chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
149 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

A Portrait of Flesh and Blood - Gallery of Sorrow

Chronique

A Portrait of Flesh and Blood Gallery of Sorrow
Si je me suis intéressé à A PORTRAIT OF FLESH AND BLOOD, ce n’est absolument pas grâce à son créateur. Je ne connaissais même pas Neil Andersen, l’Américain qui joue aussi dans A CURSED SPIRIT IN THE MIRROR et HOMOPHOBIC FECALPHELIAC. Je n’ai pas non plus écouté le premier album sorti en 2015, alors qu’il était encore le seul membre officiel, aidé uniquement d’un guitariste de session.

Si je me suis intéressé à A PORTRAIT OF FLESH AND BLOOD, c’est parce qu’il y a désormais un Japonais qui l’a rejoint, et pas n’importe qui puisqu’il s’agit de Yusuke Hasebe, celui-là même qui a sorti en 2018 une encyclopédie ultra complète sur le DSBM. C’est en japonais, mais bon, ceux qui veulent juste une sorte de dictionnaire du black metal suicidaire pourraient se contenter des pochettes des albums... Yusuke Hasebe est donc à la bases un véritable fan du style, et il s’amusait déjà à reproduire son genre favori tout seul, dans son projet NO POINT IN LIVING, qui fait de la concurrence à VARDAN en sortant album sur album, 11 en 2017 et 2018... Bref, sorti de nulle part, le Nippon est maintenant omniprésent dans sa scène, en tant que musicien et commentateur.

A PORTRAIT OF FLESH AND BLOOD ne regroupe pas que ces deux visages. Si Neil Andersen s’occupe des vocaux et Yusuke Hasebe des guitares, de la basse et de la batterie, c’est le célèbre Stefan Traunmüller qui est aux claviers. Et si le nom ne vous dit rien, sachez qu’il s’agit de Dreamlord, vénéré pour GOLDEN DAWN et également actif au sein de WALLACHIA, RAUHNÅCHT et THE NEGATIVE BIAS.

Un Américain, un Japonais, un Autrichien. On n’a pas seulement affaire à une formation internationale, mais véritablement intercontinentale ! Et la musique est elle aussi un beau mélange des genres. Au sein d’une même piste les ambiances peuvent varier et passer du dépressif au mélodique, du symphonique à l’atmosphérique. On va alors avoir des parties endiablées, bougrement rapides et envolées. On va avoir une batterie qui s’élance avec hargne, des guitares qui saturent, et des vocaux torturés, stridents au possible. Mais à côté de tout cela, on trouve également beaucoup de passages qui caressent l’âme, beaucoup de douceurs. Ce sera des parties au piano, des chœurs éthérés, des riffs envolés...

En fait, l’image qui s’impose est celle d’un paradis. Des paysages magnifiques, une couleur blanche prédominante et aveuglante. Mais ce paradis est touché par les flammes. Le feu s’est déclaré ici et là, et il est en train de brûler. C’est évidemment encore plus beau. Parce qu’on saisit que toute cette beauté est sur le point de disparaître, qu’elle est en sursis, qu’elle est fragile et en sursis.

L’album me laisse cette impression du début à la fin, malgré les énormes différences d’atmosphères d’un moment à l’autre. Je vais penser à FORGOTTEN TOMB ici, à HORNA là, à SHINING ailleurs. Sans que cela ne ressemble finalement totalement à l’un ou l’autre. Mais en tous cas on sent que les musiciens ont des tas d’idées, qu’ils ont certes emprunté à droite à gauche, mais qu’ils parviennent à mélanger délicieusement. Sans trop en dévoiler, il y a un break vers la fin de « Hopeless » où le chanteur nous balance d’une voix d’outre tombe : « Do it... Do it... Gnanannannnnnnn », on sent véritablement qu’il tient à ce qu’on passe à l’acte ! Et il est convaincant. Je me surprends toujours à sortir un cutter et à me retenir in extremis de m’en servir contre mon pauvre poignet innocent !

Du coup cet album est une bonne surprise, qui aurait eu un peu plus de points s’il n’y avait pas eu quelques parties trop poussives, trop répétitives. Car oui, comme sur « Lost », on trouve par moment le même riff employé avec un peu trop de générosité.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

seb niggurath citer
seb niggurath
15/09/2018 20:15
c'est nippon ni mauvais.... - je sors

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
A Portrait of Flesh and Blood
Black Metal Symphodépressif
2018 - Zero Dimensional Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
A Portrait of Flesh and Blood
A Portrait of Flesh and Blood
Black Metal Symphodépressif - 2015 - International
  

écoutez
tracklist
01.   I: Alone
02.   II: Anxiety
03.   III: Hopeless
04.   IV: Lost
05.   V: Sorrow
06.   VI: Hollow

Durée : 46:55

line up
parution
25 Mai 2018

Wolfkrieg
Wolvish Reign
Lire la chronique
Magic Circle
Departed Souls
Lire la chronique
Full Of Hell
Weeping Choir
Lire la chronique
Ataraxie + Dionysiaque + Mauvaise Foi
Lire le live report
Time Lurker / Cepheide
s/t (Split-CD)
Lire la chronique
Pissgrave
Posthumous Humiliation
Lire la chronique
Devin Townsend
Empath
Lire la chronique
Grimgotts
Dragons of the Ages
Lire la chronique
Fields of the Nephilim
Elizium
Lire la chronique
Vale Of Pnath
Accursed (EP)
Lire la chronique
Warkunt
Of Ruins And Agony
Lire la chronique
Vision-Conquest-Discipline European Conquest 2019
Doombringer + Mgla + Revenge
Lire le live report
Zaum
Divination
Lire la chronique
Indian Nightmare
Taking Back The Land
Lire la chronique
Moloth
Reconquista
Lire la chronique
Soundgarden
King Animal
Lire la chronique
Le Canyon - S2//Épisode 4 - Rétro-Satanisme et tartinage à l’Italienne
Lire le podcast
Coffin Rot
Coffin Rot (Démo)
Lire la chronique
Mondfinsternis
Galdrastafir
Lire la chronique
PPCM #16 - Top 5 du Thrash qui tache
Lire le podcast
Nightfog Descends
Promo Tape 2018 (Démo)
Lire la chronique
Metalhertz - S02E03 - Surveillez le ciel!
Lire le podcast
Void Of Silence
The Sky Over
Lire la chronique
Keys of Orthanc
Dush agh Golnauk
Lire la chronique
Godskill
The Gatherer Of Fear And Blood
Lire la chronique
BLACK METAL 1990-1994 : Le top 10 / Le pas-top 3
Lire le podcast
Totalitarian
Bloodlands (EP)
Lire la chronique
Malenuit
Incandescente (EP)
Lire la chronique
Kampfar
Ofidians Manifest
Lire la chronique
Murdryck
Födelsen
Lire la chronique