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Darkness Unbound - European Crusade Part I

Live report

Darkness Unbound - European Crusade Part I Demonical + Daemonicus + Groteskh + Purge
Le 09 Octobre 2013 à Paris, France (Le Klub)
Difficile de faire plus chargé en matière de concerts que ce mois d’octobre 2013. Après l’excellente soirée proposée par Garmonbozia vendredi dernier, réunissant Necros Christos, Grave Miasma et Aluk Todolo, voilà que Wolves Of The Underground (association lilloise exerçant à Paris depuis peu) proposait à son tour une affiche faisant honneur au Death Metal underground. C’est au Klub que le rendez-vous était pris pour une soirée entre la France, l'Autriche et la Suède.

Ce sont les parisiens de PURGE qui auront pour mission d’ouvrir les hostilités dans la salle du bas. Annoncé à 20h00, le groupe monte en scène (et oui, il y a désormais une petite scène au Klub) sans perdre une minute. Déjà convaincu par leur prestation lors de la date parisienne en compagnie d’Incantation, j’avais hâte de plonger à nouveau dans le set. Si PURGE n’a rien d’original en soit, le groupe se montre toutefois d’une efficacité à toute épreuve. Son Death Metal se veut puissant et sans concession rappelant effectivement le meilleur de la scène US à commencer par Morbid Angel et Incantation. Mais si les influences semblent évidentes, cela n’empêche pas PURGE de proposer une musique un tant soit peu originale, notamment grâce à ce double chant assuré par Hugo et Raph. Un growl profond et caverneux pour le premier, un mélange de cris et de growls pour le second dans une atmosphère bien haineuse. La basse frétille et donne pas mal d’énergie à l’ensemble, Blastum porte définitivement bien son nom alors que d’une manière générale, les riffs se montrent particulièrement efficace. Pour couronner le tout, le son est même plutôt bon malgré quelques petits accrochages en fin de parcours avec la guitare et la basse. PURGE nous a offert ici quarante cinq minutes d’un excellent Death Metal qui me rappelle qu’il va falloir un jour ou l’autre que je me penche sur leur album

On reste en bas avec les Autrichiens de GROTESKH. Pas de Death Metal ici mais un Black Metal glacial souvent convaincant mais parfois aussi à côté de la plaque. Bon, je ne sais pas pourquoi certains groupes se plaisent encore à le faire mais associer le corpse paint (pour adolescent) au costard n’est jamais une très bonne idée. Un beau costard Dior ou Givenchy avec un corpse paint digne de ce nom, je ne dis pas mais là, non merci. Pour le reste, GROTESKH, s’il n’a pas inventé l’eau chaude, s’est montré malgré tout suffisamment efficace pour me faire passer un bon petit moment. Comme je le disais tout à l’heure, la salle du bas jouie désormais d’une petite scène. Difficile toutefois de caller cinq grands gaillards en tenant compte des reliefs du plafond. De fait, le chanteur ne sera pas sans se servir de la salle, légèrement désertée depuis le set de Purge, pour prendre un peu d’espace. D’un point de vue strictement musical, nous sommes ici face à un combo pratiquant un Black Metal relativement classique rappelant dans le meilleur des cas Craft ou Gorgoroth. Certains riffs étaient particulièrement biens sentis même si la musique du groupe autrichien se trouve parfois plombée par des idées plus poussives notamment lorsqu’il s’essaie à des choses plus mélodiques (le dernier titre étant à ce sujet très moyen). Dommage car lorsque GROTESKH se décide à jouer vite et fort, l’ambiance se fait tout de suite beaucoup plus glaciale et convaincante. Sympathique découverte malgré tout.

Etonné de ne pas voir de merchandising ni dans la salle, ni ailleurs, je décide de profiter du quart d’heure de pause qui nous est accordé pour aller arpenter le Klub que je ne connais finalement pas très bien. Bien m’en a pris car finalement le reste de la soirée aura lieu dans la salle située au premier sous-sol, soit au dessus de nos têtes. Excusez mon ignorance mais je n’avais encore jamais mis les pieds dans cette première salle que je découvre donc ce soir pour la première fois. A priori elle ne me paraît pas beaucoup plus grande ni mieux agencée que celle du bas. Ceci étant, j’imagine quelle doit présenter quelques avantages sinon nous serions tous restés tranquillement en bas. Bref, ce sont les Suédois de DAEMONICUS qui prennent cette fois-ci le relai. Adepte d’un Death Metal bien de chez eux, on ne peut pas dire que le groupe soit parmi les meilleurs éléments que la Suède ait compté en la matière. Officiant loin derrière en seconde zone, DAEMONICUS s’est fendu en 2012 d’un deuxième album (Deadwork) plutôt convaincant mais destiné uniquement aux amateurs du genre. Même constat pour la prestation de ce soir avec notamment un chanteur sympathique mais qui manque cruellement de charisme pour espérer convaincre n'importe quel public. Derrière lui, les autres musiciens ne s’en sortent pas trop mal mais le caractère relativement générique de l’ensemble et notamment des riffs n’aide pas à tomber totalement sous le charme de DAEMONICUS. Pour le reste, le son de la MH sait faire des miracles et dès que buzzent les guitares, les têtes se mettent gentiment à dodeliner. Ce son façon tronçonneuse à largement fait ses preuves et continue ce soir de le prouver. Le groupe enchaine ainsi les titres avec passion et énergie. Le public se montre relativement réceptif et moi j’apprécie le set des Suédois même si je sais qu’en la matière il est facile de trouver mieux que DAEMONICUS.

On reste en Suède pour terminer la soirée avec DEMONICAL dont le line-up a récemment été remanié (exit Johan Jansson et Fredrik Widigs). Evoluant pourtant dans le même registre que DAEMONICUS, la différence de prestance entre les deux groupes est plutôt flagrante. Là ou le premier se montrait sympathique mais pas transcendant, DEMONICAL réussit à embraser le Klub en l’espace de quelques secondes. Mené tambour battant, le set des Suédois ne souffre d’aucun temps mort, enchainant les titres les uns après les autres. Tchouka tchouka endiablé, riffs tronçonneuse, basse bien ronde, voix grave et puissante de Sverker Widgren... Bref ça joue et le public ne s’y trompe pas. La température commence petit à petit à grimper alors que le pit s’échauffe et que l’on voit apparaître les premières tentatives de slam à travers la salle. Les neuf premiers titres passent ainsi à une vitesse folle. Le groupe annonce sa sortie et quitte la scène l’espace de quelques secondes avant de revenir pour entamer son rappel de quatre titres. Même punition, à savoir un Death Metal old school à la sauce Suédoise sans finesse mais avec énormément de groove et ces fameux riffs parpaing comme je les aimes. Parfait.

Il est minuit moins le quart et malgré l’heure avancée pour un concert en pleine semaine, la salle n’a pas désemplit. Même s’il ne s’agissait pas là de grosses têtes d’affiches, le public a semble t’il passé une excellente soirée et a surtout répondu présent à l’invitation lancée par Wolves Of The Underground. On espère dès lors qu’il y aura d’autres affiches de la sorte à Paris dans un futur proche car celles-ci ont malheureusement tendance à manquer (même si en ce moment, les quelques concerts passés et à venir viennent contredire cet état de fait).

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