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Archaic Thorn - Eradication

Chronique

Archaic Thorn Eradication
Il est parfois important de savoir prendre son temps avant de passer un cap psychologique, visiblement c'est ce à quoi s'est appliqué le trio de Saxe encore très méconnu au sein de la scène extrême de son pays, mais qui a tous les éléments pour se faire un nom aujourd'hui comme dans un futur proche. Car bien que s'étant créé en 2010 celui-ci n'a guère été productif vu qu'il lui a fallu cinq ans pour créer ce premier album, qui fait suite à un Ep très prometteur mais malheureusement passé pratiquement inaperçu, et c'est bien dommage vu le potentiel déployé ici. Evoluant dans un style de Death très sombre et putride le groupe aime bien ne pas se précipiter, et à l'instar de la durée de création de ce long-format les morceaux qui le composent se révèlent être particulièrement longs, vu qu'à une exception près tout cela ne descend jamais sous les six minutes, un choix audacieux mais qui va se montrer risqué et être à double tranchant.

En effet d'entrée avec le très bon et obscur « Into Endless Black Sky » on va s'apercevoir des bons points comme ceux plus déficients, vu que l'ensemble propose un excellent condensé de la musique des Allemands, où le riffing froid et glauque joue habilement sur les variations rythmiques entre explosivité totale et passages plus lents presque Doom (ici majoritaires). Particulièrement noir et occulte le tout montre néanmoins quelques légères faiblesses entre cette batterie très sèche qui manque légèrement de puissance et surtout des longueurs évitables qui donnent l'impression de recycler les mêmes idées et plans, sentiment qui va se confirmer par la suite, et directement dans la foulée via « Thoughtless Eradication ». Faisant presque office de copier-coller par rapport au titre précédent (à la différence que le tempo est ici plus brutal et enlevé) on y retrouve ses trois parties où chacune a largement l'occasion de s'exprimer, alternant entre vitesse et lourdeur, et toujours avec cette obscurité totale et ce mur sonore oppressant, qui renforce le sentiment de malaise généralisé. Si la pression en vigueur va se relâcher avec le court, rudimentaire et expéditif « Cleansing Fire », cela va être des plus agréables tant ici on retrouve un côté Punk et une vitesse continue qui font du bien, pas de chiqué ici c'est bas du front et ça tabasse en ne cherchant pas à s'étirer durant une plombe, et c'est cela qu'on aurait aimé entendre un peu plus auparavant comme par la suite, car celle-ci va retrouver son rythme de croisière vu que cette compo faisait finalement office de transition et interlude bienvenue.

Si avec « Regression » on reste encore dans une certaine primalité, cette plage voit surtout l'apparition de relents épiques excellentissimes où le batteur est en mode explosif pratiquement de façon permanente, et ralentissant l'allure seulement quelques instants, histoire de reprendre son souffle pour mieux affronter les déferlantes de haine qui suintent par tous les pores. Si on peut reprocher au guitariste de réutiliser souvent la même construction au niveau du riffing en revanche ses leads désarticulés régulièrement mis en avant amènent un vrai supplément d'angoisse et de peur générale, tant on est pris dans une tempête inextricable d'où il semble impossible de sortir. Du coup afin de pouvoir poursuivre ce voyage qui n'est pas de tout repos le dernier tiers de cet opus va se densifier d'un soupçon supplémentaire, via tout d'abord l'entraînant et speedé « Deathmarch » où les ralentissements se montrent plus propices aux atmosphères ténébreuses et religieuses, ainsi que sur le gelé et angoissant « Impure Desolation ». Proposée en guise de conclusion cette longue plage de plus de huit minutes laisse la part belle à la lenteur qui prend le dessus sur la rapidité (néanmoins régulièrement active) créant ainsi un sentiment de torpeur total et renforcé, où l'ensemble rampant se montre vite entêtant en positif mais aussi en négatif, à cause là-encore de ces plans qui donnent l'impression de ne jamais vouloir se terminer.

Du coup il est parfois difficile de rester concentré et happé par la musique pourtant bien en place et composée, tant ça peut se montrer interchangeable dans l'écriture, surtout quand ça accélère fougueusement. Néanmoins ces erreurs de jeunesse ne doivent pas faire oublier la qualité générale proposée ici qui sans être un chef-d'oeuvre ni un classique en devenir montre trois jeunes acolytes particulièrement énervés et qui en ont sûrement encore sous la semelle. A eux désormais de gagner en sobriété en raccourcissant leur propos dans le futur car on sent qu'on tient quelque chose d'intéressant et qui risque de faire mal avec un peu plus d'expérience. Cependant pour l'instant même s'il y'a d'excellents moments et d'autres plus quelconques c'est parfois un peu trop "juste" pour marquer les esprits, même s'il ne faut pas pour autant mettre ce disque de côté vu qu'il mérite une réelle exposition et que l'on s'y attarde un peu tant son opacité absolue conviendra néanmoins au plus grand nombre.

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Archaic Thorn
notes
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plus d'infos sur
Archaic Thorn
Archaic Thorn
Death Metal - 2010 - Allemagne
  

tracklist
01.   Into Endless Black Sky
02.   Thoughtless Eradication
03.   Cleansing Fire
04.   Regression
05.   Deathmarch
06.   Extraterrestrial Blood
07.   Impure Desolation

Durée : 43 minutes

line up
parution
14 Décembre 2020

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