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Aoratos - Gods Without Name

Chronique

Aoratos Gods Without Name
Si l’on sait qu’AORATOS est un groupe créé par Naas Alcameth, il n’y a rien d’étonnant ou de déroutant dans le fait que cette nouvelle entité américaine fait du black brûlant, oppressant et lourd. « Qui est Naas Alcameth ? ». Tout simplement la tête pensante de NIGHTBRINGER, AKHLYS ou encore BESTIA ARCANA. Ce qui donne déjà une bonne idée de ce qu’on va trouver ici. Surtout qu’on imagine mal l’homme se lancer dans des ambiances différentes de d’habitude, lui qui évite toujours de faire toute concession.

Par contre, la curiosité était au rendez-vous concernant le contenu. Pourquoi avait-il besoin de s’exprimer à nouveau au travers d’un nouveau projet ? L’envie de s’isoler ? Pas vraiment puisque même s’il est le seul membre officiel, il y a des musiciens de session qui l’ont aidé. L’envie de changer d’équipe alors ? Non plus, on trouve à ses côtés Nox Corvus aux guitares, qui est son partenaire de longue date chez NIGHTBRINGER et BESTIA ARCANA. Et puis il y a aussi Menthor à la batterie, compère des mêmes groupes, qui a d’ailleurs le vent en poupe récemment puisque notre Portugais joue ou a joué pour LVCIFYRE, ENTHRONED, VOZ DE NENHUM… Du coup il n’y a que Chthonia qui soit le seul réel nouvel ami, et encore, il ne fait pas grand-chose puisqu’il est tout juste chargé de quelques vocaux…

Ce serait donc bel et bien d’un point de vue musical qu’AORATOS se distinguerait ? Eh bien, oui, mais sans que cela ne dénature le travail effectué jusqu’à maintenant par Naas Alcameth. On retrouve sa touche particulière, son talent pour créer une musique effroyable. Il est vraiment bon pour ça. Il arrive à malmener l’auditeur pendant 45 minutes en le plongeant dans des Ténèbres d’une chaleur suffocante. La voix est implacable, crachant continuellement son venin maléfique. Chaque phrase est un poison. Les instruments jouent eux aussi avec les nerfs. Ils agressent. La batterie est folle. Les guitares grésillent. Et les pistes ralentissent parfois comme si après charcuté sa victime de gestes rapides et violents, Naas avait envie de contempler son œuvre. Ces parties ne sont donc pas des bouffées d’air frais qui permettraient de souffler, mais au contraire l’occasion de faire quelques pas en arrière pour comprendre dans quel genre d’Enfer on a été attiré.

Gods Without Name est un album noir, démoniaque, sans issues. Il est la rencontre de NIGHTBRINGER avec les titres les plus sombres de BLUT AUS NORD et parfois la même impression de bourdonnement irritant de AOSOTH. Les morceaux sont courts, entre 4 et 7 minutes, mais ils sont reliés les uns aux autres de façon à ce qu’on ait l’impression d’écouter en fait une seule piste. On étouffe ainsi sous l’ambiance lourde et chargée, pour le meilleur et pour le pire. Car c’est bien là le but d’AORATOS : montrer la grandeur et le plaisir malsain de la cruauté, de la dévastation, de l’horreur...

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8 COMMENTAIRE(S)

gulo gulo citer
gulo gulo
21/07/2019 12:11
note: 8/10
Oui, enfin écouté pour la première fois en "vrai" ( = hifi, sans compression) y a deux jours le machin, qui attendait sagement dans la pile, et c'est encore plus gouffrique et cinématographique.
Sagamore citer
Sagamore
21/07/2019 10:28
note: 8/10
Découvert avec dix trains de retard et grâce à cette chronique, Gulo, tu résumes le truc à merveille :

gulo gulo a écrit :
Du black de manoir hanté et de noirs maléfices qui fait un très chouette pendant metal à Terra Tenebrosa.


J'y ai pensé tout le long de ma première écoute. C'est exactement comme si Cuckoo et ses collègues avaient décidé d'énerver le propos. Un très bon disque, j'en aurais bien repris d'ailleurs.
Sakrifiss citer
Sakrifiss
15/07/2019 12:56
note: 8/10
gulo gulo a écrit : Non mais j'aime beaucoup Nightbringer, hein.
Jusqu'à Hierophany (inclus).
Et tous les autres projets, me semble-t-il, ont émergé après.

Edit : je voulais mettre "sorti récemment", en plus, j'ai oublié comme un con.


Mais tout de même, je continue de surveiller les sorties de NIGHTBRINGER.
tasserholf citer
tasserholf
15/07/2019 11:47
note: 8/10
Encore une facette intéressante de Naas.
andreas_hansen citer
andreas_hansen
14/07/2019 23:48
note: 8/10
Une belle pépite, oui.
gulo gulo citer
gulo gulo
14/07/2019 14:23
note: 8/10
Non mais j'aime beaucoup Nightbringer, hein.
Jusqu'à Hierophany (inclus).
Et tous les autres projets, me semble-t-il, ont émergé après.

Edit : je voulais mettre "sorti récemment", en plus, j'ai oublié comme un con.
Sakrifiss citer
Sakrifiss
14/07/2019 14:13
note: 8/10
Non, ce qu'il avait sorti auparavant sous d'autres noms était déjà très réussi.

Ca veut dire quoi : "Non", rahahahaahah...

En plus c'est plutôt "oui" que "non" quand on compare les mots que tu as employés et la note que nous avons en commun ! Rahahaah.

Non.
gulo gulo citer
gulo gulo
14/07/2019 13:47
note: 8/10
Non, le plan sur lequel Aoratos se distingue de tout ce que machin a récemment sorti d'autre, c'est l'inspiration, la qualité, le pouvoir d'inspirer l'effroi, de faire vibrer.
Du black de manoir hanté et de noirs maléfices qui fait un très chouette pendant metal à Terra Tenebrosa.

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Aoratos
Black Metal Oppressant
2019 - Debemur Morti Productions
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (6)  8/10
Webzines : (6)  7.98/10

plus d'infos sur
Aoratos
Aoratos
Black Metal Oppressant - 2017 - Etats-Unis
  

écoutez
tracklist
01.   Parallax I
02.   Holy Mother of Terror
03.   Of Harvest, Scythe and Sickle Moon
04.   Gods Without Name
05.   Thresher
06.   The Watcher on the Threshold
07.   Prayer of Abjection
08.   Dread Spirit of the Place
09.   Parallax II

Durée : 44:46

parution
22 Mars 2019

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