours beaucoup, parvient malgré tout à ne jamais franchir la ligne entre le tout à fait acceptable et le parfaitement ridicule. De la même manière, il n’y a aucune révolution à attendre de la part de Vargrav vis-à-vis de ses compositions construites peu ou prou sur le même modèle. Si les parties les plus soutenues menées à grands renforts de trémolos sombres et mélodiques et de blasts ininterrompus tiennent évidemment encore une fois le haut du pavé, les baisses de régime et autres variations dynamiques restent nombreuses et surtout systématiques afin naturellement de varier les plaisirs. Rien de bien nouveau donc dans ces constructions ni dans ces sonorités évoquant plus ou moins subtilement l’immensité et la noirceur de l’espace mais difficile de ne pas reconnaître à Vargrav un véritable savoir-faire qui rend l’écoute de ce nouvel album toujours très plaisante.

Cependant, et sans que je sache véritablement dire pourquoi, Dimension: Daemonium est probablement aujourd’hui l’album des Finlandais qui me transporte le moins. Encore une fois, tout y est extrêmement bien ficelé seulement les écoutes passent et je ne parviens toujours pas à m’emballer plus que de raison (ou plutôt tout autant que lors des sorties précédentes de la formation puisque mon appréciation de ce quatrième album demeure globalement (très) positive). Peut-être un manque de flamboyance tout au long de ces quarante-deux minutes face à une concurrence qui s’est largement manifestée ces dernières années (on pense à Silent Millenia, Warmoon Lord, Moonlight Sorcery, Stormkeep, The Chamberlain et j’en passe) qui rend l’écoute définitivement agréable mais tout de même un poil moins mémorable que par le passé ? Je ne sais pas. Oui, il y a probablement un petit peu de ça et comme je l’ai déjà dit, je n’arrive pas trop à me défaire de cette impression...

Fidèle à ce Black Metal symphonique qu’il a lui-même largement contribué à remettre au goût du jour, Vargrav offre avec Dimension: Daemonium un album solide et définitivement toujours au-dessus de la mêlée mais un album peut-être moins percutant que ses trois prédécesseurs. La raison de cette légère perte de vitesse m’est assez floue mais je ne vais pas inventer des justifications alors qu’il n’y en a pas vraiment... Bref, ceux qui n’en ont jamais assez trouveront amplement matière à se satisfaire de ce nouvel album qui, soyons francs, ne souffre d’aucun véritable défaut, d’autres comme moi pourraient trouver l’effort tout à fait honorable mais malgré tout un brin en deçà de ce à quoi la formation à géométrie variable nous avait alors jusque-là habitués.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
29/05/2026 12:09
note: 7.5/10
Ressenti général assez similaire au tien, l'album est très bon il n'y a pas de doute là-dessus mais moins marquant néanmoins du fait d'un côté fantasmagorique plus discret par rapport à son excellent prédécesseur. Ici tout est plus condensé ce qui n'est pas un mal mais il manque un brin de folie pour que ce soit plus mémorable tant ça donne un peu le sentiment d'être très scolaire sans avoir voulu trop en faire.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Vargrav
Black Metal
2026 - Werewolf Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Vargrav
Vargrav
Black Metal - 2011 - Finlande
  

tracklist
01.   Intro (Thy Daemonium)  (02:11)
02.   Ablaze Upon The Nocturnal Realms  (04:41)
03.   Moonfrost Storms  (06:25)
04.   Dragons Of Nightmare  (06:52)
05.   The Gates Of My Dimension  (05:37)
06.   Bleeding Galaxies  (04:48)
07.   Starlight Chalice  (05:11)
08.   Unveil The Enslavement Of Lunar Prophecies  (06:40)

Durée : 42:25

line up
parution
17 Avril 2026

voir aussi
Vargrav
Vargrav
Netherstorm

2017 - Werewolf Records
  
Vargrav
Vargrav
The Nighthold

2023 - Werewolf Records
  
Vargrav
Vargrav
Reign In Supreme Darkness

2019 - Werewolf Records
  

Essayez aussi
Necromantic Worship
Necromantic Worship
Rites Of Resurrection (Compil.)

2022 - Nuclear War Now! Productions / New Era Productions
  
Shadow's Mortuary
Shadow's Mortuary
Unohdettu Maa

2022 - Purity Through Fire
  
Infernal War
Infernal War
Axiom

2015 - Agonia Records
  
Three Eyes Of The Void
Three Eyes Of The Void
The Atheist

2023 - Folter Records
  
1349
1349
The Wolf & The King

2024 - Season Of Mist
  

Perverted Ceremony / Witchcraft
Nighermancie / Black Candle...
Lire la chronique
Sarcasm
Lifeforce Omnibound
Lire la chronique
Aldheorte
The Wild Divine
Lire la chronique
Horrifying
Dreadful Parasomnia
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
Let Pain Be Your Guide
Lire la chronique
Vide
Aux enfants des ruines
Lire la chronique
100 Demons
Embrace The Black Light
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Mourir
Nous, le venin
Lire la chronique
Rosenkreuz
Enter the Arena!
Lire la chronique
Buzzov•en
Sore
Lire la chronique
Conifère / Vespéral
À Double Tranchant (Split 7")
Lire la chronique
Scordatura
Led Into Oblivion
Lire la chronique
Ad Finem Omnia
Senectus Viae
Lire la chronique
Dopethrone
Demonsmoke
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Nirriti
Dhrupad Anutpada (ধ্রুপদ অন...
Lire la chronique
Coprolith
Putrescence
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Neglect
End It! (EP)
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
Lokabrenna
Acephalic Apocrypha (Démo)
Lire la chronique
Ichors Glaive
Jörmungandr (Démo)
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Dopethrone
Hochelaga
Lire la chronique
Tårfödd
Skyfall (EP)
Lire la chronique
Nedgravd
Ascension
Lire la chronique
Thorium
Suburban Rot
Lire la chronique