chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
133 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Deicide + Belphegor + Hour of Penance + The Amenta

Live report

Deicide + Belphegor + Hour of Penance + The Amenta Le 30 Juin 2011 à Lyon , France (Ninkasi-Kao)
Quoi de mieux pour démarrer l'été qu'un concert de bourrin? L'affiche la plus brutale du premier semestre 2011 avait élue domicile en cette chaude journée du 30 juin au KAO de Lyon, et constituant au passage la seule et unique date en France de Deicide sur cette tournée, excusez du peu.

Personnellement j'y allais essentiellement pour Belphegor et surtout Hour of Penance, groupe dont je ne me lasse absolument pas malgré une légère baisse de qualité sur le dernier album en date, "Paradogma". C'est donc aux alentours de 20h, esquivant sans scrupules la prestation de The Amenta (qu'on me décrira comme bonne mais mal sonorisée), que je pénètre un Ninkasi KAO déjà bien rempli, limite complet (bien que des places soient encore dispos pour les retardataires), qui rassure quelque peu sur la motivation pourtant variable du public Lyonnais à soutenir ses associations d'organisation de concert...

Hour Of Penance débarque juste à l'heure pour démarrer agréablement la soirée. Le look Rital n'est décidément pas incompatible avec une musique aussi brutale que rapide, car les 4 Italiens ont de la présence à revendre, surtout le chanteur / guitariste et le bassiste, un véritable colosse ! Puisant dans ses 2 derniers albums (« Paradogma » et « The Vile Conception ») l'intégralité de sa trop courte set list, HoP a malheureusement du mal à convaincre dans un premier temps un public Lyonnais plus attentif qu'autre chose. Un accueil poli conclut dans un premier temps « Paradogma » et la pourtant phénoménale « Incestuous Dynasty of Worms » (je suis ultra fan de tout « Paradogma » passé le 5e titre, jusqu'à l'avant dernier) ; « Absence of Truth » recueille quelques hochements de têtes un peu plus convaincus… Le son n'est pas exceptionnel, pourtant le groupe ne se démonte pas devant la froideur relative du public, et nous aligne même un nouveau titre en exclusivité, très tranchant et mémorable, qui augure du meilleur pour la suite : « Severed…. » quelque chose (ça c'est du titre). Manque de bol, et histoire d'achever (comme on aurait pu le croire à ce moment là…) la prestation du groupe ce soir là, le guitariste soliste casse 2 de ses cordes à ce moment là du set. Gros cafouillis sur scène, le groupe finit le morceau à une guitare, et 5mn de flottement semblent marquer la fin du concert, le guitariste refusant pour je ne sais quelle raison une guitare que lui propose un roadie en backstage. Aux grands maux les grands remèdes, le chanteur / guitariste donne sa guitare au soliste (vous suivez ?) et c'est reparti pour « Adversary of Bigotry », avec une seule guitare. Clairement, on y perd encore davantage en puissance sonore, et le solo approximatif (complètement loupé sur la fin, avec un signe d'impatience marqué du soliste genre « mais qu'est-ce que je peux faire là ? ») diminue un peu la crédibilité du groupe et pourtant…. Le frontman, devenu chanteur à plein temps, met une telle conviction dans sa prestation, appuyé par le colossale bassiste, que le public Lyonnais a paradoxalement pris le parti de soutenir le groupe, devenant enfin le 5e membre du groupe. Outre les sincères acclamations après chaque morceau, la fosse s'anime quelque peu, et c'est avec un magistral « Misconception » (accueilli par un hurlement de joie de votre serviteur), aussi énorme de brutalité qu'inaudible ou presque, que HoP convaint finalement un public qui restera je le pense intrigué par cette prestation un peu bancale, mais franchement convaincante sur le plan scénique et je l'espère musical (bien que du Brutal Death, cela reste un peu difficile à apprivoiser si on ne connait pas sur album). A revoir dans de meilleures conditions…

Setlist Hour of Penance :

Paradogma
Incestuous Dynasty of Worms
Absence of Truth
Incontrovertible Doctrines
Slavery in a Deaf Decay
[Nouveau morceau]
Adversary of Bigotry
Misconception

Le temps d'aller acheter un TS Hour of Penance taille S au stand, un achat par conséquent complètement inutile mais qui permettra au soliste de se financer un nouveau jeu de cordes, et voilà Belphegor qui relance les hostilités. Tout simplement la meilleure prestation de ce soir, les Autrichiens ont eu tout ce qu'HoP aurait mérité d'avoir : un son d'une clarté phénoménale, malgré la brutalité également manifeste des compositions et un public acquis entièrement à sa cause. Etonnant quand on se souvient qu'un an en arrière le groupe avait eu du mal à remplir le Lyon's Hall….Bref, Helmut et sa bande de potes ont mis tout le monde d'accord, avec un set malheureusement beaucoup trop court. Piochant ici et là sa setlist, le groupe aligne intelligemment compos brutales et plus lourdes, avec en point d'orgue un magistral « Lucifer Incestus », où les BPM défilent enfin plus vite que les pensées d'autosatisfaction dans l'esprit d'un von_yaourt. Helmut est soit sous influences, soit simplement possédé, car à l'entendre pousser de troublants gémissements entre 2 décharges de haine et éructer à moitié dans son micro, insultant un public qui en redemande, on sent un malaise apparaitre…cela tombe bien, on est un peu venu pour ça non ? Bref Belphegor, vainqueur par KO de la soirée, sans doutes possibles. Revenez avec un set plus long la prochaine fois les gars !

Setlist Belphegor :

In Blood - Devour This Sanctity
Belphegor - Hell's Ambassador
Angeli Mortis De Profundis
Impaled Upon the Tongue of Sathan
Stigma Diabolicum
Lucifer Incestus
Rise to Fall and Fall to Rise

Il reste un groupe? Ah ouais, Deicide…. Je n'avais pas gardé un souvenir très positif de leur prestation au Dynamo 2004 (oui, je suis un Ancien…), et de façon générale, à part « The Stench of Rdemption », ce groupe me laisse indifférent. En les voyant monter sur scène, difficile de ne pas esquisser un sourire : la moyenne d'âge démarre par le chiffre quatre, et la prestance scénique détonne, après la fougue d'un HoP et le professionnalisme de Belphegor. Deicide sur scène, c'est un Pat Owen qui gigote d'une jambe à l'autre ; c'est un Glen Benton qui assure le minimum syndical en matière de mise en scène et de prestation scénique ; un batteur qui fait un peu pâle figure après celui de Belphegor…heureusement, il y a Santolla, dégaine des eighties certes, mais un soliste qu'on sait plus que doué, et qui a un peu minimum la flamme, contrairement à ses deux compères aux 6 et 4 cordes… Bon, toute considération négative mise à part, Deicide a assuré un show carré, sans passion certes, mais probablement un régal pour quiconque a suivi un peu la disco du groupe. Personnellement j'ai vite décroché, et ayant picoré les quelques titres que je connaissais, je n'ai pas tenu jusqu'au bout du concert. Deicide méritait bien évidemment la tête d'affiche, niveau notoriété, apport à la scène métal, etc… mais en terme de prestance scénique je préfère mille fois la fougue certes encore juvénile de HoP ou la mise en scène diabolique de Belphegor.

Remercions en tout cas les Femâles pour avoir organisé avec charme et grâce une date pour autant loin d'être gagné sur le papier, et à bientôt pour de nouvelles scènes remplies de décibels…

Setlist Deicide :

Homage For Satan
Dead By Dawn
Once Upon The Cross
Scars Of The Crucifix
When Satan Rules This World
Serpents Of The Light
Hang In Agony Until You're Dead
Conviction
Children Of The Underworld
Death To jesus
Dead But Dreaming
Witness Of Death
Desecration
Into The Darkness You Go
How Can You Call Yourself
Kill The Christians
Lunatic Of God's Creation
Sacrificial Suicide

1 COMMENTAIRE(S)

Surt citer
Surt
13/07/2011 11:32
Clairement le meilleur concert de l'année pour l'instant à Lyon. The amenta était pas mal, je ne connais pas le groupe mais j'ai beaucoup aimé quand ils ralentissaient le tempo et posaient leur ambiance. Hour Of Penance était la grosse claque de la soirée en ce qui me concerne, dommage pour les soucis techniques. Belphegor toujours impressionnant et plaisant à voir en live. Et pour Deicide, pareil que Chris je ne suis pas un aficionado de la bande à Benton, j'ai donc apprécié mais sans plus et je regrette vraiment que Santolla n'essaye pas de reproduire les anciens soli, une chanson comme Scars Of The Crucifix perd beaucoup en qualité sans le solo original. Merci les Femâles !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Deicide + Belphegor + Hour of Penance + The Amenta
plus d'infos sur
Belphegor
Belphegor
Death/Black - 1992 - Autriche
  
Deicide
Deicide
Death Metal - 1989 - Etats-Unis
  
Hour Of Penance
Hour Of Penance
Death Metal - 1999 - Italie
  
The Amenta
The Amenta
Cyber Death Metal Industriel - 2002 - Australie
  

Reek
Death Is Something There Be...
Lire la chronique
Engrossed
Initial Decay (Compil.)
Lire la chronique
Pilori
À Nos Morts
Lire la chronique
French Black Metal : Les plus gros conn*rds
Lire le dossier
Misanthrope
Bâtisseur de Cathédrales : ...
Lire la chronique
Spell
Opulent Decay
Lire la chronique
Cemetarian
Tomb Of Morbid Stench (Démo)
Lire la chronique
16
Dream Squasher
Lire la chronique
Wayward Dawn
Haven Of Lies
Lire la chronique
October Falls
A Fall of an Epoch
Lire la chronique
Pearl Jam
Yield
Lire la chronique
Gris
Il était une forêt...
Lire la chronique
Odraza
Rzeczom
Lire la chronique
Ectoplasma
White-Eyed Trance
Lire la chronique
Violence Gratuite
EPonyme (EP)
Lire la chronique
Laetitia in Holocaust
Fauci Tra Fauci
Lire la chronique
Winter Deluge
Degradation Renewal (EP)
Lire la chronique
Nekrovault
Totenzug : Festering Peregr...
Lire la chronique
Infestment
Human Altar (Démo)
Lire la chronique
Naglfar
Cerecloth
Lire la chronique
Asofy
Amusia
Lire la chronique
Helfró
Helfró
Lire la chronique
Infestment
Maggots In Your Brain (Démo)
Lire la chronique
Serment
Chante, O Flamme de la Libe...
Lire la chronique
Unearthly Trance
V
Lire la chronique
Kurnugia
Forlorn And Forsaken
Lire la chronique
Misanthrope
Lire l'interview
Iku-Turso
Pakana
Lire la chronique
Cryptic Shift pour "Visitations from Enceladus"
Lire l'interview
Massacre
From Beyond
Lire la chronique