chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
155 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Helloween - Rabbit Don't Come Easy

Chronique

Helloween Rabbit Don't Come Easy
S'il y a un groupe sur lequel je n'aurais pas misé un rouble en 2003, c'est bien HELLOWEEN. Au sortir d'un « The Dark Ride » plutôt bon mais synonyme de fin de cycle pour le line-up post « Chameleon » (Weikath/Deris/Grosskopf/Grapow/Kush), les deux derniers cités vont voir ailleurs si Jorn Lande s'y trouve au sein du groupe de heavy rock MASTERPLAN. Ejectés par un Michael Weikath désireux de reprendre les choses en main (en mettant sous l'éteignoir le côté fun des débuts au profit d'une approche plus sombre, plus moderne, HELLOWEEN a selon lui renié sa raison d'être), Uli Kush (ex-GAMMA RAY) et Roland « fils spirituel d'Yngwie Malmsteen » Grapow avaient tout de même marqué les citrouilles de leur empreinte, dans le bon sens pour l'un (les solis néoclassieux de Roland), dans le mauvais pour l'autre (Kush reste une des plus grosses quiches qu'il m'ait été donné d'entendre derrière un kit de batterie). Bref, après être retombé in extremis sur ses pattes après un « Chameleon » cataclysmique (avec un excellent « Better Than Raw » pour rappeler à tout le monde combien HELLOWEEN peut assurer quand il s'en donne les moyens), on craignait le pire pour la nouvelle décade ; pour ne rien arranger, le nouveau venu Mark Cross (METALIUM) doit plier bagages après avoir seulement enregistré deux morceaux, « Don't Stop Being Crazy » et « Listen To The Flies », la faute à une vilaine et tenace blessure au bras. Qu'à cela ne tienne : avec l'ex-FREEDOM CALL Sascha Gerstner et Mikkey Dee (MOTÖRHEAD) en special guest star, HELLOWEEN n'entend pas lâcher l'affaire pour autant.

Et ils ont eu raison les bougres! En revenant à un style beaucoup plus tranchant et direct, les allemands ont mis dans le mille et l'adjonction de nouveaux éléments a reboosté les anciens, chaque musicien mettant ici la main à la patte en matière de composition. Propulsées pour la première fois de leur carrière par un cogneur de fûts, un vrai (sorry Ingo, R.I.P.), les citrouilles pètent le feu sur des bijoux de heavy speed comme « Open Your Life », dont les twin guitars aguicheuses vous arracheront des frissons de plaisir dès les premières mesures, Deris reprenant le flambeau le temps d'un refrain ultra catchy et fédérateur. L'accélération lumineuse à mi parcours, orchestrations et solo compris? Présents mon camarade, même si c'est sur la spéciale de Weiki, « The Tune », que les guitaristes lâchent vraiment les chevaux. Un mid-speed très proche de « All Over The Nation » avec refrain sucré de rigueur, rythme enjoué et surenchère de leads à compter de 3:15. Comme on dit dans pareil cas, du bonheur en barre! Loin d'être en reste, l'inénarrable bassiste à la coupe de caniche Markus Grosskopf ne donne pas sa part au chien avec un « Listen To The Flies » bien rentre dans le lard, qui tape l'incruste dans la plupart des setlist du groupe sur scène depuis lors. Egalement à son crédit, l'aimable rouste de l'album, « Liar », co-écrite par un Sascha Gerstner qui n'a aucun mal à faire oublier son prédécesseur. Pleine de fougue et d'envie, la jeune recrue ne tarde pas à justifier son intégration dans l'institution speed metal en multipliant les morceaux de bravoure : duel homérique avec le branleur de manche (voire branleur tout court) maison sur « Liar » donc, apports remarquables sur « Open Your Life » et « Listen To The Flies », sans compter la plus value invisible sur album mais criante sur scène : pendant que Michael fume sa clope, devinez qui se coltine les solis?!?!

Si « Sun 4 The World » et « Never Be A Star » (avec son break plus 80's tu meurs) sont un peu lassantes sur la durée, « Rabbit Don't Come Easy » bénéficie dans l'ensemble d'un tracklisting très solide et varié, Andi Deris y allant de sa traditionnelle guimauve avec « Dont Stop Being Crazy ». Une superbe ballade aux accents Bowiens, astucieusement équilibrée entre refrains pleins d'emphase, piano et parties acoustiques. Dans un registre plus heavy, on savourera la noirceur toute relative d'une « Back Against The Wall » sur laquelle Mikkey Dee s'en donne à coeur joie, ainsi que sur une « Nothing To Say » bien moins anecdotique qu'il n'y paraît de prime abord. Ne vous fiez pas aux légères intonations reggae pour juger hâtivement cet excellent titre, qu'on se surprend à guetter au fil des écoutes une fois pleinement rassasié par les funny songs habituelles. Des paroles rigolardes, limite grasses de « Just A Little Sign » (sacré Andi!) à « Do You Feel Good », le contrat est largement rempli pour ce qui s'avère être une des meilleures productions du groupe toutes périodes confondues, avec « Better Than Raw », l'album éponyme et « Keeper Of The Seven Keys Pt.2 ».

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

7 COMMENTAIRE(S)

just gnu it citer
just gnu it
23/08/2009 17:47
note: 7.5/10
De très bons titres sur ce "rabbit...": open your life (un de mes préférés dans leur disco), liar, back against the wall, nothing to say. L'album est plus varié&coloré, moins lisse que son prédecesseur, "the dark ride", mais peut être aussi moins tubesque. Une bonne galette quoi.
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
15/08/2009 11:56
note: 8.5/10
von_yaourt a écrit : Et sinon moi je trouve "Push" excellent. Moqueur

Ah mais moi aussi! Malgré le batteur de merde Moqueur
von_yaourt citer
von_yaourt
14/08/2009 16:21
note: 6/10
J'avais pas vu le message de Dead mais j'ai fini le line-up quand même ! Clin d'oeil

Et sinon moi je trouve "Push" excellent. Moqueur
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
14/08/2009 16:18
note: 8.5/10
Encore merci Dead de finir le boulot pour moi!
Dead citer
Dead
14/08/2009 16:16
von_yaourt a écrit : Au fait, tu aurais pas oublié Mikkey Dee dans le line-up ?

Oui c'est moi qui l'ai renseigné mais tu peux t'en occuper ami laitier Sourire
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
14/08/2009 16:13
note: 8.5/10
Ben en ce qui concerne le line-up, c'est pas moi qui l'ai rentré, ma page plante donc oui, il manque Mikkey Dee mais aussi Mark Cross crédité sur deux titres. "Master Of The Rings" et "The Time Of The Oath"? Pas mal ouais, surtout "Time" mais un contenu parfois inégal je trouve. Et Uli Kush, comment dire, j'ai jamais pu blairer son jeu (il arrive à massacrer un titre génial comme "Push", faut le faire!) pas du tout adapté à Helloween. Du coup, je trouve le dernier batteur en date, Danny Loeble, bien plus en place. En ce qui concerne Gerstner, moi j'adore! Il trouve de bons riffs bien accrocheurs, ses solis sont excellents et son arrivée a re-dynamisée le groupe même si "Keeper 3" n'est pas vraiment une réussite. Et puis j'ai écouté ce "Rabbit" pendant plus de six mois à sa sortie donc forcément, pour moi, ça vaut une pure note!
von_yaourt citer
von_yaourt
14/08/2009 15:58
note: 6/10
Comme tu le sais je ne suis pas d'accord du tout avec toi. Avec Grapow et Kush Helloween avait le meilleur line-up de sa carrière et a sorti deux excellents albums (Master Of The Rings et The Time Of The Oath) avant de faire son véritable chef d'œuvre, bien devant les deux Keepers : j'ai nommé Better Than Raw.
The Dark Ride était pour moi un peu décevant mais comportait de très bons titres comme If I Could Fly ou Mr. Torture, contrairement à ce Rabbit Don't Come Easy qui comporte tout au plus trois morceaux agréables avec "Just A Little Sign", "Open Your Life" et "Don't Stop Being Crazy".

Franchement une déception pour moi, et après que je l'eus écouté à sortie, je ne l'ai plus ressorti qu'une fois tout les deux ou trois ans. Il faut aussi dire que je ne supporte pas Gerstner, moi au moins cet album reste meilleur que le chiant Keepers The Legacy et le merdique Gambling With The Devil.

Et dire que Kush est une quiche c'est gravement se fourvoyer son incroyable niveau de jeu, il n'y a qu'à écouter le dernier Mekong Delta pour s'en convaincre.

Au fait, tu aurais pas oublié Mikkey Dee dans le line-up ?

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Helloween
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (5)  6.3/10
Webzines : (15)  8.21/10

plus d'infos sur
Helloween
Helloween
Speed metal - 1983 - Allemagne
  

tracklist
01.   Just A Little Sign  (04:26)
02.   Open Your Life  (04:30)
03.   The Tune  (05:37)
04.   Never Be A Star  (04:12)
05.   Liar  (04:56)
06.   Sun 4 The World  (03:58)
07.   Don't Stop Being Crazy  (04:21)
08.   Do You Feel Good  (04:24)
09.   Hell Was Made In Heaven  (05:34)
10.   Back Against The Wall  (05:46)
11.   Listen To The Flies  (04:54)
12.   Nothing To Say  (08:35)

Durée : 65:32

line up
parution
12 Mai 2003

voir aussi
Helloween
Helloween
Pink Bubbles Go Ape

1991 - Essential Records
  
Helloween
Helloween
Walls of Jericho

1985 - Noise Records
  
Helloween
Helloween
7 Sinners

2010 - Sony Music
  
Helloween
Helloween
Helloween (EP)

1985 - Noise Records
  
Helloween
Helloween
Gambling With The Devil

2007 - SPV
  

Essayez aussi
Megadeth
Megadeth
Killing Is My Business...
(and Business Is Good!)

1985 - Combat Records
  
Ranger
Ranger
Speed & Violence

2016 - Spinefarm Records
  
Iron Angel
Iron Angel
Hellbound

2018 - Mighty Music
  
Ranger
Ranger
Shock Skull (EP)

2014 - Ektro Records
  

Monarque
Jusqu'à La Mort
Lire la chronique
Khnvm
Foretold Monuments of Flesh
Lire la chronique
Berzerker Legion
Obliterate The Weak
Lire la chronique
Nekro Drunkz
Terminal Perversion
Lire la chronique
Nyogthaeblisz
Abrahamic Godhead Besieged ...
Lire la chronique
Bilan 2019
Lire le bilan
Belore
Journey Through Mountains ...
Lire la chronique
Mephitic Corpse
Immense Thickening Vomit (D...
Lire la chronique
Depressed
Beyond The Putrid Fiction
Lire la chronique
Weakling
Dead as Dreams
Lire la chronique
Abigail Williams
Walk Beyond the Dark
Lire la chronique
Harm's Way
Posthuman
Lire la chronique
Sacrifizer
La Mort Triomphante (EP)
Lire la chronique
Impiety
Versus All Gods
Lire la chronique
Cult of Luna
A Dawn to Fear
Lire la chronique
Forlorn Citadel
Ashen Dirge of Kingslain
Lire la chronique
Moonreich
Wormgod (EP)
Lire la chronique
Municipal Waste
The Last Rager (EP)
Lire la chronique
Necrolatry
Dead And Buried (Démo)
Lire la chronique
Haunter
Sacramental Death Qualia
Lire la chronique
Shrine of Insanabilis
Vast Vortex Litanies
Lire la chronique
Finsterforst
Zerfall
Lire la chronique
Amyl And The Sniffers
Amyl And The Sniffers
Lire la chronique
SETH pour la sortie du live "Les Blessures De l'Âme : XX Ans De Blasphème"
Lire l'interview
Atriarch
Forever The End
Lire la chronique
Kawir
Adrasteia
Lire la chronique
Meth Drinker
Discography (Compil.)
Lire la chronique
PPCM #29 - Ces groupes "similaires à" que je préfère aux originaux
Lire le podcast
Dreadful Fate
Bringer Of Damnation (EP)
Lire la chronique
Vardan
The Wish of Weeping
Lire la chronique