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METAL MEAN FESTIVAL XV - 2019

Live report

METAL MEAN FESTIVAL XV - 2019 Asphyx + Au-Dessus + Bloodbath + Incantation + Mephorash + Midnight + Primordial + Tormentor + Vomitory + Zuriaake
Le 17 Août 2019 à Méan, Belgique
La paisible bourgade de MEAN est en passe de devenir l’un de mes incontournables points de chute de l’été. Venue pour la première fois en 2015, je n’ai, depuis, fait l’impasse - et à mon plus grand regret - que sur l’édition de 2016. C’est donc avec ce sentiment rassurant de « revenir à la maison » que j’ai débarqué très tard dans la soirée du vendredi pour poser ma tente sur le terrain de foot communal, à quelques dizaines de mètres de mes copines meuglantes, alors que résonnent les échos de We Will Rock You. La tradition veut que la veille du festival se produisent des cover bands des légendes Rock, Hard Rock ou Metal : cette année, QUEEN et AC/DC sont à l’honneur avec respectivement PILGRIMS et HIGH VOLTAGE. Cependant, je n’ai jamais eu l’occasion d’assister aux warm-up. Je ne suis pas la seule à m’être abstenue car le camping est déjà bien rempli et ma foi assez animé. La nuit sera toutefois reposante, mais la première Chevauchée des Walkyries (annonce du café généreusement offert par l’orga aux festivaliers) à 7h45 est bien trop matinale pour moi, j’attendrai la seconde tournée pour mon coup de fouet caféiné. En cette toute fin de matinée, alors que j’attends l’ouverture du site, le temps se maintient encore, la pluie n’est pas encore tombée, mais le ciel est plombé et les nuages bas, lourds de menace. Pas de changement à l’intérieur de la zone concert : l’unique bar, les points de restauration, les stands de merch encerclent l’espace de circulation, la tente trône fièrement dans le fond.

Après le Fall of Summer 2017, il revient encore aux Lituaniens d’AU-DESSUS d’ouvrir le festival. Ce n’est jamais un créneau facile pour un groupe, d’autant que leur Post-Black Metal n’est pas de nature à faire s’enjailler les foules. Sur les premiers titres, le son est un peu brouillon, pas très fort non plus, je passe mon temps à retirer mes bouchons, j’ai un peu de mal à rentrer dans le set, tout comme les membres du groupe d’ailleurs, figés sous leurs capuches. Le jeu de scène se réduit à se mettre de dos en début de morceau et à se retourner une fois passée l’intro. Progressivement, la prestation gagnera malgré tout en densité, grâce notamment au chant profond et maîtrisé de Mantas et aux belles et puissantes envolées dont End of Chapter regorge. Un set sans surprise, mais servi, comme toujours avec AU-DESSUS, avec sobriété et beaucoup de classe.

Setlist :
. I
. VII
. III
. X
. VIII
. XI
. XII : End Of Chapter


Le moins que l’on puisse dire, c’est que ZURIAAKE soigne le visuel, quitte à entretenir quelques clichés… Les bonzaïs s’entortillent autour des pieds de micro, les musiciens vêtus de soutanes noires portent des chapeaux chinois noirs et autres colifichets , le chanteur, en maître de cérémonie empoigne une dague et un long foulard de soie blanche qu’il manipule lentement et mystérieusement. Les compositions des Chinois sont dépouillées, en tout cas sur les morceaux proposés, les riffs basiques, bien qu’efficaces, avec un petit côté BATHORY époque Blood Fire Death, la basse minimaliste, en simple support rythmique. J’ai particulièrement apprécié le chant Black, parfait de maîtrise, même si j’aurais aimé entendre le rendu de la voix claire qui m’avait marquée sur quelques pistes. Néanmoins, les samples (ambient, bruissement du vent dans les feuilles ou encore ruissellement d’eau) sont bien trop discrets pour imposer les riches atmosphères que l’on perçoit de manière plus prégnante dans la version studio. Le dernier morceau était quand même bien prenant avec un final assez époustouflant. Une belle prestation, longuement saluée par un public conquis, mais… pas aussi ouf que je l’espérais. Peut-être qu’après avoir vu maintes fois des groupes de la trempe de CULT OF FIRE ou BATUSHKA (ici même d’ailleurs), une énième mise en scène cérémonielle ne fait plus son petit effet sensationnel. J’ai bien peur que ZURIAAKE reste cantonné au rôle de simple curiosité « Black-Metal-venu-d’Extrême-Orient ».

Les Suédois de MEPHORASH ont eux aussi mis le paquet sur la déco avec de jolies oriflammes surmontées de bougies. Pas moins de six personnes sur scène portant de larges vêtements de cérémonie (une mauvaise langue a parlé de peignoir de boxe), le visage recouvert de masque. Ouais, bon, encore une fois, ça ne surprend plus personne, mais pourquoi pas. J’avais un a priori plutôt négatif, après avoir écouté leur dernier album Shem Ha Mephorash (faut se les farcir les 74 minutes !) que j’avais trouvé pompeux, grandiloquent et sans saveur. Eh bien… C’est la même chose en live ! Tel un œuf Fabergé, la coquille est splendide mais l’intérieur est désespérément vide. J’ai la désagréable impression d’être devant un groupe venu faire l’épate avec de beaux artifices, sorte de cache-misère d’un manque cruel d’idées nouvelles mais surtout de sincérité. Bref, ça ne me touche pas plus que sur piste, je trouve l’ensemble bien trop prétentieux et superficiel. Ils avaient pourtant un très gros son. Déçue, je quitte la tente sans attendre la fin.

Setlist :
. Riphyon - The Tree of Assiyah Putrescent
. Sfaíra Tis Fotias
. King of Kings, Lord of Lords
. Epitome I: Bottomless Infinite
. Sanguinem


C’est avec MIDNIGHT que les choses sérieuses commencent. Ce n’est pas Keyser que j’avais quitté avec la bouille de Grumpy Cat devant MEPHORASH et que je retrouve devant les Américains, qui me contredira ! Après un premier (et mémorable !) passage en terre wallonne en 2015, j’étais vraiment contente et impatiente de retrouver Athenar et ses deux larrons. Avec MIDNIGHT, pas de chichis, ni de blablas, au diable les fioritures : un cuir sur le dos, une cartouchière en bandoulière, debout sur les amplis, roule ma poule, viens t’encanailler et te trémousser le poing levé sur mon Black/Speed, tu ne seras pas déçue du voyage ! Gros son, énergie de dingue, à grands renforts de moulinets de bras et de jump incessants, le pit s’anime enfin, les refrains sont repris en chœur (Evil…Evil… Evil… like a Knife !), les titres s’enchaînent à un rythme endiablé : le parfait feel good set, joyeusement badass, délicieusement old-school, que l’on quitte à regret, mais avec le sourire jusqu’aux oreilles et requinqué comme jamais ! Par contre, je n’aurais pas dit non à un petit No Mercy for Mayhem.

Setlist :
. Penetratal Ecstasy
. Poison Trash
. Vomit Queens
. Evil Like a Knife
. Prowling Leather
. Endless Slut
. Satanic Royalty
. Violence on Violence
. Lust Filth and Sleaze
. You Can't Stop Steel
. Who Gives a Fuck?
. Unholy and Rotten


Que dire de plus qui n’a pas été dit sur INCANTATION ? C’est toujours une bonne grosse fessée, une fois de plus promise par John McEntee himself à son arrivée sur scène et infligée avec doigté et fermeté. Par définition, une déculottée, ça fait mal. Faut croire que nous sommes de gros pervers à tendance masochiste pour venir la chercher, encore et encore… C’est la sixième fois que je les vois en trois ans, et je reste sans voix devant une telle constance. Après un attendrissant geste fraternel - le quatuor se réunit autour de la batterie et se checke le poing serré (je suis vraiment d’une sensiblerie !) -, le set a pourtant démarré avec un désagréable son étouffé ; le tir fut rapidement et heureusement corrigé. Sonny Lombardozzi s’éclate discrètement mais sûrement sur sa huit cordes, Luke Shively, de plus en plus à l’aise, se promène de long en large et avec un grand sourire sans perdre une note au passage, tandis que le Santa Claus du Death Metal distribue les riffs de tueur, les growls des abysses et les regards noirs comme son alter ego Coca-Cola des papillotes. Les échines se courbent, bientôt de manière frénétique, la fosse s’agite, et les gars de la sécu rapidement au taquet pour réceptionner les slammeurs. Irrésistible et impérial, comme toujours. Et bordel, Carrion Prophecy (ouh le méchant blocage) !

Setlist :
. Entrantment of Evil
. Shadows of the Ancient Empire
. Devoured Death
. Rites of the Locust
. Carrion Prophecy
. Unholy Massacre
. Deliverance of Horrific Prophecies
. Lus Sepulcri
. The Ibex Moon
. Impending Diabolical Conquest
. Profanation


J’ai un problème avec VOMITORY. J’aimerais les aimer, parce qu’il s’agit d’une respectable et respectée formation de Death Metal, comptabilisant trois décennies de carrière, qui prend un plaisir manifeste à remonter sur les planches ces derniers mois après quelques années passées dans l’ombre. La prestation de ce jour viendra confirmer le sentiment que les Suédois m’avaient inspiré au NETHERLANDS DEATHFEST en mai dernier : j’oscille entre les moments d’ennui et les fugaces instants de plaisir (j’avoue quand même un petit faible pour quelques titres, comme Regorge in the Morgue et Terrorize Brutalize Sodomize, hargneusement impeccables), en raison d’une rythmique trop linéaire, peut-être. Pourtant, encore une fois, malgré l’énergie et la saine agressivité dont ils ont fait preuve, ça ne tiendra pas sur la longueur. De surcroît, il n’a pas été simple pour VOMITORY de relever le défi de passer après les patrons américains d’INCANTATION, il sera encore plus compliqué pour eux de précéder ASPHYX. Le groupe souffrira d’une double comparaison qui ne plaidera pas en sa faveur. En ce qui me concerne, ils prennent en toute logique la troisième place sur le podium des vétérans du Death Metal présent à Méan en ce samedi. Pendant ce temps, la pluie tombe, lentement mais sûrement et durablement…

Setlist :
. The Voyage
. Gore Apocalypse
. Ripe Cadavers
. Revelation Nausea
. Madness Prevails
. Regorge in the Morgue
. Serpents
. Terrorize Brutalize Sodomize
. Chaos Fury
. Raped in Their Own Blood


Il en faut toujours un… Ce sera ASPHYX qui me fera verser ma petite larmichette, lorsque résonnera les premières notes de Wasteland of Terror, près de trente ans après avoir découvert le groupe néerlandais au moyen de mon premier achat Death Metal avec la cassette devenue collector In the Eyes of Death, split de cinq groupes sorti en 1991, qui m’a définitivement fait plonger dans le Metal extrême. Le genre de premier rendez-vous amoureux qui laisse des traces indélébiles et dont le souvenir fait ressurgir un paquet d’émotions. Merci à Martin Van Drunen, le plus ancien membre du groupe, avec sa voix de gorge remplie de graviers, pour sa bonne humeur et ses efforts pour s’exprimer en français « Merde, putain ! En français, hein ?!? » s’amuse-t-il à dire fièrement. Merci à ces gars, tout plein de cheveux (ça commence à manquer cruellement dans le milieu, mais c’est toujours visuellement plaisant de voir ces crinières virevolter) à l’enthousiasme indéfectible et contagieux. Ce n’est plus une fessée, c’est une bonne grosse tarte dans la gueule assénée à coup de titres, que dis-je de tubes, courts, incisifs et diablement efficaces, une déferlante de violence qui dévaste tout sur son passage. Pour ne rien gâcher, les Néerlandais ont bénéficié d’un putain de gros son, aussi massif que la carrure de son batteur et vu le morceau, ce n’est pas peu dire ! Le final sur Last One on Earth m’a laissée sur le derrière et accessoirement l’œil humide. Le Death Metal, c’est tout plein d’émotions, cœur fragile, s’abstenir. LE set du festival en ce qui me concerne.

Setlist :
. Vermin
. Division Brandenburg
. Wardroid
. Death the Brutal Way
. Asphyx (Forgotten War)
. Deathhammer
. It Came From The Skies
. Wasteland of Terror
. Der Landser
. Scorbutics
. Forerunners of the Apocalypse
. The Rack
. Last One on Earth


Le dernier album de PRIMORDIAL sorti en 2018, Exile Amongst the Ruins, m’avait quelque peu déçue, me semblait moins inspiré et un peu trop long avec plus d’une heure pour huit pistes. J’ai pourtant beaucoup apprécié les deux extraits proposés, tirés de ce dernier opus Nail Their Tongues et To Hell or the Hangman. Il faut reconnaître que les compositions des Irlandais s’apprécient davantage en live, grâce au talentueux et charismatique Alan Averill, alias Nemtheanga, qui ne se contente pas d’interpréter des chansons, mais nous les fait vivre littéralement. Le chant est puissant, maîtrisé, empreint d’une émotion non feinte. Il s’impose naturellement comme un incroyable front-man, qui d’un regard pénétrant et magnétique, capte l’attention d’un public, parfois d’une personne en particulier (si, si, je t’assure, c’est moi qu’il regarde !). Alan Averill est l’une des plus belles « pleureuses» (sans injure ni moquerie aucune) du Metal qu’il m’ait été donné de voir sur scène. N’oublions pas ses camarades instrumentistes, qui en toute discrétion, travaillent avec application pour rendre une copie parfaite, tirant parti du son incroyablement propre servi par les ingé son (un grand merci à eux). PRIMORDIAL a le don rare de communier avec le public, lui offrant, prestation après prestation, d’intenses moments de chaleureuse ferveur : tout le monde tape dans ses mains et reprend les refrains (bon, faut tomber sur le bon voisin, sinon, ça pique). Frissons et émotions garantis, comme en témoignent les acclamations nourries autour de moi.

Setlist :
. As Rome Burns
. Nail Their Tongues
. No Grave Deep Enough
. Where Greater Men Have Fallen
. To Hell or the Hangman
. Lain With the Wolf
. Empire Falls


Allô, Mikael Åkerfeldt ? Pas le temps, plus envie… Allô, Peter Tägtgren ? Non plus. Bon, ben, tant pis, je vais me faire une raison… ou pas d’ailleurs. Nick Holmes dans BLOODBATH, ça ne passe pas chez moi, mais alors pas du tout ! Le chant, l’attitude (il s’ennuie ferme ou bien ?), le look, rien ne colle. Autant Grand Morbid Funeral passait encore bien, autant le dernier album The Arrow of Satan Is Drawn me plonge dans l’ennui, pas de chance ils en joueront quatre morceaux. J’arrêtais de grogner quand débutaient les titres de Nightmares Made Flesh ou de Resurrection Through Carnage, encore fallait-il les reconnaître, car entre la batterie (de cuisine et ses casseroles), les guitares inaudibles (c’est quand même ballot de ne pas entendre le riff de Cry My Name) et la voix limitée du vieux Nick, il y a de quoi enrager. LA déception du festival, qui m’a vraiment mise de méchante humeur, autant que la flotte qui n’en finit pas de tomber du ciel. La prestation sera d’ailleurs applaudie mollement du bout des doigts par le public qui ne cessait de réclamer les classiques (le nombre de fois où j’ai entendu Eaten autour de moi…).

Setlist :
. Fleischmann
. Let the Stillborn Come to Me
. So You Die
. Chainsaw Lullaby
. Bloodicide
. Breeding Death
. Cancer of the Soul
. Warhead Ritual
. Outnumbering the Day
. Cry My Name
. Eaten


Il pleut maintenant des cordes, tout le monde est rincé au sens propre comme au sens figuré. Les visages sont marqués, les yeux papillonnent, les bâillements deviennent contagieux. Pour ne rien arranger, les Hongrois se font attendre. C’est la troisième fois en quatre mois que je vois TORMENTOR, ma curiosité et mon intérêt sont moindres, je m’éteins doucement. Leur show, véritable spectacle orchestré par Attila Csihar, est sans surprise, mais toujours terriblement efficace car parfaitement rodé : toujours la même setlist, la même mise en scène, les mêmes grosses ficelles, mais ça fonctionne encore. La fatigue me sautera dessus d’un seul coup à mi-parcours, je suis tombée dans un demi-sommeil sur un banc derrière la régie son (c’est moche de prendre de l’âge…), et lorsque j’émerge à la fin du set, la tente est à moitié vide, le groupe quitte rapidement la scène, peut-être un peu dépité de la défection du public à cette heure tardive. Les conditions climatiques en ont certainement refroidi plus d’un…

Setlist :
. Tormentor I
. In Gate of Hell
. Apocalypse
. Elisabeth Bathory
. Damned Grave
. Transylvania
. Tormentor II
. Trance
. Beyond
. Heaven
. Anno Domini
. Branded the Satan
. Mephisto
. Live in Damnation
. Seventh Day of Doom



Je pensais prendre un repos bien mérité après cette intense journée et m’effondrer dans ma tente sans demander mon reste. C’était sans compter sur ce temps digne des Hauts de Hurlevent (je traverse une frénétique période Kate Bush et reste une fan inconditionnelle des sœurs Brontë, trop dark les frangines), la pluie et le vent ont eu raison de l’étanchéité de mon abri de fortune. Une nuit sans sommeil, mais au sec, m’attendait dans ma voiture…

Même si l’affiche de cette quinzième édition ne comportait que deux groupes que je n’avais encore jamais vus et d’autres dont j’avais souvent croisé le chemin auparavant, la question de ma présence au METAL MEAN FESTIVAL 2019 ne s’est même pas posée. L’orga a de solides arguments pour fidéliser un public d’habitués : des line-up toujours alléchants, un site confortable au cadre agréable, un son très souvent d’excellente qualité, un très chouette travail sur les lumières (sur chacun des sets encore cette année) et des bénévoles d’une extrême gentillesse, toujours aux petits soins pour les festivaliers et prompts aux échanges cordiaux. On peut peut-être regretter l’absence d’une ou deux bières supplémentaire de qualité supérieure à celle proposée sur le site (nous sommes tout de même en Belgique, que diable !) et une offre de restauration plus abondante (un peu trop d’attente au stand vegan qui remporte un franc succès, mais dont les tarifs me paraissent un poil cher à 6 ou 8 € le plat), mais pour une journée, ce n’est pas bien grave. Un coup de gueule quand même, car c’est quelque chose qui me dépasse complètement : le comportement de gros dégueulasse d’une partie du public, feignant au point de se débarrasser de ses déchets à même le sol, que ce soit sur la zone de concert ou sur le camping qui, rappelons-le, est le terrain de foot des gamins, alors que de nombreux containers, bien visibles, parsèment le site, et que des sacs poubelle sont distribués à l’arrivée. Un grand bravo (et un grand merci) aux bénévoles qui se coltinent le nettoyage derrière eux, et pour le café le matin.

Ce cru était une fois de plus d’une grande qualité et s’il m’a paru dans sa globalité un chouia en deçà de la précédente édition, c’est uniquement en raison de mes goûts musicaux. Nul doute que je reviendrai à Méan l’an prochain, et ce, avec grand plaisir car je sais d’avance que j’y passerai de très bons moments, l’orga ayant su travailler intelligemment, en gardant la même ligne de conduite, se forgeant, année après année, une solide réputation (méritée) et le respect de son public.

7 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
26/08/2019 13:37
Chri$ a écrit :
Par contre très jaloux que vous ayez vu Vomitory, quelle baffe cela a du être... il est incertain qu'ils aillent au delà de ces quelques concerts suite à leur reformation, mais je donnerai cher pour les voir jouer par ici (et soyons fou, pour un nouvel album à la "Terrorize Brutalize Sodomize...)


Dès le départ le groupe a dit qu'il ferait des concerts mais ne se voyait pas refaire un autre album, d'autant plus avec CUT UP qui occupe deux de ses membres (et qui bossent sur un nouvel opus déjà bien avancé)
Chri$ citer
Chri$
26/08/2019 13:28
Bloodbath, c'est devenu l'ennui le plus total en live, Holmes est le pire frontman qui soit..et pourtant j'adore ce qu'il fait (en album) chez Paradise Lost.
Par contre très jaloux que vous ayez vu Vomitory, quelle baffe cela a du être... il est incertain qu'ils aillent au delà de ces quelques concerts suite à leur reformation, mais je donnerai cher pour les voir jouer par ici (et soyons fou, pour un nouvel album à la "Terrorize Brutalize Sodomize...)
Rigs Mordo citer
Rigs Mordo
23/08/2019 13:16
Ma première édition, et sans doute pas la dernière, je me suis vraiment éclaté. Je ne vais pas revenir sur tous les détails, c'est fait dans le report et dans les coms, mais la bière était effectivement aussi fadasse que l'ambiance était bonne. Et en effet, les bénévoles sont réactifs pour ramasser les merdasses des festivaliers : un concert se termine qu'ils sont déjà en train de collecter les papiers et compagnie. Bravo à eux.

Je suis arrivé après le set d'Au-Dessus, que je ne comptais pas voir pour être honnête donc ça ne m'a pas posé de problèmes. Agréablement surpris par Zuriaake, mise en bouche pas tout à fait mon style à la base, mais le côté visuel et une chouette atmosphère font que ça passe crème. Je ne pourrai pas en dire autant de Mephorash : ouais ils ont une jolie scène, mais musicalement ça ne vaut pas grand-chose, c'est très "prétentieux" comme tu le dis. Mais ça fait une bonne pause-pipi.

Comme le dit Keyser, le fest débute vraiment avec Midnight : c'était la fête ! Les gens répondent bien, le groupe semble s'amuser, le mariage punk/black/rock'n roll fonctionne du tonnerre. Je connaissais mal, quelques chansons ici ou là, mais beau premier contact. Arrive Incantation, pour lesquels j'avais une grosse attente. J'ai été un peu déçu par le son, mais à tous vous lire je devais être mal placé, même si comme dit dans le report ça s'est amélioré au fil du temps. En tout cas, McEntee faisait plaisir à voir : le mec a fait plus de horns up à lui tout seul que tous les festivaliers (il faisait limite les cornes tous les deux riffs), grimace comme un diable et semble content d'être là.

Vomitory, grosse claque me concernant. Même mon frangin, pas trop death, a bien remué de la colonne à leur passage. Faut dire qu'ils envoient, que ça riffe sacrément bien et que le leader a la banane, ce qui fait toujours plaisir à voir. Pareil pour Asphyx, mais en encore mieux : Van Drunen a le feu, et malgré un ou deux couplets passés sous les radars parce que le micro déconne, ça balance de ces pavés... Comme le dit Keyser, l'hommage à Bodyfarm est émouvant, il y a des titres lors desquels il est impossible de ne pas se ruiner la nuque (Deathhammer, Death The Brutal Way...) et les passages doom font un effet dingue. Je les attendais, ils ne m'ont pas déçu et j'aurais bien repris une heure...

Je suis parti après, obligations familiales obligent, mais si ce n'est Bloodbath, je n'avais pas d'intérêt particulier pour le reste donc c'est sans grande peine. Rendez-vous est en tout cas pris pour l'année prochaine, le temps va sembler long...
the gloth citer
the gloth
22/08/2019 18:39
Keyser a écrit :
Très bonne édition à part le temps pourri (une habitude là-bas) et de la bière toujours aussi fade, un comble pour LE pays de ce breuvage. Mais enfin des frites, qu'on ne méritait qu'après bien trois-quarts d'heure de queue.


Le temps, par rapport à ce qui était annoncé, on a encore eu de la chance, il n'a vraiment plu fort que le soir, pas de boue partout, pas trop froid non plus... mais bon, le soleil c'est toujours mieux évidemment ^^

La bière, je suis bien d'accord ; déjà, la pils en général je n'en bois que quand il n'y a pas de spéciales, mais là en plus c'est de la Bofferding, bière luxembourgeoise particulièrement dégueulasse mais présente de plus en plus en Belgique, parce qu'elle revient moins cher aux exploitants de bistrots et autres, j'imagine... Et effectivement, une "spéciale" en plus à la pompe serait bienvenue, de la Rulles par exemple, ou une bière locale...

Sinon, édition un petit peu décevante pour moi : j'ai adoré Incantation (je venais pour eux, jamais vus avant) et beaucoup aimé Midnight (mais moins que la première fois), mais tout le reste ne m'a pas trop botté : Asphyx était bien je crois, mais m'en souviens plus trop (bière + jagermeister + whisky écossais...), pas plus que de Primordial ; Au Dessus c'était bof, Zuriaake joli mais un peu chiant, Mephorash joli aussi mais du black générique sans intérêt et sans Satan (entre les armoiries du Pape et les prières à genoux, je me suis demandé si c'était un groupe de métal chrétien ?).

Vomitory et Bloodbath c'était du death comme j'aime pas, très mécanique et propret (Bloodbath un peu moins), et Tormentor... je m'attendais pas spécialement à des merveilles, mais holala que c'était mauvais !
Jean-Clint citer
Jean-Clint
22/08/2019 17:36
Excellent report comme d'habitude qui confirme le talent du festival à se maintenir d'année en année ! C'est autre chose que le Motocultor où ça a été assez folklorique apparemment Mr Green
Deathrash citer
Deathrash
22/08/2019 14:19
C'était mon premier Metal Mean, l'affiche ne m'emballait pas plus que ça, mais les beuveries avec les potes sur le camping ça a toujours quelque chose de magique...

Finalement j'ai vu réellement que deux concert. Incantation et Apshyx. Et comme vous, j'ai trouvé ça excellent et je voulais vraiment voir ces groupes. Deux bonnes fessées de pur Death.

J'ai essayé Midnight mais pas trop mon truc, trop punk pour moi. Primordial aussi, j'ai tenté mais j'entre pas dans leur truc.
Bloodbath j'ai fais l'impasse. Déjà vu au Motoc avec Nick Holmes, c'était à chier. Avoir remplacé deux purs growleurs par ce mec reste toujours autant un mystère...
Pas vu non plus Tormentor, la pluie a eu raison de moi. La je regrette un peu.

Et pour l'orga, c'était au top, hormis la bouffe pendant les heures où tout le monde veut manger, on fait jamais la queue. Et la bière, bien que légère, à deux balles c'est quand même cool.
Bien chaud pour y retourner l'année prochaine.
Merci pour le report Sourire
Keyser citer
Keyser
22/08/2019 13:14
Super report, encore une fois très agréable à lire. Cantonné pour des Chinois, bien vu, j'aurais fait plus gras haha !

Quant à mon ressenti sur le fest, je vais copier-coller ce que j'ai mis sur un autre forum :

Très bonne édition à part le temps pourri (une habitude là-bas) et de la bière toujours aussi fade, un comble pour LE pays de ce breuvage. Mais enfin des frites, qu'on ne méritait qu'après bien trois-quarts d'heure de queue.

Au-Dessus : pas vu, arrivé pendant leur set et le temps de s'installer c'était fini. Aucun regret, déjà-vu au Fall of Summer et pas mon style même si c'est pas mal fait

Zuriaake : visuellement réussi pour nous transporter en Chine mais musicalement très basique (du riffing thrash mid-tempo pour du soit-disant black), le chant est très bon par contre. Un solo bien cool à un moment sinon c'est chiant, trop limité et répétitif.

Mephorash : beaucoup d'artifices sur scène, du déguisement entre boxeur en peignoir et carnaval de Venise, pour pas grand chose au final tant c'est creux musicalement, une sorte de black/death moderne et plastique qui ne me parle pas du tout.

Midnight : les instruments sont restés intacts cette fois (un chanceux a toutefois récupéré la basse d'Athenar) mais c'était quand même rock 'n roll à mort, ultra efficace. Le fest démarre vraiment là pour moi.

Incantation : génial, un son énorme, une setlist nickel, un groupe toujours aussi passionné après 30 ans de death evil qui sent le bouc. Pas besoin de bougie, d'encens, de grandes capuches ou autres pour balancer la sauce. Respect !

Vomitory : très bon aussi bien que difficile de passer après les Américains. Son puissant et clair, groupe avec la banane, musique ultra efficace entre blast-beats et tchouka-tchouka thrash, quelques mid-tempos pour travailler les cervicales et tout un tas d'excellents riffs.

Asphyx : la même branlée qu'à Incantation. Super son, van Drunen toujours vocalement incroyable et charismatique et cette alternance de titres rapides et de morceaux plus longs et doomy, ça me rend dingue ! Bel hommage au gars de Bodyfarm.

Primordial : pas ma tasse de thé ce black épique celtique un peu folklorique mais une belle prestation, avec un frontman excellent qui sait captiver son public. Belle surprise.

Bloodbath : pas la meilleure prestation du combo que j'ai vue bien qu'efficace. Son un peu brouillon, Holmes en zombie en costard un peu trop fade (alors que je l'aime bien pourtant, je trouve les gens durs avec lui). Setlist très bonne par contre. Grosse fatigue aussi, peut-être que ça a joué dans mon jugement.

Tormentor : je reste que 3-4 morceaux, je suis rincé. J'aime bien mais je les ai déjà vus au NDF. Attila en fait moins cette fois, pas plus mal. Par contre les accoutrements et autres jeux de scène avec fouet, c'est juste ultra ringard.

Retour au camping pour descendre quelques bières sous la flotte, la tente a pris l'eau ce sera donc after avec un pote dans la C3 puis dodo à 4h dans la voiture toujours (bien dormi par contre, ouf, merci l'alcool). Toujours un plaisir ce fest, à l'année prochaine !

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METAL MEAN FESTIVAL XV - 2019
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