chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
200 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Solothus - Realm of Ash and Blood

Chronique

Solothus Realm of Ash and Blood
A quelques exceptions près, j’ai tendance à critiquer l’immobilisme chez un groupe, en particulier quand son style de départ ne me donne pas forcément envie de l’entendre encore et encore. Je pense à ces projets dont les albums font dire « J’en ai déjà un comme ça », phrase qui souvent se termine par « ...inutile d’en avoir un autre ».

Mais bien qu’il tombe dans cette catégorie, Realm of Ash and Blood m’embête. Il m’embête car l’envie d’inviter à l’écouter est la plus forte. Le groupe n’a clairement pas varié d’un iota son style depuis son précédent longue-durée, No King Reigns Eternal paru en 2016. Au point d’avoir été tenté de faire un copier-coller de ma chronique de l’époque ! Toujours inscrit dans un doom / death metal finlandais bien dans les clous, les descriptifs que j’avais employé à l’époque parlant de Krypts, de Hooded Menace, de grognements putrides ou encore « de riffs faisant hocher la tête et leads gardant toujours une part mélodique dans leur envie de personnifier le chaos » restent d’actualité pour la formation. Un changement de label (passant du réputé Doomentia au tout aussi estimable 20 Buck Spin), une illustration plus colorée signée Adam Burke ainsi qu’un changement de guitariste (Aleksi Luukka remplaçant Sami Iivonen) sont ici les seuls véritables chamboulements dans la carrière des Finlandais.

Pourtant, l’efficacité dont fait preuve Solothus sur Realm of Ash and Blood est si redoutable que l’on se prend rapidement au jeu. Bourré d’instants où la tête ne peut que bouger (argh, cette accélération jouissive sur « The Watcher »), il réserve également son lot de moments poignants (l’interlude « Last Breath » ; les passages atmosphériques de « Father of Sickness » et « A Rain of Ash »), le tout pratiqué avec une maîtrise qui ne s’affiche pas outre-mesure, modeste et tranquillement implacable (« The Gallows’ Promise », où les belles lignes de guitares se déroulent sans appuyer, comme un trésor à trouver pour qui osera le chercher). La forme reste ici au service du fond, les Finlandais demeurant fidèles à l’ambiance austère et rustre, très dark fantasy, qu’ils aiment transmettre depuis leur démo Ritual of the Horned Skull. Des odeurs pestilentielles de magie noire, des visions de combats barbares, qu’ils partagent parfaitement le long de ces quarante-trois minutes.

Un vrai cas de conscience, donc. Certainement, les amateurs du genre auront toutes les raisons du monde de se jeter sur cet album, trouvant même ici ou là quelques nuances (provenant essentiellement d’une production un poil plus claire et ample qu’auparavant, gagnant en lisibilité ce qu’elle perd en lourdeur). Enfin, si quelques flottements se font sentir (« Below Black Waters », titre moins inspiré que ses frères), la barre est si bien tenue durant presque trois quarts d’heure qu’il est impossible de trouver le temps long en la compagnie de ce disque. Pour ma part, si la crudité de la démo Ritual of the Horned Skull et l’accomplissement No King Reigns Eternal conservent mes faveurs, j’avoue m’être fait prendre par surprise par Realm of Ash and Blood. Solothus, tout compte fait, n’a pas nécessairement besoin de changer.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Astraldeath citer
Astraldeath
25/03/2020 11:59
J'ai eu du mal à rentrer dedans, j'avais l'impression d'avoir un réchauffé du précédent, d'autant que le doom/death peut très vite m'ennuyer. Mais finalement... je me suis laissé prendre. Bien sympathique, au final.
Astraldeath citer
Astraldeath
25/03/2020 11:59
J'ai eu du mal à rentrer dedans, j'avais l'impression d'avoir un réchauffé du précédent, d'autant que le doom/death peut très vite m'ennuyer. Mais finalement... je me suis laissé prendre. Bien sympathique, au final.
Astraldeath citer
Astraldeath
25/03/2020 11:59
J'ai eu du mal à rentrer dedans, j'avais l'impression d'avoir un réchauffé du précédent, d'autant que le doom/death peut très vite m'ennuyer. Mais finalement... je me suis laissé prendre. Bien sympathique, au final.
Astraldeath citer
Astraldeath
25/03/2020 11:59
J'ai eu du mal à rentrer dedans, j'avais l'impression d'avoir un réchauffé du précédent, d'autant que le doom/death peut très vite m'ennuyer. Mais finalement... je me suis laissé prendre. Bien sympathique, au final.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Solothus
Doom / Death Metal
2020 - 20 Buck Spin Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines : (3)  8/10

plus d'infos sur
Solothus
Solothus
Doom / Death Metal - 2007 - Finlande
  

tracklist
01.   Father of Sickness  (05:39)
02.   The Watcher  (04:58)
03.   The Gallows' Promise  (08:57)
04.   Last Breath  (02:17)
05.   Below Black Waters  (05:43)
06.   Chasm of Shattered Bones  (05:06)
07.   A Rain of Ash  (10:03)

Durée : 42 minutes 43 secondes

parution
27 Mars 2020

voir aussi
Solothus
Solothus
No King Reigns Eternal

2016 - Doomentia Records
  

Essayez aussi
Unholy
Unholy
The Second Ring of Power

1994 - Avantgarde Music
  
Predatory Light
Predatory Light
Predatory Light

2016 - Invictus Productions
  
Swallow The Sun
Swallow The Sun
New Moon

2009 - Spinefarm Records
  
Epitaphe
Epitaphe
I

2019 - Aesthetic Death
  
The Fall of Every Season
The Fall of Every Season
From Below

2007 - Aftermath Music
  

Azath
Through a Warren of Shadow
Lire la chronique
Paradise Lost
Paradise Lost
Lire la chronique
Tristengrav
II - Nychavge (EP)
Lire la chronique
Fluoride
Disentanglement
Lire la chronique
Soul Blind
Greatest Hits Vol. I (Compil.)
Lire la chronique
Putrid Offal
Sicknesses Obsessions
Lire la chronique
Novae Militiae
Topheth
Lire la chronique
Ascended Dead / Evil Priest
Nexus Of The Black Flame / ...
Lire la chronique
Uada
Djinn
Lire la chronique
Drowning / Misgivings
Requiem For Gods Perdition ...
Lire la chronique
Polymoon
Caterpillars Of Creation
Lire la chronique
Candiria
Beyond Reasonable Doubt
Lire la chronique
L'affaire JP FOURNIER... L'illustrateur qui tua son père.
Lire le podcast
Darkened
Kingdom Of Decay
Lire la chronique
The Great Old Ones
Cosmicism
Lire la chronique
Eirik
Omnis Erit Eductus
Lire la chronique
Paradise Lost
Gothic
Lire la chronique
Bestial Invasion
Monomania
Lire la chronique
Palehorse
Soft as Butter; Hard as Ice
Lire la chronique
Lik
Misanthropic Breed
Lire la chronique
Necrot
Mortal
Lire la chronique
Diabolic pour "Mausoleum of the Unholy Ghost"
Lire l'interview
Skeletal Remains
The Entombment Of Chaos
Lire la chronique
Diabolic
Mausoleum of the Unholy Ghost
Lire la chronique
Katavasia
Magnus Venator
Lire la chronique
Hulder
De Oproeping Van Middeleeuw...
Lire la chronique
Morta
Fúnebre (EP)
Lire la chronique
Disembowel
Echoes Of Terror
Lire la chronique
Mimorium
Blood of Qayin
Lire la chronique
Bethlehem
Dictius Te Necare
Lire la chronique