chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
151 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Finsterforst - Zerfall

Chronique

Finsterforst Zerfall
Le black metal s’est teinté d’éléments folk assez rapidement, dès les années 90, mais il s’en est beaucoup plus imprégné dans les années 2000, créant même un, voire des, style à part, que certains veulent désormais absolument séparer du « véritable » BM. Un des groupes les plus représentatifs du genre est certes le Finlandais de MOONSORROW, mais j’aime placer ses compatriotes de FINNTROLL à ses côtés. Et puis nous avons eu énormément de formations inspirées par ce genre d’ambiances, y mettant plus ou moins d’alcool, plus ou moins de parties festives, plus ou moins de virées conquérantes sur des drakkars.

J’avouerai ne pas être le plus grand fan de cette branche du black metal, mais que j’ai tout de même suivi MOONSORROW, BLACK MESSIAH et FINSTERFORST au fil des années. MOONSORROW parvient toujours à sortir son épingle du jeu, restant toujours fier, puissant, respectable. BLACK MESSIAH et FINSTERFORST, c’est un peu plus compliqué… Tous les deux Allemands, ils ont souvent dépassé la ligne de ce que je viens de nommer le « respectable ». Le premier parce qu’il veut toujours créer des histoires, des compositions concept et qu’il insère des passages narratifs un poil cucul qu’on fait l’effort d’écouter une fois avant de zapper complètement par la suite. Le deuxième parce qu’il a sorti un album de déconne incompréhensible en 2016… C’était #YØLØ… Du grand n’importe quoi avec en plus des reprises de Michael Jackson et Miley Cyrus, et un clip trorigolo de fans de football qui se battent et se réconcilient grâce à la bière pour finir en queue leuleu sur du saxophone. Je sais ! Je sais !!! « Eh bah ça casse les codes. ». « Il faut un peu desserrer du cul ». « Ça fait de mal à personne. ». Et tout et tout. Sauf que moi, si j’avais un pote habituellement classe qui après quelques verres lors d’un repas professionnel se comportait comme un gros con lançant des blagues pourries, j’aurais plus envie de le freiner que de lui dire qu’il a bien raison de se lâcher. Cet album là, il a grillé FINSTERFORST. Il a changé l’image qu’il s’était construite. Et même si c’était son souhait, même si c’était ce dont il avait besoin à ce moment-là, je n’avais pas envie de le voir faire son débile.

Alors retrouver FINSTERFORST en 2019 avec un album sérieux, c’est compliqué au début. On a cette gêne de revoir un pote dans son état normal alors qu’il sortait sa bite hier, en criant « Eh madame, regarde, c’est un escargot tout CHAUD ! Ahahahahaha ». C’est d’autant plus dur que l’album est bon ! Vraiment bon. Comme si rien ne s’était passé. Et même comme si auparavant le décevant Mach Dich Frei n’avait pas existé. Parce que cet album là aussi n’avait pas été folichon. Dans la veine du black folk, mais trop ambitieux et trop fourretout. Les parties claires l’emportaient déjà et gavaient bien vite. Les ambiances, et par conséquent le niveau, retrouvent enfin celles, et celui, des trois premiers albums. Ce Zerfall est composé de 5 pistes et il totalise 78 minutes. C’est vraiment du « ras la gueule » poussé au maximum, surtout grâce à la dernière piste, qui encore une fois repousse les limites du groupe en accumulant 36 minutes. Mais c’est pour respecter la tradition débutée dès le premier album : le dernier morceau est toujours le plus long. Sauf qu’on est passé progressivement de 13 à 22, puis encore 22, 24 et donc 36 cette fois-ci… Pourquoi pas, tant que c’est fait ainsi, de manière naturelle, évolutive, plaisante.

FINSTERFORST redevient ainsi un peu plus sage, et parvient à retrouver ses premières préoccupations, à nous faire voyager de manière digne dans des espaces extérieurs grandioses et magnifiques… pas au fond de la taverne au milieu des comiques qui sont heureux de boire leur pisse. Il a rééquilibré les divers éléments, utilisé les chœurs et parties folk avec une meilleure maîtrise. Adulte comme à ses débuts, mature comme à ses débuts, avec des côtés sombres et d'autres lumineux comme à ses débuts. Alors certes, on ne crie pas au génie, on ne trouve plus que ce style est révolutionnaire, mais on est convaincu. C’est tout de même crucial ça, d’être convaincu.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

MoM citer
MoM
15/01/2020 14:27
Pour moi, le premier Finsterforst reste un modèle, certes très marqué années 2000, mais je trouve que l'accordéon prend une place de lead bien campée, et j'apprécie le groove global, la BaR étant calibrée comme il faut Clin d'oeil
Puis la basse ajoute vraiment quelque chose.

Depuis, je trouve que Finsterforst a perdu sa spécificité. Ce Zerfall est vraiment tranquille, mais j'ai pas senti de moment inoubliable.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Finsterforst
Folk Black Metal
2019 - Napalm Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  8/10
Webzines : (4)  8.11/10

plus d'infos sur
Finsterforst
Finsterforst
Folk Black Metal - 2004 - Allemagne
  

écoutez
vidéos
Zerfall
Zerfall
Finsterforst

Extrait de "Zerfall"
  

tracklist
01.   Wut
02.   Zerfall
03.   Fluch des Seins
04.   Weltenbrand
05.   Ecce Homo

Durée : 78:58

parution
2 Août 2019

voir aussi
Finsterforst
Finsterforst
Rastlos

2012 - Napalm Records
  
Finsterforst
Finsterforst
Mach dich frei

2015 - Napalm Records
  
Finsterforst
Finsterforst
#‎YØLØ (EP)

2016 - Napalm Records
  

Essayez aussi
Elvira Madigan
Elvira Madigan
Regent Sie
(Shedevils of Demonlore - of blood, crosses and biblewars)

2008 - Black Lodge Records
  
Downfall of Nur
Downfall of Nur
Umbras de Barbagia

2015 - Avantgarde Music
  
Old Corpse Road
Old Corpse Road
Of Campfires and Evening Mists

2016 - Cacophonous Records
  
October Falls
October Falls
The Womb Of Primordial Nature

2008 - Debemur Morti Productions
  
Falkenbach
Falkenbach
…En Their Medh Riki Fara…

1996 - No Colours Records
  

Swarmageddon
Lire l'interview
Cultum Interitum
Poison Of Being
Lire la chronique
Behemoth
Demigod
Lire la chronique
Evulse
Call Of The Void (Démo)
Lire la chronique
Gaerea
Limbo
Lire la chronique
Kairon; IRSE!
Polysomn
Lire la chronique
Burial Remains
Spawn Of Chaos
Lire la chronique
L7
Smell The Magic (EP)
Lire la chronique
Azath
Through a Warren of Shadow
Lire la chronique
Paradise Lost
Paradise Lost
Lire la chronique
Tristengrav
II - Nychavge (EP)
Lire la chronique
Fluoride
Disentanglement
Lire la chronique
Soul Blind
Greatest Hits Vol. I (Compil.)
Lire la chronique
Putrid Offal
Sicknesses Obsessions
Lire la chronique
Novae Militiae
Topheth
Lire la chronique
Ascended Dead / Evil Priest
Nexus Of The Black Flame / ...
Lire la chronique
Uada
Djinn
Lire la chronique
Drowning / Misgivings
Requiem For Gods Perdition ...
Lire la chronique
Polymoon
Caterpillars Of Creation
Lire la chronique
Candiria
Beyond Reasonable Doubt
Lire la chronique
L'affaire JP FOURNIER... L'illustrateur qui tua son père.
Lire le podcast
Darkened
Kingdom Of Decay
Lire la chronique
The Great Old Ones
Cosmicism
Lire la chronique
Eirik
Omnis Erit Eductus
Lire la chronique
Paradise Lost
Gothic
Lire la chronique
Bestial Invasion
Monomania
Lire la chronique
Palehorse
Soft as Butter; Hard as Ice
Lire la chronique
Lik
Misanthropic Breed
Lire la chronique
Necrot
Mortal
Lire la chronique
Diabolic pour "Mausoleum of the Unholy Ghost"
Lire l'interview