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Pendrak - S/T

Chronique

Pendrak S/T
Nous n’avons peut-être pas suffisamment mis en lumière la discographie de PENDRAK mais Lestat n’a pas lésiné question live report puisqu’il y en a eu trois rien qu’en 2024 : janvier, mai, septembre. Et qu’avons-nous appris de beau à la lecture de ces rutilants articles ? Que le passe-temps des Parisiens est de casser des bouches en mélangeant à peu près tout ce qui est susceptible de causer du tort aux tympans : grindcore au couteau, powerviolence de rue, baston hardcore, crust qui sent de sous les bras, le death metal étant un moindre ingrédient, finalement le moins douloureux pourrais-je dire, de ce S/T, deuxième LP après le lointain éponyme de 2018.

Ainsi, inutile de préciser que l’on a encore affaire à une furieuse bande de trépanés confis dans la bière premier prix. Moi, lorsque je lis que le batteur Boban Tomic est un ancien KORUM (entre 1999 et 2004 pour les deux premiers LP, puis le monde a été trop méchant au sujet du dernier Ockham’s Razor), j’ai des fourmis dans les membres et les voyants qui s’allument.

Je ne te dirai pas que le trio révolutionne le genre, surprend ou quoi que ce soit de cet ordre. C’est juste que les dix-neuf titres défoncent tout, sans discernement. Oublie la mignonne petite rondelle blanchie, le peeling pour que ça ait l’air propre quand ton partenaire t’écarte sauvagement les fesses, là y a des poils, de la guirlande, des bouloches de p.q., ça sent fort l’andouillette quand tu renifles tes doigts, comme un film de Ron Jeremy où il y aurait quelques Dirty Sanchez potaches. On aime bien, ça fait toujours rigoler… Bon, mes parallèles sexuels ne me sont absolument pas inspirés par la musique, elle n’officie pas dans le salace : c’est la street, le combat de chiens, la bagarre de poivrots (« J’veux pas Dead »), elle remue globalement tous les vices cachés des scènes extrêmes. Enfin, si je reste profondément convaincu que le bordel prend sa pleine ampleur sur scène, dans la moiteur des corps serrés d’une fosse, un album d’un tel calibre ne peut que confirmer que la scène grind hexagonale est au sommet de sa forme, gouailleuse comme jamais, purulente d’agressivité décomplexée, prête à fissurer n’importe quelle salle.

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4 COMMENTAIRE(S)

Val citer
Val
08/06/2026 11:31
Sosthène a écrit : Merci Val :-) J'ai mis à jour l'article avec ton info.
Merci !
Lestat citer
Lestat
08/06/2026 09:35
Très bon ce Pendrak !
Sosthène citer
Sosthène
07/06/2026 17:00
Merci Val :-) J'ai mis à jour l'article avec ton info.
Val citer
Val
07/06/2026 15:49
Merci Super chronique pour Pendrak. Je complète, le LP est aussi sorti sur Thrash records !

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Pendrak
Grindcore
2026 - Thrash Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Pendrak
Pendrak
Grindcore - 2015 - France
  

formats
  • Digital / 11/03/2026 - Indépendant
  • Vinyl / 11/03/2026 - Thrash Records

tracklist
01.   BROKE & HAPPY  (01:05)
02.   FÂCHEZ-VOUS COMME VOUS VOULEZ JE M’EN FOUS  (01:40)
03.   L'EFFONDREMENT  (01:35)
04.   MXSXFXEX (Feat Em Stef)  (01:15)
05.   MANKIND = SALE RACE  (01:35)
06.   J'VEUX PAS DEAD  (01:03)
07.   YOUR BUTTHOLE SUFFERS (BUT WHY?)  (01:12)
08.   TIP-TOE PHILOSOPHY  (02:39)
09.   NO LIBIDO  (01:20)
10.   STREET KOMBAT (Feat. Mathieu O.)  (01:45)
11.   THE CALL OF THE BLADDER  (01:39)
12.   TROTTIN'H8  (01:15)
13.   RIDER IN THE WALL  (02:11)
14.   NO BRAIN NO PAIN  (01:17)
15.   THE BALLAD OF FRANCKY V  (01:28)
16.   KEEP DA DICKHEADS OUT OF OUR SCENES  (01:09)
17.   UWE BOLLE VS. MICHAEL BAY  (01:17)
18.   PxCx PUNX FUCK OFF  (00:33)
19.   KAREN FROM THE SQUAT  (01:11)

Durée : 21:11

line up
parution
11 Mars 2026

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