chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
112 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Akasha - Canticles Of The Sepulchral Deity

Chronique

Akasha Canticles Of The Sepulchral Deity
Que ça me saoule ces labels qui jouent la carte de l’exclusivité avec des sorties limitées à 100 exemplaires (dans le meilleur des cas) pour ensuite montrer du doigt sur les réseaux sociaux ces rapaces capitalistes profitant de cette rareté parfaitement orchestrée afin de gonfler abusivement les prix. Si je ne pointe pas nécessairement du doigt le label dont il est question aujourd’hui, tout ce cirque commence tout de même à me sortir un peu par les yeux...
Sorti en mars dernier sur le label californien Grey Matter Productions, le premier album d’Akasha est aujourd’hui introuvable et cela depuis sa sortie ou presque (enfin sauf si vous êtes de ceux qui achètent des cassettes mais, personnellement, je ne mange pas de ce pain-là). Pourtant, il n’a jamais été question d’un quelconque repress. Dommage pour un album de ce calibre qui ne se trouvera désormais que sur Discogs à un prix défiant bien évidemment toute concurrence (tu la sens ma grosse ironie ?). Une stratégie incompréhensible au service d’une idéologie visant un certain élitisme. Les vrais reconnaissent vrais…

Formé par un certain Leech, Akasha est une one-man band américain dont l’histoire a débuté l’année dernière avec la sortie d’un premier EP baptisé Consuming The Soul. S’en est suivi un split avec son compatriote d’Unrest avant de se faire véritablement remarquer en début d’année grâce à la sortie d’un premier album intitulé Canticles Of The Sepulchral Deity. Pourquoi remarqué ? Et bien en grande partie (en tout cas en ce qui me concerne) grâce à cet artwork signé des mains de Jef Stuart Whitehead aka Wrest de Leviathan. Son trait, inimitable, n’a pas donc pas manqué d’attiser ma curiosité, me poussant à télécharger illégalement (bien entendu) les dix titres de ce premier album.

Bouclé en un peu plus de quarante minutes et auréolé d’une production particulièrement abrasive, Canticles Of The Sepulchral Deity verse du côté d’un Black Metal particulièrement frontal. Pourtant les morceaux proposés ici par Akasha ne sont pas spécialement courts mais il s’en dégage néanmoins une véritable frénésie. Bien sûr, cette production rugueuse, tout en grain et en saturation, participe pour beaucoup à cette impression mais pas seulement. En effet, Leech va insuffler une espèce d’énergie Punk/Hardcore à ses compositions que ce soit à travers certains patterns de batterie (très probablement synthétique) au groove puant le bitume ("Akasha (Canticles Of The Sepulchral Deity)" à 1:32, "Enthroned In Catacombs" à 1:01, "Opposing The Firmament" à 0:24, "Worship At The Threshold Of Her Womb" à 2:32) ou bien à l’aide de riffs secs et décharnés (ces nombreuses petites dissonances dispensées tout au long de l’album, les premiers riffs en spirales de "She Who Runs With Wolves" et de "Vibratory Waves Collapsed", "Enthroned In Catacombs" à 0:26, "Sepulchral Oath" à 0:33...) empruntant notamment aux scènes Noise et Hardcore des années 90 (des groupes comme Today Is The Day, Rorschach, Kiss It Goddbye, Cave-In, Botch, Converge et toute la clique...). Si cela pourrait paraître surprenant à certains, sachez tout de même que ce n’est pas la première fois que l’on entend ce genre de sonorités déstructurées dans le Black Metal. Des groupes comme Leviathan et Deathspell Omega ont déjà largement contribué à leur essor ces dernières années, quitte à en laisser quelques-uns sur le bas-côté.

Moins noir et torturé qu’un Leviathan dont il s’inspire pourtant largement, Akasha livre avec son premier album un Black Metal particulièrement intense. Mené essentiellement le pied au plancher et le couteau entre les dents, Leech ne fait jamais semblant, enchaînant les coups de pression sans jamais vraiment prendre le temps de se retourner si ce n’est le temps d’un interlude plutôt cool ("Bornless") ou lors de quelques séquences moins en tension ("Portal Through Forgotten Coffins" en guise d’introduction, "Akasha (Canticles Of The Sepulchral Deity)" à 0:13, les débuts de "Enthroned In Catacombs" et "Psychic Fog, Draconian Paroxysm", "Worship At The Threshold Of Her Womb" à 4:12). L’auditeur est ainsi malmené tout au long de ces quarante-trois minutes éreintantes où les quelques secondes de temps mort grappillées entre chaque morceau offriront le salut nécessaire pour espérer pouvoir continuer à encaisser les coups dans ce qui n’est autre qu’une agression sonore perpétuelle.

Pour un premier album, on ne peut pas dire qu’Akasha ait fait les choses à moitié. Entre l’artwork franchement réussi de Wrest et ce Black Metal chaotique et dissonant aux résonances Punk/Hardcore plutôt évidentes, on tient là un disque sacrément bien ficelé. Certes, la parenté plutôt flagrante avec Leviathan laisse assez peu de place à l’originalité mais malgré tout Leech réussit à s’en dissocier grâce à une approche nettement plus frontale. Cette urgence exacerbée va faire de Canticles Of The Sepulchral Deity un disque exigeant et même plutôt fatiguant mais en tout cas bien moins suffocant et dérangé qu’un album de Jef Stuart Whitehead. En attendant, voilà une bonne surprise que je vous invite à découvrir sans trop attendre.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Akasha
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Akasha
Akasha
Black Metal - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Portal Through Forgotten Coffins  (02:23)
02.   Akasha (Canticles Of The Sepulchral Deity)  (05:14)
03.   She Who Runs With Wolves  (03:43)
04.   Enthroned In Catacombs  (04:17)
05.   Sepulchral Oath  (05:07)
06.   Bornless  (01:45)
07.   Psychic Fog, Draconian Paroxysm  (05:07)
08.   Vibratory Waves Collapsed  (04:56)
09.   Opposing The Firmament  (04:22)
10.   Worship At The Threshold Of Her Womb  (06:44)

Durée : 43:38

line up
  • Leech / Chant, Guitare, Basse, Batterie

parution
15 Mars 2019

Essayez aussi
Moenen Of Xezbeth
Moenen Of Xezbeth
Ancient Spells Of Darkness​.​.​.

2018 - Nuclear War Now! Productions
  
Borgne
Borgne
Règne des morts

2015 - Those Opposed Records
  
Drudkh
Drudkh
The Swan Road

2005 - Supernal Music
  
Whoredom Rife
Whoredom Rife
Nid - Hymner Av hat

2018 - Terratur Possessions
  
Arkona
Arkona
Age of Capricorn

2019 - Debemur Morti Productions
  

Pearl Jam
Yield
Lire la chronique
Gris
Il était une forêt...
Lire la chronique
Odraza
Rzeczom
Lire la chronique
Ectoplasma
White-Eyed Trance
Lire la chronique
Violence Gratuite
EPonyme (EP)
Lire la chronique
Laetitia in Holocaust
Fauci Tra Fauci
Lire la chronique
Winter Deluge
Degradation Renewal (EP)
Lire la chronique
Nekrovault
Totenzug : Festering Peregr...
Lire la chronique
Infestment
Human Altar (Démo)
Lire la chronique
Naglfar
Cerecloth
Lire la chronique
Asofy
Amusia
Lire la chronique
Helfró
Helfró
Lire la chronique
Infestment
Maggots In Your Brain (Démo)
Lire la chronique
Serment
Chante, O Flamme de la Libe...
Lire la chronique
Unearthly Trance
V
Lire la chronique
Kurnugia
Forlorn And Forsaken
Lire la chronique
Misanthrope
Lire l'interview
Iku-Turso
Pakana
Lire la chronique
Cryptic Shift pour "Visitations from Enceladus"
Lire l'interview
Massacre
From Beyond
Lire la chronique
Bâ'a
Deus Qui Non Mentitur
Lire la chronique
Hellsodomy
Morbid Cult
Lire la chronique
No/Más
Last Laugh (EP)
Lire la chronique
Groupe Mystère
Album mystère
Lire la chronique
Esoctrilihum
Eternity Of Shaog
Lire la chronique
Amyl And The Sniffers
Big Attraction & Giddy Up (...
Lire la chronique
Sodomisery
The Great Demise
Lire la chronique
ACxDC
Satan Is King
Lire la chronique
Dynfari
Myrkurs Er þörf
Lire la chronique
Hyems
Anatomie des Scheiterns
Lire la chronique