chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
136 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Merauder - Master Killer

Chronique

Merauder Master Killer
Brooklyn, New-York. Nous sommes en 1995 et le Hardcore commence à intéresser les foules. A l'époque Madball est signé chez Roadrunner, Sick Of It All chez East West et Cro-Mags chez Century Media, qui à cette période commence à montrer un vif intérêt pour la scène Hardcore émergente de la deuxième moitié des année 90. Le label va alors porter son dévolu sur un jeune groupe du nom de Merauder et sortir ce qui constitue aujourd'hui un album majeur de la scène Hardcore.
Avant toute chose, un petit cours d'histoire s'impose. Merauder à vu le jour en 1990 à New York. Le groupe est alors composé de Minus (Voix), Rick Lopez (Basse), Sob (Guitare), Anthony (Guitare) et Vinnie (Batterie). En 1993, Merauder sort sa première demo. Celle-ci est particulièrement bien acceuillie au sein de l'underground new yorkais et réussie même à s'exporter en Europe. Le groupe semble alors bien lancé mais Minus décide pourtant de quitter le navire. Jorge Rosado du groupe Full Contact prend alors le relai et participe à un split 7" en compagnie de Stigmata, un autre groupe de la région de New York. En 1995, Merauder sortira son meilleur album à ce jour, l'excellent et incontournable Master Killer.

Je me souviens encore d'avoir vu la publicité pour cet album dans un numéro de Hard'n'Heavy Magazine. Les quelques extraits de chroniques qu'on pouvait lire étaient toutes unanimes quant à la qualité de cet album (en même temps le contraire aurait été synonyme de se tirer une balle dans le pied). Il ne m'aura pas fallu longtemps pour me rendre ensuite chez mon disquaire préféré de l'époque pour acheter ce disque qui aujourd'hui encore continue de tourner régulièrement. Pourtant ce n'était pas gagné d'avance. Car je me souviens aussi de ma première écoute. L'album débute par le morceau "Time Ends" qui est selon moi le morceau le plus faible de ce Master Killer. Et je me vois encore regretter mon achat. Il faut dire que le titre, sans être mauvais, manque un peu de pêche et surtout ne correspondait pas vraiment à ce dont j'avais l'habitude en matière de Hardcore. De même, le refrain n'a rien d'hyper catchy et n'invite pas forcément à mosher. Avec le temps, "Time Ends" est quand même une bonne entrée en matière. Rythme lent, riffs lourds et metalliques, ambiance pesante et voix bien massive. De quoi bien se préparer pour la suite.

Et quelle suite! Si à l'époque le premier titre m'avait fait l'effet d'une douche froide, je dois dire que "Life Is Pain" avait su me botter le cul comme il faut. Ce titre, hymne de toute une génération de Hardcore kids, est certainement l'un des plus efficaces de l'album. Ce riff d'intro suivit de cette basse vrombissante me donne encore des frissons aujourd'hui. Merauder y déploit alors tout son savoir faire en déroulant sur une rythmique mid tempo ses riffs metalliques froids et ses refrains implacables accompagnés de soli, certes pas très techniques, mais néanmoins efficaces.
S'en suivent une avalanche de titres imparables. De "Master Killer" à "Downfall Of Christ" en passant par "Fear Of Sin", "Besiege The Masses" ou encore "Crossfire", il n'y a strictement rien à jeter sur ce disque. Le groupe nous offre une leçon de Hardcore metallique comme on en a rarement vu, offrant ses lettres de noblesse au NYHC. C'est la punition à tous les niveaux. Ce mélange de Hardcore et de metal n'a jamais aussi bien fonctionné (sauf peut-être avec All Out War, Hatebreed ou Kickback). D'ailleurs Merauder ne cache pas ses influences avec Slayer et Sepultura en tête de lice.

L'ambiance qui se dégage de ce disque est tout aussi incroyable. A la manière d'un State Of The World Address ou d'un Set If Off, Master Killer renvoie toute la noirceur des bas fonds de New York à la gueule de l'auditeur. Que ce soit dans les paroles ou la musique, Merauder est un groupe qui vient de la rue et l'affirme fièrement. Ce côté urbain, noir, sale et malsain est présent tout au long de l'album, prenant l'auditeur littérallement à la gorge. Ambiance.

Le seul point noir concerne à mon avis la production qui n'est pas mauvaise mais aurait pu être meilleure, notamment concernant la batterie qui manque de puissance et se retrouve toujours un peu en retrait dans le mix général. Un point perfectible donc mais qui ne gêne en rien l'écoute de ce disque. D'autant que Master Killer semble passer l'épreuve du temps haut la main, ne souffrant d'aucune faiblesse, même quinze ans après sa sortie.

Véritable pierre angulaire du NYHC, Master Killer reste à ce jour l'un des meilleurs albums du genre. L'ayant découvert adolescent, je lui porte forcément une affection toute particulière dans la mesure ou il a contribué à mon apprentissage. Néanmoins, même aujourd'hui ce disque n'a pas à rougir de quoi que ce soit et se pose vraiment comme une référence. Malheureusement pour nous et pour Merauder, le reste de sa discographie ne sera pas au niveau de ce redoutable Master Killer. La faute à de nombreux changements de line-up, à des problèmes de label, à une mise en stand-by trop longue... Bref, pleins de paramètres qui font qu'aujourd'hui on ne retiendra que cet album. Mais quel album!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

KPM citer
KPM
11/10/2013 11:27
note: 9.5/10
Un classique du NYHC, pas besoin de le répéter mais toujours bon de s'en souvenir vu qu'il n'a pas vieilli en plus de 15 ans, même pour moi qui l'ai découvert cette année et le place bien au dessus de 90% de tout ce qui a pu sortir depuis.

Ce qui est très bon dans Master Killer c'est l'homogénéité des compositions qui se ressemblent et donne une grosse cohérence au disque, mais contrairement à beaucoup d'autres du style on ne se lasse jamais du riffing lourdaud grâce aux breaks et soli toujours bien placés.

Je mettrais un bémol concernant l'ambiance cependant, je ne lui trouve rien de malsain ou sale. Urbain absolument mais pas du côté crade du trottoir, plutôt de celui de la dureté et la froideur du bitume.

C'est marrant Time Ends m'avait plutôt fait l'effet inverse la première fois, avec son début mélodique puis ce gros gueulement sourd qui lance la sauce. Et le passage avant le solo avec son riff un peu syncopé...
Niktareum citer
Niktareum
08/06/2011 14:12
note: 9/10
Totalement d'accord avec ta chro AGB! Un classique parmi les classiques toujours aussi efficace qu'il y a 15 ans. D'ailleurs tout comme toi je me rappelle avoir tiqué à la première écoute de "Time Ends", mais la suite m'a mis à genoux! Headbang
Un énorme album que j'écoute encore aussi régulièrement!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Merauder
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (6)  8.08/10
Webzines : (8)  6.65/10

plus d'infos sur
Merauder
Merauder
Hardcore - Etats-Unis
  

vidéos
Master Killer
Master Killer
Merauder

Extrait de "Master Killer"
  

tracklist
01.   Time Ends
02.   Life Is Pain
03.   Mirror Shows Black
04.   Master Killer
05.   Downfall Of Christ
06.   Dead End Path
07.   Take By Force
08.   Fear Of Sin
09.   Besiege The Masses
10.   Crossfire

line up
voir aussi
Merauder
Merauder
Bluetality

2002 - Century Media Records
  
Merauder
Merauder
Five Deadly Venoms

1999 - Century Media Records
  

Essayez aussi
All Out War
All Out War
Truth In The Age Of Lies

1997 - Gain Ground
  
All Out War
All Out War
For Those Who Were Crucified

1998 - Victory Records
  
Raw Justice
Raw Justice
Artificial Peace (EP)

2014 - Straight & Alert
  
Rotting Out
Rotting Out
Street Prowl

2011 - 6131 Records
  
Defeater
Defeater
Empty Days & Sleepless Nights

2011 - Bridge Nine Records
  

Deteriorate
Rotting In Hell
Lire la chronique
Firespawn
Abominate
Lire la chronique
Overkill
The Wings Of War
Lire la chronique
Croc Noir
Mort
Lire la chronique
Monarch!
Sabbat Noir (Rééd.)
Lire la chronique
Barbarian
To No God Shall I Kneel
Lire la chronique
Flub
Flub
Lire la chronique
Griffon / Darkenhöld
Atra Musica (Split-CD)
Lire la chronique
Vircolac
Masque
Lire la chronique
This Gift Is A Curse
A Throne of Ash
Lire la chronique
Evohé
Deus Sive Natura
Lire la chronique
Dødheimsgard (DHG)
Satanic Art (Rééd.)
Lire la chronique
Possessed
Revelations Of Oblivion
Lire la chronique
Vein
Errorzone
Lire la chronique
Sargeist
Unbound
Lire la chronique
PPCM #18 - Possédé ou hors des tombes : le choix t'appartient !
Lire le podcast
Lice
Woe Betide You
Lire la chronique
Fetid
Steeping Corporeal Mess
Lire la chronique
Bewitcher
Under The Witching Cross
Lire la chronique
Nocturnus AD
Paradox
Lire la chronique
GOHRGONE pour l'album "In Oculis"
Lire l'interview
Idle Hands
Mana
Lire la chronique
Undergang / Gorephilia
Gorephilia / Undergang (Spl...
Lire la chronique
Towering
Obscuring Manifestation
Lire la chronique
Alice In Chains + Black Rebel Motorcycle Club
Lire le live report
Netherlands Deathfest IV
Lire le dossier
Peste Noire
Peste Noire - Split - Peste...
Lire la chronique
Gohrgone
In Oculis
Lire la chronique
K.F.R.
L'Enfer à sa source
Lire la chronique
Swarm
Division & Disharmony
Lire la chronique