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TOWERING pour l'album "Obscuring Manifestation"

Interview

TOWERING pour l'album "Obscuring Manifestation" Entretien avec Thom J. Silver (Chant – Guitare Lead) (2019)
Salut Thom et merci de prendre un peu de temps pour répondre à ces quelques questions, tout d’abord peux-tu me raconter la genèse du groupe ?

Bonjour à tous et merci pour cette interview ! TOWERING a commencé à l'horizon 2013-2014 lorsque je me suis mis à composer des premiers morceaux de Death old-school, qui se retrouveraient plus tard sur notre première démo. Début 2014 je me suis mis à chercher d'autres musiciens, et des amis en commun m'ont mis en contact avec Christnacht (Guitare Rythmique) qui a pu écouter les premiers titres et me rejoindre de façon officielle. De là, nous avons pu recruter notre premier batteur Wargod, avec qui le travail de répétition et de composition a pu réellement débuter. Après plusieurs mois de recherches Necrovorator (Basse) nous rejoint en 2015 pour finaliser le line-up, commencer les concerts et enregistrer notre démo qui sortit en mars 2016. En fin d'année, le départ de Wargod nous amena à recruter Mortem en début 2017, qui marqua un gros changement pour TOWERING en nous faisant nous éloigner du côté old-school vers des compositions plus sombres et plus travaillées, qui résultèrent en notre premier album « Obscuring Manifestation ».

Vous avez pris votre temps pour écrire cet album, comment cela s’est-il déroulé ? Tout était-il prêt une fois en studio ?

Ce n'est pas vraiment que nous avons pris notre temps, disons plutôt que le changement de line-up, le travail constant sur les nouveaux morceaux et la reprise des anciens pour être en accord avec notre évolution furent très chronophages. Nous voulions vraiment marquer le changement du groupe et offrir un premier album le plus abouti possible. Quant au studio, nous avons préféré enregistrer les instruments nous-mêmes, laissant le chant et la production à Andrew du Hybreed. Nous avons pris un peu de retard sur cette étape et le planning chargé d'Andrew a également influé sur la date de sortie, mais au final nous ne regrettons rien puisque cela nous a permis de soigner tous les éléments de l'album !

En parlant de l’enregistrement vous êtes passés par le désormais incontournable Hybreed Studio, ceci était-il voulu à l’origine ou est-ce le fruit du hasard ?

Cela relevait un petit peu du hasard, dans le sens où nous sommes entrés en contact avec le studio en 2016 pour les répétitions. Au fil des années et à force que l'album se rapprochait, nous avons pu discuter avec Andrew et nous nous sommes finalement rendus compte que le son du Hybreed nous correspondrait parfaitement. Nous avons donc tout d'abord travaillé ensemble pour le titre de la compilation « We Are French Fuck You! #2 », et au vu du résultat nous ne pouvions qu'attendre avec impatience le travail sur l'album.

La production de cet opus est un de ces gros point fort tant elle se montre à la fois opaque et lumineuse, mais aussi moderne mais naturelle. Cela était-il choix délibéré dès le départ ou a-t-il évolué une fois en studio ?

Nous avons passé beaucoup de temps avec Andrew pour essayer de faire ressortir tous les aspects clés de l'album, à savoir la puissance et l'énergie des passages rapides, mais aussi la lourdeur et les ambiances sombres des passages plus lents. Les nombreuses semaines (voire mois !) d'écoute et d'analyse des premières versions de mix nous ont permis de nous orienter vers le résultat actuel, dont nous sommes très satisfaits !

Comparé à votre démo de 2016 la musique que vous proposez est désormais plus élaborée et moins directe qu’auparavant, est-ce dû à une meilleure alchimie entre vous ? L’arrivée à la batterie de Mortem y est-elle aussi pour quelquechose ?

Tout à fait, comme je le disais plus haut l'arrivée de Mortem en 2017 a réellement marqué le début de l'évolution de TOWERING. Aujourd'hui l'ambiance au sein du groupe est excellente d'un point de vue humain mais aussi musical grâce aux influences très diverses que chacun apporte. Cette alchimie est très importante et permet, en plus de faciliter le travail au quotidien, de créer une énergie et une intensité décuplées sur scène.

Vous avez conservé deux anciens morceaux pour ce long-format, même si ceux-ci s’accordent sans souci avec les nouveaux, pourquoi avoir décidé de les faire figurer ?

Le titre « The Calling » était en effet présent sur notre démo mais avait un très fort potentiel pour l'album, en plus de comporter beaucoup d'aspects importants de TOWERING. C'est pourquoi nous avons décidé de le retravailler et de l'incorporer sur « Obscuring Manifestation », et au final nous ne regrettons cette décision puisqu'il s'insère parfaitement dans le contexte. En revanche, « The Poison of Man » n'est pas un ancien titre à proprement parler, puisque son format single sur l'EP est en réalité plutôt un promo avec notre label pour préparer l'album.

Tout au long de l’écoute ce qui m’a marqué est la grande diversité des compos qui n’hésitent pas à changer totalement de rythme et de tempo, ainsi que leur durée qui se font très larges. Je trouve que cela renforce la cohésion et évite ainsi le sentiment de répétition, je pense que tu seras de cet avis ?

C'est effectivement là un des aspects clés de TOWERING. Il est très important pour nous de varier nos titres car aujourd'hui TOWERING se définit aussi bien dans les passages rapides que dans les ambiances plus pesantes. Nous cherchons toujours à faire évoluer notre écriture afin d'explorer le plus d'atmosphères possibles.

Même si le niveau technique est élevé vous n’en faites jamais trop, c’est est une bonne chose car ça permet de garder une fluidité tout au long de l’écoute. Cela s’est-il fait de façon instinctive ou avez-vous décidé de vous brider un peu ?

Bien que nous ne sommes pas posés de barrières particulières, il est vrai que nous nous retrouvons plus sur une écriture et des structures variées (comme sur le titre « One With The Black Earth ») plutôt que la technicité pure. Nous favorisons toujours l'énergie et l'intensité, mais la technicité peut également favoriser ces dernières si elle est bien amenée. Nous verrons par la suite, comme je disais nous ne nous posons aucune barrière !

Je dois également te féliciter pour les nombreux solos de qualité que tu exécutes tout du long, car ils amènent une éclaircie au milieu de cet océan de noirceur, comment t’es-tu chargé de leur écriture ?

Merci beaucoup ! J'essaye toujours d'écrire mes solos comme tu le disais dans une optique d'ambiance et de feeling supplémentaires plutôt que pour placer du shred pur et dur. En général le placement d'un solo se fait assez naturellement sur un titre en cours d'écriture, entendre par là que je n'essaye jamais de les forcer mais plutôt que leur placement apparaît tout seul sans casser la fluidité du titre.

A l’occasion de la sortie de la compilation « We Are French Fuck You … vol.2 » vous avez enregistré un nouveau titre, comment vous êtes-vous retrouvés dessus ? Pensez-vous que cet inédit figurera sur une de vos prochaines réalisations ?

Il s'agit en fait d'un ancien titre retravaillé pour l'occasion, qui ne s'inscrivait pas dans l'optique de l'album. Malgré tout ne nous voulions pas faire passer ce titre aux oubliettes et la proposition de figurer sur la compilation fut l'occasion parfaite pour le remanier et l'enregistrer comme il se doit. Au final nous en sommes très contents, et son passage au Hybreed lui a redonné un second souffle ! En revanche, à moins de figurer en bonus sur une réédition, je ne pense pas qu'il se retrouve un jour sur un format officiel.

Vous êtes désormais signés chez Dolorem Records (probablement le label Death hexagonal le plus intéressant actuellement), comment cela s’est-il fait ? Est-ce Alex le patron qui vous a démarché ou l’inverse ?

Nous sommes très chanceux pour notre collaboration avec Alex, car c'est bien lui qui nous a démarché mais à l'époque pour une sortie de Death old-school. Comme nous n'avions que notre démo en ligne, il ne pouvait effectivement pas deviner que nous étions en cours d'évolution et c'est pourquoi je lui ai envoyé les maquettes de nos nouveaux titres. Ce n'était pas ce à quoi il s'attendait, mais il fut malgré tout ravi de son écoute, et de là la collaboration a pu débuter !

Je trouve les photos promos particulièrement réussies et en raccord avec l’ambiance voulue sur « Obscuring Manifestation », avec ces bougies et cette grotte propice aux cérémonies les plus diverses. Qui s’en est chargé et où ont-elles été prises ? Avez-vous eu un droit de regard dessus ?

Bien sûr, l'idée et le lieu étaient de nous, et nous avons fait appel à un ami photographe amateur pour les réaliser. Elles ont été prises dans une carrière abandonnée de gypse, dans le massif de l'Hautil. Au départ nous fréquentions ce lieu pour le loisir, car son isolement, sa résonnance et son absence totale de lumière offraient un lieu idéal pour les réflexions du groupe pour l'album. L'idée d'y faire nos photos promos fut alors évidente, et nous ne regrettons pas notre choix, et le résultat fourni par notre photographe est bien au-delà de nos attentes.

L’artwork magnifique tout de rouge vêtu semble annoncer un signe divin et/ou diabolique, avec une fin du monde imminente venue du ciel (le titre choisi lui sied parfaitement d’ailleurs). Même si son bouclage était déjà fait à ce moment-là j’y ai vu un parallèle avec l’incendie de Notre-Dame, tu en penses quoi ?

Effectivement l'artwork était figé depuis longtemps, mais le hasard (existe-t-il vraiment ?) a fait que nous jouions au Klub à Paris le soir de l'incendie, plongeant le concert dans une ambiance... particulière.

Les différents échos reçus jusqu’à présent de cette sortie sont assez dithyrambiques, vous vous attendiez à cela ? Cela vous met-il une pression supplémentaire pour le futur ? Car vous allez être attendus désormais au tournant …

Bien qu'extrêmement satisfaits et fiers du résultat, on ne s'attendait vraiment pas à de tels retours, surtout de la part d'aussi gros webzines (et encore plus quand on est lecteur de Thrasho depuis de nombreuses années !). Pour l'instant pas de pression, plutôt énormément de satisfaction et de gratitude pour le soutien et la visibilité, mais je pense effectivement qu'elle arrivera assez tôt pour la prochaine sortie. Mais plutôt en tant que "bonne" pression, celle qui amène la motivation !

En parlant de l’avenir quels sont vos projets pour le reste de l’année ?

L'objectif est clairement de défendre l'album en live, et de jouer un maximum. TOWERING fut à la base formé avec l'envie de jouer en live le plus possible, et avec le temps on s'est effectivement rendus compte que c'est là où nous prenions énormément de plaisir, et surtout la meilleure manière pour nous de partager notre musique et notre énergie. Le mot qui revient le plus possible en retour de nos prestations est "intense", et c'est bien le cas pour nous puisque nous mettons tous ce que nous avons dans nos shows.

La scène Death Metal parisienne et francilienne a vu ces dernières années nombre de jeunes formations de qualité émerger (CREEPING FEAR, DEFLESHER, GOHRGONE…), tu te sens proche d’elles ? Tu as d’autres noms émergeants à nous conseiller ?

Il y a forcément un sentiment de rapprochement puisque nous défendons notre scène française, et c'est toujours un plaisir de partager la scène avec des frères d'armes du Death, mais aussi du Black, Thrash... Au final nous nous retrouvons sous la même bannière. La scène Death française ne manque pas de noms, mais on ne peut bien sûr que recommander nos amis de SEPULCHRAL, CREMATE, TREPANATOR, KAABALH...

J’imagine que vous avez tous des goûts différents, mais y’a-t-il des formations qui font l’unanimité auprès de vous ?

Effectivement nos influences personnelles sont très variées, mais je pense pouvoir citer quelques noms sur lesquels on se retrouve, comme AZARATH, MISÞYRMING, ZHRINE, VADER, EMPEROR, ABSU... et plus personnellement avec Christnacht toute la scène "Post" comme AMENRA, WIEGEDOOD, REGARDE LES HOMMES TOMBER, DELUGE...

Avec qui rêvez-vous de partager l’affiche ?

Pas forcément de noms de groupe, mais plutôt de lieux ou festivals comme le Party San, Brutal Assault, Hole in the Sky, le Saint Vitus... qui à chaque fois leur lot de groupes légendaires !

Alors que les festivals d’été arrivent est-ce que le Hellfest, Motocultor et autres grosses machines vont font rêver pour jouer là-bas, ou alors préférez-vous l’intimité des petites salles ou clubs ?

Difficile à dire pour le moment puisque nous n'avons pas encore eu la chance de jouer en festival... mais il est clair que les petites salles amènent leur propre ambiance et créent une atmosphère sombre qu'il serait peut-être difficile de retrouver en festival en plein jour ! Mais il est clair que l'attrait de ces derniers est indéniable, étant en premier lieu des festivaliers !

C’est l’heure de se quitter je te laisse le mot de la fin…

Un immense merci à Thrashocore pour cette interview et pour cette super chronique, en tant que lecteur du site c'est un réel honneur. Et bien sûr merci à tous les lecteurs ainsi qu'à tous ceux qui nous soutiennent !

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