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Thanatos - Violent Death Rituals

Chronique

Thanatos Violent Death Rituals
Depuis sa reformation en 1999 l’entité menée par l’inusable Stephan Gebédi n’a jamais été particulièrement productive, mettant au minimum quatre années pour sortir un nouvel album, durée qui n’a cessé de s’allonger avec le temps pour atteindre ce coup-ci son paroxysme. En effet pas moins de six ans se sont écoulés depuis le bon « Global Purification » qui s’écoutait agréablement à défaut de marquer les esprits, chose récurrente chez le quatuor qui depuis ses débuts est constamment resté dans l’ombre des ténors de son pays. Toujours accompagné par son acolyte Paul Baayens le chanteur-guitariste a vu depuis cette dernière sortie en date l’arrivée à ses côtés d’un nouveau bassiste et batteur, ayant tous deux fait leurs armes au sein des regrettés LIAR OF GOLGOTHA, et qui se sont déjà parfaitement adaptés au Death/Thrash de THANATOS. Musicalement en revanche il ne faut pas s’attendre à un grand changement, la tête pensante (et dernier membre d’origine) restant à la baguette et à la composition, du coup ce nouvel opus va se révéler être sans surprises, mais toujours joué et exécuté avec professionnalisme, à défaut d’être indispensable.

Car comme d’habitude il va y avoir du très bon avec des coups d’éclat épatants, et d’autres moments plus quelconques où l’intérêt général va faiblir, la faute notamment à une durée globale beaucoup trop excessive (plus de trois-quart d’heure) et aussi à quelques titres qui font office de remplissage et perdre de l’intérêt. Pourtant le démarrage est des plus réussis avec tout d’abord « Violent Death Rituals », qui met un peu de temps à décoller mais qui une fois lancé montre toute la palette de jeu du groupe, qui se fait plaisir en conservant une accroche sur la longueur. Misant majoritairement sur la vitesse c’est également là-dessus que va être basé l’excellent « The Silent War » mené pied au plancher, et qui ne va pas débander un instant, tout en possédant un riffing impeccable et agressif propice au headbanging et qui trouvera sa place sur scène sans problème. Mais après cette doublette de bon ton la formation va tomber ensuite dans une espèce de faux-rythme, où il va se contenter de réciter ses gammes tout en voyant l’écriture et l’accroche diminuer sensiblement, preuve en est avec « Unholy Predator » pas mauvais mais qui s’essouffle bien vite, à l’instar de « The Outer Darkness » et « Burn The Books Of Hate ». Ces deux plages se montrent rapidement répétitives et sans imagination, où l’on sent que les musiciens meublent au maximum en étirant leurs plans à rallonge sans qu’il n’y en ait besoin. Bien que cela ne soit pas totalement raté ça reste trop scolaire pour être captivant, mais heureusement cette mauvaise passe va s’oublier sur la seconde moitié de cette galette, nettement plus convaincante et toujours aussi énervée. Les redoutables « It Always Ends In Blood » et « Corporate Indoctrination » vont le prouver en étant thrashy à mort et acérés comme jamais, portés par une rythmique enlevée et entraînante, le constat se faisant identique sur « Legacy Of The Gods » radical et déchaîné où ça ne cesse de tabasser de bout en bout.

Et histoire de finir dignement les débats les Bataves vont étonner avec « As The Cannons Fades » qui va lorgner du côté de BOLT THROWER (le nom semble d’ailleurs être un clin d’œil aux Anglais). En effet la majeure partie du temps ça va être lent et rampant, tapissé de double pédale, d’où émerge un court passage doux en arpèges et une fin toute en explosivité, afin de ne pas se répéter et d’offrir une surprise des plus agréables pour conclure ainsi dignement ce long-format qui se place dans le haut du panier des réalisations de son leader. Certes tout n’est pas parfait et il aurait pu être amputé de minutes inutiles, mais ça reste néanmoins un cru sympathique et du bon boulot professionnel qui passera allègrement le cap des écoutes (même si on ira rapidement écouter autre chose ensuite), à défaut de changer le statut de la bande. Celle-ci restera encore aujourd’hui calée dans la deuxième division du genre (auquel elle semble définitivement condamnée), bien qu’elle regroupe des artisans honnêtes et sérieux jouant avec rigueur et motivation, mais qui hélas ne marquera pas les esprits, comme cela est le cas depuis le début de sa carrière.

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4 COMMENTAIRE(S)

Keyser citer
Keyser
03/04/2020 19:24
note: 7/10
Charon Del Hadès a écrit : Ca c'est fâcheux !
Je ne me le suis pas encore procuré mais c'est dans ma liste d'achats.
Je suis assez fan malgré tout de ce groupe, notamment de "Undead.Unholy.Divine" et "Justified Genocide".
Il va quand même falloir que j'y jette une oreille ou deux !


Les deux premiers albums sont quand même vachement mieux !
Charon Del Hadès citer
Charon Del Hadès
03/04/2020 19:23
Ca c'est fâcheux !
Je ne me le suis pas encore procuré mais c'est dans ma liste d'achats.
Je suis assez fan malgré tout de ce groupe, notamment de "Undead.Unholy.Divine" et "Justified Genocide".
Il va quand même falloir que j'y jette une oreille ou deux !
Rigs Mordo citer
Rigs Mordo
02/04/2020 21:49
note: 7/10
Même note pour moi aussi : ça s'écoute, c'est bien foutu, mais c'est pas fait pour marquer les esprits. Ils étaient plus inspirés dans les années 2000, Undead Unholy Divine était un sacré album.
Keyser citer
Keyser
02/04/2020 15:07
note: 7/10
Sympathique sans plus effectivement, tout comme le Pentacle sorti l'année dernière, pour rester en 2ème division néerlandaise.

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Thanatos
Death/Thrash
2020 - Listenable Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (2)  7/10
Webzines : (5)  8/10

plus d'infos sur
Thanatos
Thanatos
Death/Thrash - 1984 - Pays-Bas
  

tracklist
01.   Violent Death Rituals
02.   The Silent War
03.   Unholy Predators
04.   The Outer Darkness
05.   Burn The Books Of Hate
06.   It Always Ends In Blood
07.   Corporate Indoctrination
08.   Sent From Hell (I Infidel)
09.   Legacy Of The Gods
10.   As The Cannons Fade

Durée : 47 minutes

line up
parution
20 Mars 2020

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