chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
112 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Vision-Conquest-Discipline European Conquest 2019

Live report

Vision-Conquest-Discipline European Conquest 2019 Doombringer + Mgla + Revenge
Le 15 Mai 2019 à Paris, France (Petit Bain)
Annoncé complet depuis déjà belle lurette, Garmonbozia organisait hier soir au Petit Bain le retour de MGLA à Paris en compagnie cette fois-ci des Canadiens de REVENGE et de ses compatriotes de DOOMBRINGER. Une affiche plutôt alléchante puisqu’en ce qui me concerne, je n’avais pas revu les Polonais depuis leur escale à Bruxelles fin 2015, les Canadiens depuis l’avant dernière édition du Fall Of Summer en 2016 et, cerise sur le gâteau, jamais encore croisé la route de DOOMBRINGER sur scène.

Malheureusement, c’est avec un peu de retard que j’arrive dans une salle déjà particulièrement bien chargée malgré l’heure peu avancée. DOOMBRINGER est donc déjà sur scène et je dois bien reconnaître que je ne m’attendais pas à trouver sur les planches du Petit Bain des garçons aussi propres sur eux. Car oui, les Porteurs du Chaos sont en fait vêtus de chemises noires impeccablement repassées et portent les cheveux courts et bien coiffés. Il n’y a finalement que le chanteur Medium Mortem qui, malgré sa chemise blanche un brin baroque, viendra quelque peu trancher avec la rigueur de garçon de café de ses compères en arborant autour du cou et à la ceinture des chapelets d’os particulièrement bien fournis de même qu’une tignasse digne de ce nom. Pour le reste, on ne peut pas dire que j’ai été particulièrement transcendé par la prestation des Polonais. Si musicalement je n’ai pas grand-chose à l’heure reprocher, c’est plutôt l’exercice de la scène en lui-même qui pêche ici par un manque de passion et d’intensité plutôt évident. Les pieds sur les retours et l’économie du geste, DOOMBRINGER peine à susciter une quelconque excitation malgré une setlist variée (le groupe va se concentrer sur ses deux albums tout en allant piocher quelques titres dans ses sorties les moins récentes) et des morceaux tout de même assez efficaces. Encore une fois, heureusement que Medium Mortem y met un peu du sien car on aurait eu sinon vite fait de s’ennuyer. Maître de cérémonie concerné mais pas non plus extravagant, sa gestuelle de possédé et ses variations vocales vont apporter un peu de relief à une prestation beaucoup trop linéaire pour véritablement déchaîner les foules et les passions. Une entrée en matière en demi-teinte (surtout pour une première rencontre sur les planches).

S’il y a par contre un set ce soir qui s’annonçait bel et bien musclé, c’est évidemment celui des Canadiens de REVENGE. Première réflexion, alors même que le groupe n’a pas encore entamé sa prestation, jamais je n’ai aussi bien pu reluquer les trois musiciens qu’au Petit Bain, surtout le père Read confortablement installé derrière son kit. Deuxième réflexion, mais qu’est-ce que c’est que ces cheveux qui ont poussé sur le crâne de Vermin ? Terminé la boule à zéro, place désormais à une grande mèche blonde en plein milieu de la tête. Oui, encore des considérations sans importance de l’ordre du détail mais que voulez-vous, il faut bien que je meuble un peu ce live-report. D’autant que REVENGE, côté setlist, ne s’est pas particulièrement foulé en reprenant à peu de chose de près (pas de "Equimanthorn") l’intégralité des morceaux exécutés à Torcy ou au Netherlands Death Fest en 2016. Car à moins que je ne me sois planté, le groupe n’a exécuté en ce mercredi soir qu’un seul nouveau morceau intitulé « Oath Violator » et rien du EP sorti en fin d’année dernière sur Season Of Mist. Quoi qu’il en soit et comme je le disais plus haut, les Canadiens nous ont offert une prestation une fois encore particulièrement intense. Aidé par un son étonnamment propre pour un groupe tel que REVENGE, le trio va enchaîner les démonstrations de force, quitte à casser les oreilles des quelques effarouchés qui préférerons rebrousser chemin plutôt que de subir les solos foutraques et abrutissants du père Vermin. Le couteau entre les dents, les yeux injectés de sang (métaphoriquement parlant), le trio va procéder à une mise à sac du Petit Bain en bonne et due forme à coup de "Us And Them (High Power)", "Mass Death Mass", "Wolf Slave Protocol (Choose Your Side)" et autre "Banner Degradation (Exile Or Death)". Quarante-cinq minutes d’une punition auditive exécutée avec véhémence et sauvagerie. Il fallait bien ça pour se remettre un peu en jambes.

Trois ans et demi que je n’avais pas revu MGLA sur scène. Et oui, je m’y étais pris trop tard en 2016 lors de leur précédente escale parisienne. Mais finalement ce n’est pas si grave car je vais vite me rendre compte que rien n’a changé depuis décembre 2015. Perfecto en cuir, sweat capuche noir et voile sur le visage… A vrai dire, je ne m’attendais pas à autre chose. Par contre, à l’image de la prestation de DOOMBRINGER, je vais avoir bien du mal à me laisser happer par le set des Polonais. La faute à une prestation ronflante, sans surprise et finalement bien peu passionnante. Là encore, rien à voir avec l’exécution qui pour le coup ne souffre d’aucun défaut particulier puisque entre le son (même si la guitare lead aurait mérité d’être davantage mise en avant dans le mixage) et l’interprétation impeccable des musiciens, il ne fait aucun doute que MGLA n’est plus le groupe obscur d’il y a six ou sept ans mais bel et bien une machine parfaitement rodée qui connait la chanson et au public particulièrement dévoué. Mais outre une setlist plus ou moins cousue de fil blanc c’est l’impression d’être face à un groupe sans expression et sans passion qui me gêne davantage. Des titres tels que "With Hearts Toward None I" ou "With Hearts Toward None VII", avec leurs mélodies absolument imparables me feront toujours de l’effet (tout comme le reste de leur setlist en fait) mais hier soir, ces mélodies et ces fulgurances rythmiques n’ont pas suffi à me transporter autant que je l’aurai souhaité. C’était cool mais beaucoup trop plan-plan pour que je m’excite tout seul dans mon coin. Pour autant, le public était lui vraisemblablement ravi à en juger par les cris de mon voisin de devant et plus généralement par l’enthousiasme général ayant frappé le Petit Bain. Assurément, MGLA n’a pas volé son succès, ses compositions étant suffisamment solides et bien pensées pour plaire aux plus grand nombre mais ce soir, je n’y ai trouvé que partiellement mon compte. Tant pis.

Si à mon grand désarroi la soirée a été marquée par deux prestations particulièrement plan-plan, je retiendrai surtout de cette affiche le set sauvage de REVENGE et cela en grande partie parce que le groupe n’a jamais eu un son aussi propre qu’hier soir au Petit Bain. Pour le reste, si vous avez déjà eu l’opportunité de voir et d’apprécier DOOMBRINGER et surtout MGLA sur scène, sachez que vous n’avez absolument rien loupé tant les deux groupes se sont contentés, d’exécution mise à part, du minimum syndical en terme d’expression et d’interprétation. En somme, une soirée bien trop sage.

4 COMMENTAIRE(S)

grintold citer
grintold
16/05/2019 17:40
Présent lors de la date sur Lyon, pour Doombringer, le son était très très bon, j'ai bien aimé le concert, même si certaine composition mid tempo était un peu longue, j'ai beaucoup apprécié la voix du chanteur, ultra propre (bon quand je l'ai vu arrivé en plein millieu de l'intro j'ai failli appelé la sécurité, j'ai cru qu'un sdf s'était invité sur la scène).
Revenge, pas fan sur skeud, j'ai bien aimé le mélange de voix criarde et lourde et grasse des deux chanteurs; ensuite l'apothéose avec Mgla, magique, incroyable, envoûtant, rien à dire
ellestin citer
ellestin
16/05/2019 15:45
Présent. Je ne me suis pas attardé devant Doombringer, que j'ai trouvé sans relief. Revenge c'était la guerre ni plus ni moins, et peut-être plus "varié" qu'attendu. Quant à Mgła, que j'avais vu il y a 2 mois avec un son dégueu à Bruxelles, je n'ai pas été déçu par une prestation carrée mettant parfaitement en valeur les qualités de leurs morceaux. Par contre je rejoins l'idée que l'impact du groupe peut pâtir à l'usage de leur côté statique et d'une recette il faut le dire répétitive.
Sulphur citer
Sulphur
16/05/2019 13:51
Le concept live de Mgla, une fois la découverte passée, a ses limites. Vivement qu'ils sortent un nouvel album.
dantefever citer
dantefever
16/05/2019 13:11
J'aurais tué pour être à cette date

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Vision-Conquest-Discipline European Conquest 2019
plus d'infos sur
Doombringer
Doombringer
Black Metal - 2007 - Pologne
  
Mgla
Mgla
Black Metal - 2000 - Pologne
  
Revenge
Revenge
Black Metal - 2000 - Canada
  

Undeath
Demo '19 (Démo)
Lire la chronique
Total Hate
Throne Behind A Black Veil
Lire la chronique
10 MoM Challenge n°3 - Ceci n'est pas du DEATH !
Lire le podcast
Entombed A.D.
Bowels Of Earth
Lire la chronique
Mavorim
Silent Leges Inter Arma
Lire la chronique
Asagraum
Dawn of Infinite Fire
Lire la chronique
PPCM #23 - CELTIC pas beau ce METAL-là ?
Lire le podcast
Mgla
Age Of Excuse
Lire la chronique
Kruksog
Foster Prudence
Lire la chronique
Darkend
Spiritual Resonance
Lire la chronique
Adherent
Demo MMXVII (Démo)
Lire la chronique
Power From Hell
Profound Evil Presence
Lire la chronique
Imperial Cult
Spasm of Light
Lire la chronique
Jupiterian
Terraforming
Lire la chronique
Vitriol
To Bathe From The Throat Of...
Lire la chronique
Atlantean Kodex
The Course of Empire
Lire la chronique
Acid Witch
Evil Sound Screamers
Lire la chronique
Lutomysl
Ecce Homo
Lire la chronique
Various Artists
Slave to the Grind (DVD)
Lire la chronique
Temple Of Dread
Blood Craving Mantras
Lire la chronique
Antichrist Siege Machine
Schism Perpetration
Lire la chronique
Illdisposed
Reveal Your Soul For The Dead
Lire la chronique
Furia
Grudzień za grudniem
Lire la chronique
Critical Defiance
Misconception
Lire la chronique
Rotted
Pestilent Tomb
Lire la chronique
Jesus Cröst
Tot
Lire la chronique
Impavida
Antipode
Lire la chronique
Imprecation
Damnatio Ad Bestias
Lire la chronique
Esoctrilihum
The Telluric Ashes Of The O...
Lire la chronique
Ossuary
Supreme Degradation (Démo)
Lire la chronique