chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
167 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Atriarch - Forever The End

Chronique

Atriarch Forever The End
Cela sonne sans doute un peu cliché mais : les premières fois en musique, n’est-ce pas ? Quand on rencontre un groupe un peu par hasard, qu'il s’agit de son premier album, que celui-ci est bien un premier album avec tout ce que cela comprend de fraîcheur, d’essais manqués et réussis, d’expérimentations, d’aléas qui le rendent à part... Quand on tombe directement amoureux, à la fois surpris et curieux de tout ce que cela va donner par la suite. C’est ce qu’a créé Forever The End chez moi dès sa découverte.

Atriarch a changé depuis. Il est devenu un groupe institué, connu et reconnu, signé sur des labels réputés, avec ses hauts (encore récents, cf. le prenant Dead As Truth), ses projets annexes (que devient Barren Harvest d’ailleurs ?), ses bas aussi. Mais à l’époque de Forever The End, il était alors toute autre chose. Un fantôme, un extraterrestre, une anomalie difficile à situer car elle semblait faire son lit des interstices, glissant entre doom, black et post metal, deathrock, le froid intérieur, les couleurs rendues grises, l’hiver existentiel dans lequel on erre, le translucide et le diaphane devenant les matières fondant notre réalité. Une manière de vérité, que la bande transmet avec une simplicité confondante : les minutes s’écoulent et tout paraît aller de soi, fluide, obstiné, tel le gel qui prend possession de l’environnement.

Cette ambiance tient pourtant à peu de choses, au point de voir au départ en Forever The End une œuvre modeste, marquée par l’undergound, bizarrerie comme on en trouve parfois en creusant sur internet, estimée puis oubliée, d’une durée montrant une attention à ne pas s’imposer plus que de raison. C’est d’ailleurs ce qu’elle est en partie, l’écoute se terminant dans une amnésie de ce que l’on vient de traverser en sa compagnie, malgré des moments formellement forts (« Downfall » ; « Shadows » et sa ligne de basse...). Et pourtant, elle est plus que ça, là, dans les recoins qui sont son monde, par une voix qui frissonne dans ses passages « Christian Death » et glace dans ses élans blackened, sa batterie morte, ses guitares et sa basse rachitiques, portées à bout de bras tremblants par une production essoufflée. Un souvenir terne de musique vibrante, qui devient un souvenir vague d’un disque à écouter encore et encore, informe, si spectral qu’il s’échappe constamment, encore aujourd’hui et malgré des années à passer et repasser les œuvres de la formation de Portland.

Si, avec le recul, Forever The End paraît bien contenir ces quelques défauts que l’on qualifie « de jeunesse », à commencer par des longueurs qui se subissent un peu trop, il conserve cet émoi particulier ressenti lors de sa rencontre. Car Atriarch poursuivra certes dans ses créations suivantes une grande part de ce qu’il déploie ici – avec toute la réussite que l’on sait – mais perdra aussi un peu de son charme énigmatique, ainsi que de cette intensité particulière, éperdue, que l’on ressent le long de ces trente-six minutes. Comme une découverte faite devant nous de ses propres envies et talents à éteindre les lumières et laisser entrer le froid. Ah, les premières fois...

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Atriarch
Blackened Doom Metal / Deathrock
2011 - Seventh Rule Recordings
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (2)  8.75/10
Webzines : (2)  6.34/10

plus d'infos sur
Atriarch
Atriarch
Blackened Post Doom Metal / Deathrock - 2009 - Etats-Unis
  

écoutez
tracklist
01.   Plague  (7:11)
02.   Shadows  (9:07)
03.   Fracture  (14:02)
04.   Downfall  (5:48)

Durée : 36 minutes 8 secondes

line up
parution
17 Août 2011

voir aussi
Atriarch
Atriarch
Dead as Truth

2017 - Relapse Records
  

Swarmageddon
Lire l'interview
Cultum Interitum
Poison Of Being
Lire la chronique
Behemoth
Demigod
Lire la chronique
Evulse
Call Of The Void (Démo)
Lire la chronique
Gaerea
Limbo
Lire la chronique
Kairon; IRSE!
Polysomn
Lire la chronique
Burial Remains
Spawn Of Chaos
Lire la chronique
L7
Smell The Magic (EP)
Lire la chronique
Azath
Through a Warren of Shadow
Lire la chronique
Paradise Lost
Paradise Lost
Lire la chronique
Tristengrav
II - Nychavge (EP)
Lire la chronique
Fluoride
Disentanglement
Lire la chronique
Soul Blind
Greatest Hits Vol. I (Compil.)
Lire la chronique
Putrid Offal
Sicknesses Obsessions
Lire la chronique
Novae Militiae
Topheth
Lire la chronique
Ascended Dead / Evil Priest
Nexus Of The Black Flame / ...
Lire la chronique
Uada
Djinn
Lire la chronique
Drowning / Misgivings
Requiem For Gods Perdition ...
Lire la chronique
Polymoon
Caterpillars Of Creation
Lire la chronique
Candiria
Beyond Reasonable Doubt
Lire la chronique
L'affaire JP FOURNIER... L'illustrateur qui tua son père.
Lire le podcast
Darkened
Kingdom Of Decay
Lire la chronique
The Great Old Ones
Cosmicism
Lire la chronique
Eirik
Omnis Erit Eductus
Lire la chronique
Paradise Lost
Gothic
Lire la chronique
Bestial Invasion
Monomania
Lire la chronique
Palehorse
Soft as Butter; Hard as Ice
Lire la chronique
Lik
Misanthropic Breed
Lire la chronique
Necrot
Mortal
Lire la chronique
Diabolic pour "Mausoleum of the Unholy Ghost"
Lire l'interview