chargement...

haut de page

My

Remontez pour accéder au menu
185 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Gravesend - Methods Of Human Disposal

Chronique

Gravesend Methods Of Human Disposal
Sortie l’année dernière en toute confidentialité sur l’excellent label Stygian Black Hand (Antichrist Siege Machine, Left Cross, Occult Burial, Spite...), la première démo de Gravesend intitulée Preparations For Human Disposal n’a pourtant pas manqué d’attirer l’attention de quelques labels désireux de mettre la main sur un groupe prometteur. À ce petit jeu là c’est 20 Buck Spin Records qui a été le plus fort et a ainsi pu offrir un deal aux New-Yorkais pour la sortie ce mois-ci de leur premier album intitulé Methods Of Human Disposal.

Si vous aviez déjà lu ma chronique de Preparations For Human Disposal rédigée l’année dernière, vous aurez probablement vitre compris qu’entre le titre et l’artwork, Gravesend a choisi de rester dans les mêmes thématiques. D’ailleurs, à y regarder de plus près, on remarque que quatre titres de la démo on trouvé place ici ("Methods Of Human Disposal", "End Of The Line", "Verrazano Floater" et "Scum Breeds Scum"). Sachant qu’au total, ce premier album compte tout de même quinze morceaux et que cette première démo n’est sortie qu’en cassette, on ne leur en tiendra pas rigueur.

Alors quoi ? Et bien la même chose qu’auparavant mais en plus long, tout simplement... Donc non, Gravesend n’a bien évidemment pas changé son fusil d’épaule et continue de marcher à grand pas dans les traces de groupes tels que Revenge et autre Antichrist Siege Machine. Rien de bien nouveau en somme... Sauf que si tout cela n’a effectivement rien d’original, le trio new-yorkais continuer de s’imposer par la force avec pour terrain de jeux la ville de New-York et ses coins les plus crades et mal-famés (pour les curieux qui ont envie de voyager, je vous invite à jeter un petit coup d’oeil au sympathique clip du bien nommé "Needle Park"). Bref, Gravesend n’est pas là pour amuser la galerie et c’est très bien comme ça.

Si sa force de frappe évidente est assurément l’un de ses plus gros atouts (un Black Metal sauvage et intense mêlé à un Grindcore des plus virulents saupoudré d’éléments électroniques bien anxiogènes), on retiendra également l’impact de cette production particulièrement lisible, puissante et abrasive qui permet d’en prendre effectivement plein la gueule sans avoir à déchiffrer les riffs de guitares et autres subtilités de ce genre. Non, tout ici est très clair et ne sert qu’un seul but, instaurer un climat de peur et annihiler toute forme de vie et d’espoir. Ce sentiment de peur et d’angoisse, Gravesend va très vite se charger de le faire peser sur nos épaules grâce à deux introductions particulièrement bien fichues. Avec "Fear City", le trio new-yorkais va jouer la carte d’une ambiance synthwave angoissante façon film d’horreur des années 80 sur laquelle va venir se caler le sample d’une dispute particulièrement véhémente avant d’enchaîner avec "STH-10", un titre instrumental explorant des sonorités mid-tempo aux couleurs presque militaires. Il faudra attendre cette relecture de "Methods Of Human Disposal" pour s’en prendre une comme il se doit.
Alors c’est vrai, Gravesend n’a pas grand chose d’autre à offrir qu’une version plus accessible de ce que propose déjà Revenge (et avant lui Conqueror et encore avant lui Blasphemy (et même Antichrist)) depuis maintenant plus de vingt ans. Mais franchement, vu la dérouillée infligée ici, cela n’a pas beaucoup d’importance. On va ainsi retrouver tout ce qui fait le sel de la formation d’Edmonton à commencer par ces fameuses descentes de manches si caractéristiques des Canadiens, ces assauts impitoyables menés à coup de riffs ultra abrasifs aussi simples que redoutables et autres salves de blasts particulièrement soutenus, ces breaks imparables qui n’ont pas fini de briser des nuques et ce groove efficace qui en découle, cette voix ultra haineuse qui va dégueuler sa bile à la face du monde et puis finalement cette impression d’être au milieu d’un champs de bataille et d’en prendre plein la tronche sans pouvoir reprendre son souffle. Non, tout ça ne respire pas la grande intelligence ni l’originalité mais alors en terme de résultat escompté, on peut dire que Gravesend a atteint ici ses objectifs en mettant l’auditeur à genoux.

Alors oui, on trouve bien quelques petites subtilités qui font de Gravesend un groupe qui ressemble à Revenge mais pas tout à fait quand même (je dis ça pour les relous du clavier). Cette production, on l’a vu, en est une. On pourrait également évoquer cet intérêt pour les titres ou passages "ambient" sur fond de synthétiseur pour le moins angoissants ("Fear City", "Eye For An Eye") ou ces mid-tempos brises-nuques peut-être un poil plus développés ici mais dans l’ensemble on reste dans un registre très similaire à celui des Canadiens. Quoi qu’il en soit, Methods Of Human Disposal ne manquera pas de faire son petit effet parmi les amateurs de ce genre de douceurs aussi radicales.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Krokodil citer
Krokodil
24/02/2021 15:24
note: 8/10
Gros coup de coeur de ce début d'année, achat obligatoire !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Gravesend
Black Metal
2021 - 20 Buck Spin Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  8/10
Webzines : (4)  8.08/10

plus d'infos sur
Gravesend
Gravesend
Black Metal - 2020 - Etats-Unis
  

vidéos
Needle Park
Needle Park
Gravesend

Extrait de "Methods Of Human Disposal"
  

tracklist
01.   Fear City  (01:31)
02.   STH-10  (01:54)
03.   Methods Of Human Disposal  (01:53)
04.   Ashen Piles Of The Incinerated  (02:00)
05.   End Of The Line  (01:22)
06.   Subterranean Solitude  (01:17)
07.   Unclaimed Remains  (02:14)
08.   Verrazano Floater  (01:28)
09.   Eye For An Eye  (01:55)
10.   Trinity Burning  (02:41)
11.   Needle Park  (01:37)
12.   Absolute Filth  (01:49)
13.   The Grave's End  (01:23)
14.   Scum Breeds Scum  (02:06)
15.   Concrete Feet  (02:05)

Durée : 27:15

line up
  • A / Chant, Guitare, Synthétiseur
  • S / Basse, Chant, Synthétiseur
  • G / Batterie

parution
19 Février 2021

voir aussi
Gravesend
Gravesend
Preparations For Human Disposal (Démo)

2020 - Stygian Black Hand
  

Essayez aussi
Lord Ketil
Lord Ketil
Long Lone Among the Wolves

2018 - Ogmios Underground
  
Dies Ater
Dies Ater
Odium's Spring

2007 - Twilight-Vertrieb
  
Krolok
Krolok
Flying Above Ancient Ruins

2017 - Hexencave Productions
  
Cultes Des Ghoules
Cultes Des Ghoules
Spectres Over Transylvania (EP)

2011 - Under The Sign Of Garazel Productions
  
Ofermod
Ofermod
Pentagrammaton

2020 - Shadow Records
  

Dread Sovereign
Alchemical Warfaire
Lire la chronique
Carnifex
Pathological Rites (Compil.)
Lire la chronique
Aria
Generator of Evil
Lire la chronique
Ruttokosmos
Kärsimys (Compil.)
Lire la chronique
Disrupted
Pure Death
Lire la chronique
Vanden Plas
The God Thing
Lire la chronique
Asphyx
Necroceros
Lire la chronique
Cold Earth
Your Misery, My Triumph
Lire la chronique
Dieu De La Haine
Lire l'interview
Cult Graves
Strange Customs (EP)
Lire la chronique
Saille
V
Lire la chronique
Carbonized
For The Security
Lire la chronique
La Voûte présente : la Série Dungeon Synth (Avec Maxime) - #1 Introduction générale
Lire le podcast
Nightfall
At Night We Prey
Lire la chronique
Abominated
Decomposed (Démo)
Lire la chronique
Floorpunch
Twin Killing (Compil.)
Lire la chronique
Liquid Tension Experiment
Liquid Tension Experiment 2
Lire la chronique
Necrectomy
Interrupted Slumber (EP)
Lire la chronique
Necronomicon
The Final Chapter
Lire la chronique
Suffering Hour
The Cyclic Reckoning
Lire la chronique
Spectres & Teeth
No Magick Spawns! (EP)
Lire la chronique
Kankar
Dunkle Millennia
Lire la chronique
Fange
Pantocrator
Lire la chronique
Aria
Night Is Shorter Than Day
Lire la chronique
King Diamond
Fatal Portrait
Lire la chronique
Worst Doubt
Extinction
Lire la chronique
Grima
Rotten Garden
Lire la chronique
Alice In Chains
MTV Unplugged (Live)
Lire la chronique
Decaying Purity
Mass Extinction of the Prov...
Lire la chronique
Cystic
Incineration Rites (EP)
Lire la chronique